John Gabriel Borkman

John Gabriel Borkman -Odéon Théâtre de l’Europe d’Henrik Ibsen, mise en scène Thomas Ostermeier, Schaubühne de Berlin

« Vous ne sauriez mieux servir la société qu’en monnayant le métal dont vous êtes faits ». Cette phrase d’Ibsen résume la conviction de John Gabriel Borkman, banquier déchu enfermé chez lui depuis huit ans, après des années de prison. Il croit avoir fait le bien autour de lui, avoir développé l’industrie, créé des emplois, mais avoir été trahi par son associé qui lui a volé la femme qu’il aimait. Celle-ci, Ella, dont il a préservé la fortune, qui a élevé son fils Erhart et entretenu sa femme qui est sa sœur jumelle, revient le voir dans son exil volontaire, lui crie sa douleur : « tu as tué l’amour en moi ». Le jeune Erhart qui est l’objet de la passion quasi amoureuse de sa mère et de sa tante qui veulent se l’accaparer, fuira le nid de vipères familial avec sa logeuse de dix ans son aînée. L’actualité étrange de cette pièce est servie par la belle maîtrise des acteurs, superbe Angela Winckler en Ella, impressionnant Josef Bierbichler John Gabriel Borkman en particulier. Décidément Ostermeier excelle dans les mises en scène d’Ibsen

Edith Rappoport


Archive pour 13 avril, 2009

DIALOGUE D’UN CHIEN AVEC SON MAÎTRE SUR LA NÉCESSITÉ DE MORDRE SES AMIS

DIALOGUE D’UN CHIEN AVEC SON MAÎTRE SUR LA NÉCESSITÉ DE MORDRE SES AMIS Palais de la Culture de Puteaux de Jean-Marie Piemme, mise en scène Philippe Sireuil, Théâtre national de Bruxelles


Ce spectacle est programmé par le festival En Seine 09, organisé à Saint-Cloud et Puteaux, qui en est à sa quatrième édition. Les 9 spectacles invités sont sélectionnés parmi « les meilleurs du Off du Festival d’Avignon ». Le titre étrange de la pièce m’avait intriguée et j’avais vu plusieurs spectacles du sage Philippe Sireuil, à l’époque où il dirigeait le Varia de Bruxelles, quand je travaillais à la DRAC de Lille. Malgré une belle virtuosité dans l’articulation du texte de Jean-Marie Piemme, Philippe Jeusette et Faabrice Schillaci qui interprètent le rôle d’un chien culotté qui se rend indispensable à la vie quotidienne d’un portier misanthrope logé dans une caravane, restent à un niveau de café théâtre. Et d’ailleurs, le texte est joué à sa juste mesure. Le public plutôt jeune qui remplit la salle leur fait un bel accueil, je reste sur ma faim.

Edith Rappoport

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