Qui sommes nous?

Une équipe de critiques rend compte,  jour après jour, des spectacles: théâtre, danse, arts de la rue, cirque, magie, performances, qu’ils voient en  région parisienne et en  province mais aussi à l’étranger.

Julien Barsan, conseiller dans une entreprise culturelle, est aussi critique dramatique.

Sébastien Bazou, ancien élève de l’Ecole des Beaux-Arts de Dijon, s’est spécialisé dans l’installation multi-médias puis a cofondé l’association Artefake dont le magazine publie des articles sur l’histoire de la magie; il en est devenu un spécialiste.

Jean Couturier est critique dramatique et assistant du rédacteur en chef.

Mireille Davidovici, dramaturge, traductrice et conseillère artistique. A dirigé quinze ans l’association Aneth consacrée aux auteurs contemporains. Assistante du rédacteur en chef.

Christine Friedel, critique dramatique, est aussi conseillère artistique.

Véronique Hotte est critique dramatique et enseignante.

Elisabeth Naud, docteur en esthétique théâtrale, enseigne à l’Université Paris VIII, et est conseillère artistique.

Béatrice Picon-Vallin, directrice de recherches au C.N.R.S., auteur d’ouvrages sur le  théâtre russe, la mise en scène, et les rapports entre le théâtre et les autres arts. Elle dirige les collections : Mettre en scène  à Actes Sud-Papiers, Arts du spectacle aux éditions du C.N.R.S. et Th. XX à L’Age d’Homme).

Edith Rappoport, critique de spectacle et spécialiste du théâtre de rue, été directrice des théâtres de Choisy-le-Roi et Malakoff, puis conseillère pour le théâtre à la D.R.A.C. Ile-de-France.

Stéphanie Ruffier est critique dramatique et enseignante.

Philippe du Vignal, rédacteur en chef du Théâtre du Blog, a longtemps dirigé l’Ecole du Théâtre national de Chaillot où il enseignait aussi l’histoire du spectacle contemporain. Il a été responsable de la rubrique:Théâtre, aux Chroniques de l’Art Vivant puis à Art press. Il a, entre autres, été critique dramatique aux Nuits magnétiques d’Alain Veinstein à France-Culture, et au quotidien La Croix.
Il a aussi été professeur à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, département scénographie.

Correspondants: Gérard Conio, professeur émérite de l’Université de Nancy et spécialiste de la civilisation russe et des pays de l’Est.
Nektarios G. Konstantinidis, traducteur et critique de théâtre, est enseignant au Département de langue et de littérature française à l’Université d’Athènes. Spécialisé en théâtre francophone contemporain en Grèce.
Alvina Ruprecht,
du département Théâtre à l’Université d’Ottawa, spécialiste du spectacle canadien anglo et francophone  mais aussi caraïbéen.

Articles récents

Qui suis-je ?, d’après le roman de Thomas Gornet, mise en scène de Yann Dacosta

Qui suis-je ?, d’après le roman de Thomas Gornet, mise en scène de Yann Dacosta (à partir de douze ans)

 

Crédit photo : Arnaud Berthereau – Agence Mona

Crédit photo : Arnaud Berthereau – Agence Mona

Grégoire Faucheux  a conçu un espace scénique éblouissant de clarté  qui invite le public à pénétrer du regard l’espace de jeu: une surface blanche de papier glacé, avec sols et murs lisses ; il y a seulement des bancs adossés au châssis du lointain  qui fait aussi office d’écran de projection, avec des images de cour de récréation d’un collège, une salle de classe, des vestiaires de sport, l’intérieur d’un bus, mais aussi la chambre personnelle du protagoniste esseulé dans l’appartement parental…

 Sur l’écran frontal est aussi projetée dans un esprit facétieux d’album pour enfants, une bande dessinée cocasse réalisée par Hugues Barthe. Avec des personnages dessinés au crayon comme les parents du garçon Vincent, son frère Thibault, etc.  qui se mêlent aux acteurs sur le plateau. Comme s’il s’agissait d’une fiction réinventée, d’ une composition savante élaborée.

 Les spectateurs mais aussi les adolescents de tous les collèges du monde, sont comme invités à la démonstration tranquille d’un théorème scientifique : les données sont là, le personnage principal et ses amis, les bons et les méchants, la principale du collège, plus extérieure, le nouvel élève, et l’histoire se met en route avec  des hypothèses posées  pour résoudre un problème.

La mise en scène de Yann Dacosta est précise et poétique. Vincent (Côme Thieulin) est à la fois le personnage et le narrateur d’un parcours intime. Avec calme, retenue et pudeur, il expose au public les tenants et aboutissants de sa propre expérience juvénile, griffée de confusion et d’étrangeté. Un mal-être ressenti dans les vestiaires du collège : le professeur d’éducation physique et sportive le rabroue quand il a des difficultés à  monter à la corde ou des camarades se moquent de lui, de façon insistante. Et ses vrais amis, loin de le harceler, lui font tout de même des remarques difficiles à saisir.

