Trois voix pour Les Sirènes de Bagdad de Yasmina Khadra, mise en scène de René Chéneaux par Philippe du Vignal

 

D’abord ,quelques mots sur l’auteur; de son véritable nom: Mohamed Moulessehoul, algérien né à Oran il y a 53 ans.  Officier supérieur dans les rangs de l’armée,il prendra sa retraite et se mettra à écrire un certain nombre de romans, notamment policiers qui auront beaucoup de succès- il a été traduit en trente six langues- grâce à son personnage fétiche le commissaire Brahim Lob. Il ne dévoilera sa véritable identité qu’en 2001, alors qu’il était déjà bien connu des milieux littéraires. Dans Les sirènes de Bagdad que René Chesneaux a adapté au théâtre, Yasmina Khadra retrace  quelques moments de l’itinéraire d’un jeune irakien poussé vers le terrorisme  par les exactions de l’armée américaine et qui accepte d’aller propager un virus qu’on lui a inoculé chez l’ennemi. Mais il finira par renoncer à prendre l’avion… C’est, on l’aura compris, la question qui tenaille de nombreux jeunes tirailllés  par un choix impossible entre Orient et Occident.
  Il y a trois personnages: deux hommes et une femme(  Rachid Benboutcha, Farid Bentoumi et Catherine Le Hénan) qui essayent  plutôt mal que bien de donner vie à une prose qui n’est quand même pas d’une qualité fabuleuse  et qui ne convient pas à une transposition scénique, où le dialogue devrait trouver toute sa place. ll y a bien le récit d’une horrible perquisition dans une pauvre maison: c’est un des rares moments où il y a l’amorce de quelque chose . Mais, finalement, sur cette scène bi-frontale avec deux rangées de chaises de chaque côté ( même pas attachées au mépris des règles élémentaires de sécurité), il ne se passe pas grand chose: sans doute en partie à cause d’une mise en  scène et d’une direction d’acteurs assez flottante.
  L’adaptation d’un roman sur une scène peut, de temps à autre,  produire produire d’excellents spectacles comme le très fameux David Copperfield mis en scène par jean-Claude Penchenat, où jouait notre amie blogueuse Christine Friedel, mais c’est assez rare. Il faut déjà bien viser, et ensuite -on y revient souvent- concocter , après mûre réflexion, une dramaturgie et un scénario de premier ordre, sinon on court tous les risques d’aller droit dans le mur.
  A voir ou pas?  Non, la vie est courte et vous pouvez vous épargner la visite… Malgré la beauté du lieu- ancienne petite usine intelligemment restaurée- deuxième salle du théâtre de Vanves. A lire? Peut-être, si vous aimez les romans de Yasmina Khadra.

Encore aujourd’hui, à 20h30, salle Panopée ( du nom d’une néréide, déesse de l’antiquité grecque), à Vanves.
 

 

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