Juan Mayorga

Un auteur à découvrir. juanmayorga.jpg, l’auteur de théâtre le plus marquant de la nouvelle génération en Espagne par Irène Sadowska Guillon

Trois lectures au Pupitre de sa pièce Hamelin traduite en Français par Yves Lebeau, par la Compagnie Influenscène. Lectures dirigées par Jean-Luc Paliès

Lundi 15 décembre à 20h30 à l’Espace Gérard Philipe à Fontenay sous bois, 26, rue Gérard Philipe 94120 Fontenay sous Bois

Mardi 16 décembre à 12h30 au Théâtre du Rond Point, salle Tardieu, dans le cadre des « Mardis midi des textes libres »

Mardi 16 décembre à 20h30 au Théâtre de Saint Maur, 20 r Liberté 94100 SAINT MAUR DES FOSSES

Hamelin traite des diverses formes de violence que les adultes infligent aux enfants : domination sexuelle, éducation déficiente, abandon, manque d’amour… L’action pourrait se passer dans n’importe quelle ville du monde où, comme dans le Hamelin du conte, les enfants payent pour les fautes des adultes.
Le protagoniste de l’œuvre est un juge qui mène une enquête pour déterminer si un des enfants d’une famille pauvre est abusé par un adulte. Le juge oriente son enquête d’abord sur un pédophile proche de la famille, puis sur les parents de l’enfant en soupçonnant qu’ils ont consenti et bénéficié de ces abus. Alors qu’il cherche à débrouiller ce qui est arrivé à ce garçon, le juge n’arrive pas à communiquer avec son propre fils, leur relation se dégrade peu à peu.
Hamelin est au fond une pièce sur deux enfants, deux familles. Mais il y a un personnage qui n’appartient ni à l’une ni à l’autre, l’Annoncier, qui invite le spectateur à imaginer ce que le théâtre ne devrait pas montrer, à entendre le silence des enfants, auxquels le théâtre ne peut se substituer.

 

Juan Mayorga

Né le 6 avril 1965 à Madrid.
Docteur en Philosophie, il est auteur de nombreux essais sur la politique et la mémoire et sur le rapport de l’écriture dramatique à l’histoire.
Cette problématique, tout comme sa réflexion sur un langage théâtral pour aujourd’hui, ne cessent de nourrir son écriture d’auteur dramatique.
Depuis 1998 il enseigne la dramaturgie et la philosophie à l’Ecole Royale Supérieure d’Art Dramatique de Madrid;
Membre du groupe fondateur du Collectif Théâtral El Astillero à Madrid.
Lauréat de nombreux Prix, entre autres pour ses pièces Lettres d’amour à Staline et Mas ceniza.
Il est auteur d’une trentaine de pièces de théâtre, quasiment toutes créées et publiées, dont plusieurs ont été traduites en italien, allemand, grec, anglais, portugais, croate, roumain et français.
Himmelweg (Chemin du ciel – 2002), Animales nocturnos (Insomniaques – 2003) Copito de nieve, Hamelin, La tortue de Darwin et La paix perpétuelle ont été traduites en français par Yves Lebeau.
Le garçon du dernier rang a été traduit par Jorge Lavelli et Dominique Poulange.
Himmelweg, Hamelin, Copito, Les insomniaques sont publiés aux Éditions Les Solitaires Intempestifs.
Sa pièce Hammelin a reçu le Prix National de Théâtre en 2005. Il a reçu le Prix National de Théâtre en 2007 pour l’ensemble de son œuvre.
Himmelweg Chemin du ciel a été créé en 2007 par Jorge Lavelli au Théâtre de la Tempête et Copito – Testament d’un singe a été créé en novembre 2007 par Christian Fregnet au Théâtre de Sens.

Irène Sadowska Guillon

Prochaines créations des pièces de Juan Mayorga :
Au Théâtre Rideau de Bruxelles à  Bruxelles, Hamelin mise en scène de Christophe Sermet, du 6 au 27 janvier 2009
Au Théâtre de la Tempête à Paris, Le garçon du dernier rang mise en scène par Jorge Lavelli, du 3 mars au 12 avril 2009

 


3 commentaires

  1. Vésir Dominique dit :

    Merci Lamiel d’avoir pris de votre temps pour me répondre. D’autant que l’approche des valeurs humaines par la contradiction m’intéresse au plus haut point. D’ailleurs en invitant à « frotter » des thèses opposées peut-on provoquer une étincelle de l’esprit pour une véritable avancée pour l’humanité à opposer à la sempiternelle notion de progrés que l’on nous serine à longueur de journée ?
    Vous connaissez peut-être des réunions ou échanges de personnes privilégiant cette méthode d’études contradictoires. Si cela est le cas je vous remercie de me communiquer éventuels lieux de rencontres de ces débats. Pour l’instant je vais commander à la maison d’édition le texte de ces deux pièces. En vous remerciant une nouvelle fois et vous souhaitant une bonne journée.

  2. lamiel dit :

    réponse d’Irène Sadowska Guillon:
    En effet ni dans cette pièce ni dans aucune autre, Juan Mayorga n’apporte ni réponse ni solution et ne prends pas non plus parti.
    Son but est de mettre le doigt sur certains paradoxes, des contradictions, auxquels il confronte le spectateur ou l’auditeur, lui laissant la liberté de chercher une réponse, toujours subjective et personnelle.
    Il ne renvoie jamais à des idées, des positions toutes faites, déjà existantes.

  3. Vésir Dominique dit :

    Bonjour,
    Suite à la programmation de « la paix perpétuelle » suivi de « Copito » hier soir 22 février sur France Culture, j’ai été boulevresé par cet auteur que je ne connaissais pas. La pièce « la paix perpétuelle » s’achève par un dialogue absoluement remarquable entre Casius et Emanuel, l’un disant défendre à tout prix le monde démocratique au prix de la torture même d’un innocent éventuel et l’autre (Emanuel) n’acceptant pas d’enfreindre les lois attachées aux valeurs humaines et démocratiques. La mort accepté d’Emanuel qui ne n’oppose aucune résistance à l’agression des deux autres prétendants au colier blanc me laisse perplexe sur le message de l’auteur. Ce dernier semble poser l’effroyable question du terrorisme et du dilemne qu’elle entraîne quant à la lutte qu’elle implique mais en nous laissant seul et démuni devant cette question.
    Pouvez-vous m’indiquer si l’auteur a volontairement choisi de nous mettre devant cette effroyable contradiction ou s’il choisi une solution (que je n’aurais pas perçue).
    Merci par avance de vos réponses et de vos éclaircissements.

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