 Vincent, tourné pourtant sur lui-même et sur ses rêves, ne se doute de pas de son orientation sexuelle et ne s’est pas encore posé de  question : «Je me suis toujours demandé ce que les gens entendent par «crise d’adolescence « . Je me demande si, chez moi, elle ne se traduit pas comme ça : une endive incapable de supporter son reflet… »

 Les notes du bon élève Vincent chutent au cours de l’année, et correspondant à l’arrivée d’un nouvel élève dans la classe dont il pressent l’influence : «Je repense à Myriam, à Aziz et ses pieds qui puent, Aux cours de montée à la corde. A la première fois où j’ai vu Cédric. Je regarde ses cheveux noirs. Ses yeux noirs. Son jean. L’élastique de son caleçon qui en dépasse. La grosse boule angoissante monte en moi. OK Je crois que j’ai compris. Ça va pas être facile. » Comment parler «librement» de l’homosexualité, quand on est adolescent, voire adulte ? Rien n’est plus difficile, même si on aborde le sujet avec une fière assurance. Le récit intime de Qui suis-je ? pose avec tact la naissance du désir amoureux, et cette confrontation avec soi perçue à travers l’aiguillon de la différence.

 Un spectacle au thème « sérieux », mais enchanteur et malicieux, et  à connotation enfantine. Et autour de Côme Thieulin, Théo Costa-Marini qui joue les affreux et les gentils, et Manon Thorel qui incarne avec allant, la bonne copine, la principale, etc. font de cette pièce, un joli moment de théâtre pédagogique, et foncièrement humaniste.

Véronique Hotte

11. Gilgamesh Belleville, 11 boulevard Raspail, Avignon, du 6 au 27 juillet, relâche le 18 juillet, à 14h 40. Tél : 04 90 89 82 63

Le roman est paru aux éditions du Rouergue.

 


Kitchen Blues, rhapsodie électro-ménagère de Jean-Pierre Siméon, mise en scène de Clémence Longy

Kitchen Blues, rhapsodie électro-ménagère de Jean-Pierre Siméon, mise en scène de Clémence Longy

7_2 Un défi, un exercice :  à la manière de Samuel Beckett qui écrivait aussi directement en français,  l’auteur a écrit en anglais, un monologue inspiré de Yeats, Synge et  Beckett.Et à partir de ce matériau initial,  il a composé pour Clara Simpson, d’origine irlandaise, un ensemble kaléidoscopique de sept « minilogues » en vers libres où sept personnages féminins prennent la parole.

Et l’auteur propose une version française de cette composition polyphonique dans un jeu d’aller-et retour efficace. Avec de drôles de dames pour de drôles de drames…

Dans ces courtes comédies mi-figue mi-raisin, s’imposent en effet des femmes aussi énigmatiques, que malicieuses, un rien inquiétantes qui n’hésitent pas à jouer avec l’homme auquel elles s’adressent : le mâle, l’époux, l’employeur, le prêtre, le juge… Comme elles le feraient avec elles-mêmes : «Je ne suis pas un reflet dans la vitre. »

Toutes s’apprêtent à quitter l’usurpateur ou le dominateur silencieux :  un adversaire  sans aucune argumentation ni défense circonstanciées. Soumises à un fantôme, elles se voient confinées dans une cuisine attenante à un salon avec un fauteuil. Mais ces femmes au foyer, dans leur solitude quotidienne, se rebellent, et ont une capacité inattendue d’échapper à cette réclusion symbolique. Elles s’inventent alors en dames, à la fois merveilleuses et inquiétantes, fées ou sorcières, et assument ainsi leur émancipation morale.

Jean-Pierre Siméon parle d’«une fenêtre ouverte sur un instant volé de la vie de cette femme»,  à l’imagination prolixe et qui possède une conscience politique. Avec une malice et un humour pétillants, Clara Simpson s’amuse de ses multiples transformations à vue. Assez pincée, assise dans son fauteuil, elle porte un tailleur en tweed «very british», et un chapeau loufoque avec un oiseau, puis va, peu à peu, s’en dégager. Libre alors de ses mouvements, elle détache ses cheveux, et met un autre costume plus souple : « J’adore mon mari, j’y suis habituée, à mon avis, l’habitude est le bon chemin pour l’amour. »

Ici,  l’espace privé relève du polar, avec grondements d’orage, pluie intense et éléments de fantastique comme ce micro-ondes qui s’allume ou ces lumières qui fusent ou s’éteignent tout à coup, grincements de portes, perceptions sonores aléatoires: «Tout dépend de l’humeur, et j’étais d’humeur pluvieuse, inexplicablement. »  L’actrice fait feu de tout bois, de la gravité au burlesque selon les situations, avec une tendresse infinie, une belle humilité et un goût évident du jeu.  Dans un entre-deux presque clownesque, elle nous emmène de la réalité à la fiction, et du pragmatisme, au rêve. Clémence Longy a saisi toute la poésie de l’enjeu théâtral et elle réussit à mettre à distance les ratés d’une vie pour mieux nous en faire rire librement.

 Véronique Hotte

Le Train bleu, 40, rue Paul Saïn, Avignon, jusqu’au 28 juillet  à 10 h, les jours pairs. T. : 04 90 82 39 06.

 


La véritable Histoire du cheval de Troie, adaptation et mise en scène et adaptation de Claude Brozzoni

Festival d’Avignon:

La véritable Histoire du cheval de Troie, adaptation de L’Iliade d’Homère et L’Enéide de Virgile et mise en scène de Claude Brozzoni

C’est le trentième spectacle de la compagnie Brozzoni créée en 1989. On se souvient, entre autres, d’Eléments moins performants, et de Médée Kali. Ici, Enée et son ami Tchavalo, une valise à leurs pieds, (Guillaume Edé, comédien-chanteur et Claude Gomez, accordéoniste) sont à la recherche d’une terre accueillante où poser leurs bagages après leur fuite de Troie qui a été détruite. Leurs compagnons, dont le plus grand nombre a échappé de justesse à la mort, sont effrayés par les rivages de la Méditerranée où  ils voient des Grecs partout.

C’est dit, le metteur en scène, ce qu’on appelle une petite forme, celle d’un conte, où à travers le mouvement, le jeu, la voix et la musique, un moment où le verbe se fait chair, souffle et voix.  Cette histoire raconte comment à la fête des dieux, où la déesse Eris ne fut pas invitée et où on donna la fameuse Pomme d’or à Vénus, ce qui provoquera l’enlèvement de la belle Hélène par Pâris. Après avoir vainement assiégé Troie pendant dix ans, les Grecs eurent l’idée de construire un cheval géant en bois où se cacha Ulysse et des soldats. Malgré les avertissements de Cassandre, le cheval est tiré dans l’enceinte de la cité et les Troyens font alors une grande fête. La nuit, bien imbibés de vin, ils  se sont endormis, et les Grecs sortirent du cheval et ouvrirent alors les portes de la ville pour  permettre à l’armée de  massacrer, tous les hommes  et d’emmener en esclavage toutes les femmes. Et les enfants mâle furent eux aussi tués pour éviter une éventuelle vengeance.

 Troie sera détruite et ce fut la fuite sur les mers.« Enfuie-toi Enée, c’est l’heure inéluctable, il n’y plus de Troyens! (…) Permettez-nous de tirer nos vaisseaux sur le sable. Nous sommes paisibles ! »

Un chant, suivi d’un long silence de deuil partagé par le public, met fin au spectacle. A une époque où les migrants sont chassés sans pitié d’une frontière à l’autre, on peut méditer sur cette Véritable Histoire du cheval de Troie «Il me semble important, dit Claude Brozzoni, que les personnages sur la scène aient une belle langue.» Et ici, vous l’aurez compris, cela ne nuit pas au message….

Edith Rappoport

La Manufacture, rue des Ecoles, Avignon, jusqu’au 26 juillet, à 13 h 25, relâche le 19 juillet. T. : 04 90 85 12 71

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On prend le ciel et on le coud avec la terre , autour de l’œuvre de Christian Bobin, conception et mise en scène de Yan Allegret

 

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On prend le ciel et on le coud avec la terre , autour de l’œuvre de Christian Bobin, conception et mise en scène de Yan Allegret

351976A3-1046-49CF-9655-FCB338614427« J’ai choisi d’aborder l’écriture de Christian Bobin, de façon panoramique, en puisant dans une dizaine de livres différents», écrit Yan Allegret.   Avec le musicien Yann Féry, il butine avec gourmandise dans la prose simple, limpide mais toute en sagesse de l’écrivain, avec des extraits de La Part manquante, Mozart de la pluie ou L’homme joie , et Lettre oubliée entre deux pages

On pénètre avec lui dans la « chambre d’écriture » de l’auteur et l’on partage, de séquence en séquence, son regard aigu sur le monde et les gens. Une jeune mère à l’enfant, rencontrée à la gare de Lyon-Part- Dieu devient une icône de la solitude des femmes, « elle se donne en pâture à son petit », avec son pendant, celle des hommes : « Les enfants naissent de femmes, les femmes naissent des femmes. (…) Il reste aux hommes le travail (..) les guerres ».  
Plus loin, il est question de clefs d’or mais «Il n’y a pas de porte ou bien, elle est ouverte depuis longtemps… ». Et souvent de la «sagesse éblouie de l’enfance ». Lui-même auteur, le comédien et metteur en scène nous amène vers une plus grande intimité avec Christian Bobin, jusqu’à la source de son écriture : «Depuis l’enfance,  je suis en pourparlers avec moi-même. Pour continuer à me parler, j’ai commencé d’écrire ».  
Un bouquet de mariée orne la chapelle du Théâtre des halles :  les âges de la vie défilent, de l’enfance à la mort, sous la plume de Christian Bobin,  habitée avec ferveur par Yan Allegret. Même s’il a parfois du mal à trouver sa place dans la salle et sur le plateau exigus, Yann Féry l’accompagne de susurrements, de bruits discrets  ou de quelques accords de guitare : un univers sonore apaisé…

Ce spectacle de cinquante minutes offre une entrée dans une œuvre qui,  depuis Lettre pourpre (1977) jusqu’à Ressusciter (2001) et Noireclaire (2015) trace une route singulière dans le paysage littéraire français.

Mireille Davidovici

Jusqu’au 29 juillet à 22 heures 30, Théâtre des Halles, rue du Roi René, Avignon. T. 04 90 85 02 38.

La plupart des livres de Christian Bobin sont publiés aux éditions Gallimard.


Summerless, texte et mise en scène d’Amir Reza Koohestani, (en persan, surtitré en français)

© Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon

© Christophe Raynaud de Lage / Festival d’Avignon

Festival d’Avignon

Summerless, texte et mise en scène d’Amir Reza Koohestani, (en persan surtitré en français)

Après Timeloss, au Théâtre de la Bastille à Paris en 2014, que nous avions beaucoup apprécié, et  Hearing, moins convaincant (voir Le Théâtre du Blog), cette création du metteur en scène iranien situe l’action comme dans son précédent spectacle, dans une école mais cette fois une école primaire privée.

 Un tourniquet trône au milieu de la cour. Sur les murs, des dessins colorés d’enfants défilent… Un artiste peintre également professeur de dessin, recouvre d’une vaste fresque, les slogans célébrant les martyrs de la dernière guerre. Il a été engagé par sa femme, la surveillante  générale, qu’il vient de quitter pour d’obscures raisons .

Une mère d’élève vient chaque jour chercher Tobi, sa fillette de sept ans, à la sortie des cours et se comporte en inquisitrice. Un chassé-croisé s’instaure entre les trois personnages : crise de couple, reproches voilés de la mère sur un enseignement coûteux mais médiocre. Insidieusement, on questionne la présence de l’homme dans cette école de filles. Et il apparaît que la petite Tobi s’est entichée de son professeur de dessin, jusqu’à  fuguer pour le retrouver. On apprend aussi que la femme du peintre est enceinte, et que l’école, située dans une zone commerciale, va être vendue…

 Au fil des mois, de la rentrée de septembre au printemps, les dessous de cette étrange  histoire se dévoilent à l’instar de cette fresque dont le peintre n’arrive pas à couvrir les inscriptions sous-jacentes. L’action scénique est relayée par les images des personnages filmés en direct, qui viennent se superposer à la  peinture qui se délite.

Pour finir, l’image de la fillette apparaît sur l’écran, et elle vient dialoguer avec le couple d’enseignants, sa voix transitant par le corps de sa mère… Regard d’une enfant, sur ce monde d’adulte…

 Le titre : Summerless (Privé d’été) renvoie à l’obligation des écoles de rester ouvertes pendant les vacances estivales pour récolter des fonds et permettre aux maîtres d’arrondir leurs faibles revenus. L’auteur vise aussi le désengagement de l’Etat vis-à-vis du système scolaire, alors que la Constitution proclame la gratuité de l’enseignement. Mais Amir Reza Koohestani ne parle jamais politique dans son travail. Il préfère emprunter la voix métaphorique chère à la poésie persane, et aborder les questions de société par l’intime. Ici, l’échec du système va de pair avec les fiascos individuels et le pourrissement des relations. Il n’y a pas de traitement psychologique des personnages, des types sociaux pris dans l’engrenage d’une intrigue qui leur échappe. D’où une certaine dureté dans le jeu de Mona Ahmadi, Saeid Changizian et Leyli Rashidi.

Amir Reza Koohestani a créé le Mehr Theatre Group à Téhéran et, de création en création, il a su imposer son style, rompant avec le naturalisme de la tradition théâtrale iranienne. Dans Summerless, déroutant et parfois un peu bavard, il ose aborder avec tact des questions délicates, mais il faudrait sans doute pouvoir mieux lire entre les lignes pour en apprécier les subtilités…

 Mireille Davidovici

Spectacle vu le 14 juillet à la Chartreuse de Villeneuve-Lès-Avignon ( Gard).

Du 30 juillet au 14 août, Iranshahr Theatre, Téhéran (Iran). Du 6 au 8 septembre, La Bâtie, Festival de Genève (Suisse). Les  26 et 27 septembre, Künstlerhaus Mousonturm, Francfort (Allemagne). Du 22 au 24 novembre, Théâtre national de Bretagne, Rennes ; les 28 et 29 novembre, de Singel, Anvers (Belgique). Les  11 et 12 janvier, Festival Les Vagamondes, Thann. Les 16 et 17 janvier, Kaserne, Bâle (Suisse)  et les 19 et 20 janvier, Théâtre populaire romand, La Chaux-de-Fonds (Suisse).

 

 


Pas Pleurer de Lydie Salvayre, adaptation et mise en scène de Denis Laujol

Pas Pleurer de Lydie Salvayre, adaptation et mise en scène de Denis Laujol

8B3B0F07-85D1-44E8-8C84-AFB46093332E  C’est l’histoire de la mère de l’auteure, Montserrat  (Montse), plongée  à quinze ans dans la guerre civile espagnole, à l’été 1936. Nonagénaire à présent, victime de troubles de mémoire, elle a oublié sa vie, sauf cette courte période où un vent de liberté a soufflé sur elle. Elle a vécu une aventure collective politique avec  l’invention de la révolution sociale et autogestionnaire, faite par des anarcho-syndicalistes engagés, issus des villes et des campagnes. Ils brandissaient le drapeau d’une Espagne en rouge et noir, mouvement dont se réclame le frère aîné de Montse et ses amis, la plupart travailleurs agricoles.

 Le spectacle s’articule à partir de deux voix entrelacées, deux conscience parallèles.  Celle révoltée, de Georges Bernanos, témoin direct de cette guerre civile; il dénonce la terreur exercée par les Nationaux, avec la bénédiction de l’Eglise, contre les « mauvais pauvres». Son pamphlet Les Grands Cimetières sous la lune (1938) heurtera même son propre camp, la droite catholique française et européenne. Sur l’île de Majorque, il a assisté, horrifié, aux massacres de paysans républicains par les Franquistes dont la violence répressive est notoire. La voix off suggestive d’Alexandre Trocki prend en charge la parole mélancolique de Georges Bernanos et sur le mur au lointain, s’animent en fondus-enchaînés les images-vidéo de Lionel Ravira, un film de tableaux conçus par Olivier Wiame, lui-même inspiré par les maîtres de la peinture catalane, Tàpies et Miro, pour s’en éloigner ensuite.

Il y a aussi la voix et le corps de Montse, interprétée par l’enthousiaste et malicieuse Marie-Aurore d’Awans, prix 2017 de la Critique du meilleur espoir féminin pour Pas pleurer, au Théâtre de Poche de Bruxelles. Dans une langue savoureuse et expressive, le fragnol, mélange de français et d’espagnol parlé par la mère de l’auteure, réfugiée en France depuis des années.

 La comédienne, catalane d’origine, parle le français, l’espagnol et le catalan. Energie, fougue, humour et idéalisme, elle est cette jeune paysanne, silencieuse qui prend de l’assurance, et qui finira par rejoindre Barcelone et son rêve politique. Elle quitte donc sa campagne pour cette ville révolutionnaire, et est toute étonnée quand elle voit des femmes qui ne sont pas prostituées, vêtues d’un pantalon et fumant dans la rue…

 L’actrice joue la fille mais aussi sa mère, à qui elle offre des anisettes, laquelle est heureuse de narrer les éblouissements de sa vie : «J’écoute ma mère et je me demande… Ses rêves se sont-ils dissous (sont-ils tombés au fond d’elle-même comme ces particules qui se déposent au fond d’un verre ?) Ou bien un feu-follet brûle-t-il encore au fond de son vieux cœur, comme il me plaît infiniment de le croire ? Les braises encore tièdes de ce mois d’août 36 où l’argent fut brûlé comme on brûle l’ordure… »

 Rêve d’une société égalitaire où l’argent-roi est déchu, comme un tyran abusif. La foi en un monde meilleur déclenche une énergie vitale chez la mère. La comédienne, reprend avec rage et talent les leitmotivs de Malena Sardi, à la guitare et à l’archet.

Un beau spectacle théâtral et musical où l’artiste déclame,  d’un personnage à l’autre,  et des années de la Guerre d’Espagne aux nôtres, strictement contemporaines, le récit d’un cycle qui laisse se dessiner des lendemains qui chantent…

 Véronique Hotte

 Théâtre des Doms, 1 bis rue des Escaliers Sainte-Anne, Avignon, jusqu’au 26 juillet, à 14h30. T. : 04 90 14 07 99

 Le texte est édité aux éditions du Seuil/Points. 


Love and Money de Dennis Kelly, mise en scène de Myriam Muller

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Love and Money  de Dennis Kelly, mise en scène de Myriam Muller

C’est l’histoire de David qui vit à Londres et qui envoie régulièrement des mails à Sandrine, une jeune Française qu’il a rencontré à un congrès et avec laquelle il a passé une nuit.  Il lui avoue qu’avant, dans une autre vie,  il a été professeur de lettres et qu’il était marié avec Jess qu’il aimait d’un grand amour. Mais saisie d’une envie permanente de consommation elle achetait ce qui lui faisait plaisir et cumulait les dettes. Pour les rembourser, David avait trouvé un autre travail mieux rémunéré. Hélas, les choses ne vont pas se passer comme prévu. «Tu vas souffrir pour gagner de l’argent» lui dit Val, une ex-amie de David, directrice d’une boîte de télécoms. L’une des femmes de cette galerie de personnages actuels que veut nous montrer Dennys Kelly. Pas très attachants, comme indifférents, on l’aura deviné, et incapables de la moindre empathie envers leurs collègues de travail.

Dennis Kelly montre avec une rare causticité, comment un couple en crise va partir en vrille dans une société où l’argent prime et où les femmes comme les hommes ont perdu tout repère. Le fric et l’amour : une association des plus bancales et qui en  a broyé plus d’un. Et Jess finira par se suicider. On peut penser à cette critique virulente de la société suédoise à laquelle se livrait Stieg Larsson dans son fameux Millenium quand l’argent n’est plus un moyen d’échange commercial mais devient l’élément-clé d’un système complexe de marchés boursiers planétaires. Avec une énergie considérable dépensée pour accumuler des richesses et vivre aux dépens de ceux qui n’ont pas les compétences pour arriver à le faire mais aussi de la planète (maisons luxueuses, vacances à Hawaï par avion, etc). Tout le monde essaye de s’en sortir au moins mal mais les pauvres (les modestes comme on dit), les émigrés aux petits salaires, ou les gens aux retraites minables sont écrasés d’avance.

Reste dans les quartiers, le recours à la vente de dope et à la prostitution : aucune économie positive, aucune morale  dans ce monde néo-libéral d’une violence inouïe sous des apparences bcbg. Dennys Kelly est un auteur britannique maintenant bien connu et joué en France mais Love and money, (voir Le Théâtre du Blog) malgré un dialogue de qualité, n’a sans doute pas la même force qu’Orphelins, ou Oussama, ce héros. Cette histoire de ce jeune couple commence plutôt bien mais on a  souvent l‘impression qu’elle part ensuite un peu dans tous les sens. Etait-ce la faute à l’absence de clim qui pénalisait acteurs et spectateurs mais le texte nous a paru avoir de sacrées longueurs… Malgré quelques scènes, dont une formidable, toute en violence feutrée où, dans une boîte de nuit, Duncan, un homme glauque, plus très jeune, et aussi cynique que convaincant, va vanter à la très jeune Derbie, tous les avantages qu’elle en tirerait, s’il s’occupait de lui faire faire la pute par Internet. Dennys Kelly a toujours été un excellent dramaturge quand il décrit des situations où les protagonistes semblent pris dans un filet.

La scénographie assez maladroite- un étroit et long praticable qui coupe le plateau en deux- ne rend pas service à la mise en scène de Myriam Muller, par ailleurs d’une grande précision. Heureusement, elle sait  diriger au mieux ses acteurs et Isabelle Bonillo, Delphine Sabat, Elsa Rauchs, Raoul Schlechter, Serge Wolf et Mathieu Moro sont tous très crédibles dans des rôles pas faciles. Et on entre facilement dans cet univers où hommes et femmes, sont impitoyables entre eux, dans une époque qui leur parait très dure, comme à tous ceux qui la vivent. Mais comme le disait Samuel Beckett: « Ne disons donc pas de mal de notre époque, elle n’est pas plus malheureuse que les précédentes. N’en disons pas de bien non plus. N’en parlons pas.  Il est vrai que la population a augmenté. »

En tout cas, une bonne occasion de découvrir un auteur, une très bonne troupe luxembourgeoise et une metteuse en scène. Que demande le peuple ? Rien d’autre, sinon un peu de bien-être pour voir un spectacle… Rassurez-vous, depuis, la climatisation a été réparée et, nous a-t-on répété, la Commission de sécurité a donné son feu vert quant à l’équipement de cette salle  qui a sans doute été revu et corrigé, ce qui n’était pas un luxe…

Philippe du Vignal

 11-Gilgamesh Belleville, 11 boulevard Raspail, Avignon, jusqu’au 27 juillet, à 12h 55.`

Le texte est paru à L’Arche Éditeur.


Ca va, ça va le Monde lectures organisées par R.F.I. : La Poupée barbue d’Edouard Elvis Bvouma mise en voix d’Armel Roussel

 

Festival d’Avignon:

Ca va, ça va le Monde , lectures organisées par R.F.I. 

Le festival, depuis plusieurs années, invite Radio France Internationale à présenter des auteurs de la Francophonie du Sud, au Jardin de Mons. Avec des lectures enregistrées en public et ensuite diffusées pendant l’été. Parmi les textes proposés à un public de plus en plus nombreux, celui du lauréat du prix Rfi  2017, le Camerounais Edouard Elvis Bvouma, avec La Poupée barbue.

Quant au prix R.F.I. 2018, il sera révélé en septembre, aux Francophonies de Limoges. Le jury, présidé par la comédienne et militante Firmine Richard,  devra choisir entre : Trans-maître de Mawusi Agbedjidji (Togo) ; Avilir les ténèbres de Jean d’Amérique  (Haïti), Leurs excellences, les femmes! d’Olfa Bouassida (Tunisie) ; Le Large de Jocelyn Danga (République Démocatique du Congo) ; La Chose de l’autre de Van Olsen Dombo (Cameroun) ; Les Inamovibles de Sedjro Giovanni Houansou (Bénin) ; L’Assassin passe au Journal télévisé de 20 h de Russel Morley-Moussala (Congo) ; Morve vespérale de Jean Paul Pooh-Tooh (Bénin) ; De la fabrication de l’homme de Denis Sufo Tagne (Cameroun) ; L’Imam s’évanouit d’Assitan Traoré (Mali) ; Et caetera de Kouam Tawa (Cameroun) et Jamais d’eux sans proie de Soulay Thiâ’nguel  (Guinée).

 Pour la plupart de ces auteurs, le théâtre est un sport de combat, et ils mènent chaque pièce à leur façon et à leur rythme. Ils élaborent leurs propres règles avec une liberté qui vivifie la vieille langue française… Comme Edouard Elvis Bvauma, qui nous avait déjà surpris avec A la guerre comme à la Gameboy, une pièce qui donnait la parole à un enfant-soldat surnommé Boy Killer (voir Le Théâtre du Blog)

Le lauréat du Prix Théâtre RFI 2017, Edouard Elvis Bvouma, auteur de « La Poupée barbue » et metteur en scène de théâtre. Siegfried Forster / RFI

Le lauréat du Prix Théâtre RFI 2017, Edouard Elvis Bvouma, auteur de « La Poupée barbue » et metteur en scène de théâtre.
Siegfried Forster / RFI

 La Poupée barbue d’Edouard Elvis Bvouma, mise en voix d’Armel Roussel

Une petite fille rescapée d’une guerre fratricide s’adresse à Boy Killer, en réponse à son monologue. Ils se sont enfuis d’un camp de réfugiés. Devant le garçon muet, elle raconte à son tour sa cavale, le viol collectif, l’enfant dans son ventre, sa haine, la guerre et sa tendresse naissante pour Boy Killer. Lancé à bout portant, en cinq temps, dans une langue enfantine et faussement naïve, ce récit nous conduit au bord de l’enfer.
 
«Je me suis rendu compte que les filles souffrent encore plus que les autres, pendant ces guerres », dit Edouard Elvis Bvauma. Il s’est inspiré de nombreux témoignages et a écrit cette pièce pour Charlotte Ntamack. Il emprunte parfois au vocabulaire personnel de la comédienne et performeuse camerounaise qui restitue parfaitement le rythme du texte,  accompagnée avec subtilité par Wilfried Manzanza à la batterie. Un beau moment de théâtre qui augure bien des prochaines lectures.  A suivre…

 Mireille Davidovici

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La Poupée barbue avec Charlotte Ntamack et Wilfried Manzaza

Lecture  du 14 juillet au Jardin de la rue de Mons, Avignon

Prochaines lectures:

Dimanche 15 juillet : Les cinq fois où j’ai vu mon père de Guy Regis Junior (Haïti).
Lundi 16 juillet: Que ta volonté soit Kin de Sinzo Aanza (République démocratique du Congo).

Mardi 17 juillet : Retour de Kigali. Texte collectif coordonné et traduit par Dorcy Rugamba et Olivia Rosenthal (Rwanda-France).
Mercredi 18 juillet : Sœurs d’ange d’Afi W. Gbegbi (Togo).
Jeudi 19 juillet:  Le Bal de Ndinga de Tchicaya U Tam’si  : (la poésie et le théâtre de cet écrivain congolais,  disparu il y a trente ans, n’avaient pas été entendus à Avignon depuis 1976)

Ces lectures seront diffusées cet été sur RFI chaque dimanche, du 29 juillet au 10 septembre inclus, à 12 h 10.

Les textes d’A la guerre comme à la Gameboy et La Poupée barbue sont publiés aux éditions Lansman.

 

 


Hedda, texte et regard extérieur de Sigrid Carré-Lecoindre, mise en scène de Lena Paugam

Hedda, texte et regard extérieur de Sigrid Carré-Lecoindre, mise en scène de Lena Paugam

 

1E3FFAAE-B4C5-472B-9CD4-B92DD6B36810Un monologue librement inspiré de la vie d’Hedda Nussbaum, une Américaine de soixante-seize ans, célèbre il y a trentaine d’années, quand son mari l’accusa d’avoir tué Lisa Steinberg, leur petite fille adoptive. De nombreux personnes prirent sa défense et présentèrent Hedda comme une victime de violences physiques et psychologiques, exercées par son mari Joël Steinberg. Elle écrivit un livre Survivre au terrorisme intime. Avec la metteuse en scène et seule interprète Lena Paugam, elle s’est révoltée à l’annonce d’une récente loi russe dépénalisant les violences conjugales!

Juliette Azémar a conçu une pièce aux couleurs bleues et lunaires avec salle de bain attenante;  une jeune femme y fait le récit de la rencontre avec son futur époux, et l’interprète aussi à l’occasion. Un spectacle  imaginé et mis en scène par Lena Paugam autour de la violence domestique faite aux femmes et d’une animosité sourde, loin  du regard des autres. Chez la victime, domine un état d’irréalité, dû à un sentiment d’isolement et au secret où on la confine, et à la chape de plomb qui l’enserre.

Coup de foudre : les amoureux vivent d’abord une passion et un vrai bonheur, avant de connaître les premières pertes de vitesse du sentiment amoureux. Sans en comprendre les causes, elle a la hantise permanente de recevoir des coups. Mélancolie et  tristesse vont lui tenir lieu peu à peu d’univers personnel, et la jeune femme timide et enjouée va subir les brutalités de son mari. Dans une soirée entre amis, maladroite, elle renverse un verre et cela n’échappe pas à celui qui l’observe avec attention, décelant une fragilité qui convient très bien à ce prédateur…. Remarques insignifiantes et conseils vestimentaires : il veut dominer sa compagne, jusqu’à la réduire à néant mais va se retrouver face à un vide intérieur. Celui de l’enfer qui habite le bourreau et le rive à l’abîme sans fond où il a,  pour se venger, d’abord projeté l’autre.

Dans une lumière bleue nocturne, celle d’un enfermement intime, la protagoniste perd de sa superbe: le mal est enclenché, et son mari accomplira la tâche qu’il s’est assignée : la détruire! Sigrid Carré-Lecoindre, avec une écriture poétique, délicate et précise, nomme ce qu’on n’ose jamais évoquer : «Avec le temps, même la douleur s’estompe. Le corps insensibilise, métamorphose. Prend des contours/ Se métisse d’absence à lui-même. On s’habitue à tout… » Le corps de la jeune femme n’est plus qu’une douleur étouffée. Lena Paugam se lève, marche, s’immobilise puis reprend son errance jusqu’au terrassement final. Un spectacle délicat où est montrée toute la terreur des perversités des humains…

 Véronique Hotte

 La Manufacture, 2 rue des Ecoles, Avignon, jusqu’au 26 juillet, à 14 h 45. T. : 04 90 85 12 71.

 


L’ Enjoliveur, Jeu et porter Olivier Grandperrin, musique Eric Jankowsi et Livi,

 
Festival Villeneuve-en-scène
L’Enjoliveur, jeu et porter d’Olivier Grandperrin, musique d’Eric Jankowsi et Livi, jeu, acrobatie et trampoline de Daniel « Pepe » Péan, danse de corde et voltige d’Anaïck van Glabeke
12094744_904375396312577_2466236651712217056_o-3557367Deux moustachus à chapeau arpentent la piste silencieusement, et  l’un d’eux présente son acolyte, et fait les recommandations d’usage : «A partir d’un certain âge, il faut tuer son ego !» Il décrit les personnages du cirque, avec de longues présentations compliquées : « Pour les voir, il faut les croire. »Son acolyte fait le cheval, lui, fait la roue,  et il lui monte sur les épaules. Ils installent une corde en plaisantant, où une danseuse vient s’exhiber.Quelques numéros d’équilibre stupéfiants : »Tu vas prendre l’ascenseur social ». Beaucoup d’humour dans ces périlleux exercices interprétés par deux musiciens, deux acrobates et leur assistante danseuse. Un numéro de corde à sauter, un duo acrobatique: ils sont sérieux mais pleins d’humour. Suit un combat d’épée drôlatique, et on assistera à la mort de l’accordéoniste transpercé : « Vive Molière ! ».Ils terminent en montant un trampoline qui les envoient dans les airs : « On a dit hommage à Molière, pas finir comme Molière ! ». Le spectacle se termine par un étonnant numéro de voltige d’une troupe soudée et pleine d’humour.Edith Rappoport

Villeneuve-en-scène, à Villeneuve-lès-Avignon (Gard), juste de l’autre côté du Rhône, à 19 h 30,  jusqu’au 22 juillet,  relâche les 12, 15, 16 et 20 juillet. T. : 04 32 75 15 95,


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Qui suis-je ?, d’après le roman de Thomas Gornet, mise en scène de Yann Dacosta

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On prend le ciel et on le coud avec la terre , autour de l’œuvre de Christian Bobin, conception et mise en scène de Yan Allegret

Summerless, texte et mise en scène d’Amir Reza Koohestani, (en persan, surtitré en français)

Pas Pleurer de Lydie Salvayre, adaptation et mise en scène de Denis Laujol

Love and Money de Dennis Kelly, mise en scène de Myriam Muller

Ca va, ça va le Monde lectures organisées par R.F.I. : La Poupée barbue d’Edouard Elvis Bvouma mise en voix d’Armel Roussel

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