Festival En compagnie(s) d’été

Festival En compagnie(s) d’été
du 21 juillet aux 29 août 2009
au Théâtre 14 Jean-Marie Serreau à Paris

 

  Il n’y a pas que Paris Plage en juillet, août, il y a aussi du théâtre. Depuis huit ans le festival « En compagnie(s) d’été » dirigé par Susana Lastreto (compagnie G. R. R. R. Groupe Rire Rage Résistance), a pris ses marques au Théâtre 14 et s’est gagné un public fidèle.
À l’affiche de sa 8e. édition : théâtre contemporain, cabaret, comédie musicale, spectacle jeune public. La priorité réaffirmée à la création et à l’ouverture à la diversité culturelle au sein de l’Europe avec des pièces d’auteurs d’Italie et de Bulgarie.
Pour commencer (du 21 au 25 juillet) La Rosa Blanca inspiré du roman de l’auteur mexicain B. Traven, une magnifique création d’Adel Hakim avec Maryse Aubert, interprète hors normes, surprenante et bouleversante qui incarne les personnages de l’histoire de la spoliation des Indiens Totomnaques, peuple maya de la région Huasteque, de leurs terres agricoles par la puissante compagnie pétrolière américaine Condors Oïl.
Dans La frontière de Kalin lliev (Bulgarie) mise en scène par Alexandre Tchobanov (du 21 juillet au 1er août) une erreur informatique sur l’identité sexuelle de Tedi et Bobi dans les ordinateurs de la police frontalière déclenche des problèmes insurmontables et des péripéties les plus absurdes impliquant le gouvernement et la machine bureaucratique européens. Trois comédiens interprètent avec fougue et l’humour irrésistible six personnages de ce conte contemporain grinçant et pittoresque.
Les belles nuits d’Arsène Folazur conçu et mis en scène par Emmanuel Depoix (du 28 juillet au 1er août) est un chant à la poésie, une ode à la différence et surtout une performance de Dominique Gras qui joue avec le langage, le tord, le disloque, raconte, chante des histoires extraordinaires, des poèmes empruntés à ses amis libres penseurs : Caussimon, Serizier, Charles Cros, Pierre Louki.
Nunzio (du 4 aux 8 août) de Spiro Scimone, mis en scène par Marcello Scuderi, (compagnie Noved Land) donne à voir la Sicile de nos jours à travers l’histoire de deux amis : Pino qui fait de mystérieux déplacements à l’étranger et gagne beaucoup d’argent et Nunzio qui ne pose jamais aucune question.
La compagnie Lez’Armuse présentera du 4 aux 8 août une comédie musicale Irma la douce ou la jalousie du fripé mise en scène et adaptée par Sophie Plattner d’après les textes d’Alexandre Breffort, avec des chansons de Marguerite Monnot. De l’humour, de la chanson, du plaisir de théâtre garanti.
Peut-on quitter son époque qu’on déteste comme M. Follentin pour qui tout va mal ? C’est ce qu’on va voir du 17 aux 29 août dans À la recherche de l’âge d’or adapté d’après L’âge d’or de Feydeau et mis en scène par Susana Lastreto (compagnie  G. R. R. R.).
La compagnie Fleming Welt proposera du 17 aux 29 août Concerto en yaka majeur cabaret concert de chansons françaises des années 1930 à nos jours dont les sujets seront des prétextes à des numéros musicaux, interprétés par un quatuor d’excellents acteurs chanteurs.
Enfin le spectacle tout public à partir de sept ans de la compagnie 3mètres33 Mademoiselle J’affabule et les chasseurs de rêves ou l’aventure intergalactique d’un train de banlieue à l’heure de pointe de Luc Tartar mis en scène et interprété par Anne Leblanc et Pascal Mailler (les 25, 27, 28 et 29 août).

 

Irène Sadowska Guillon

 

Festival En compagnie(s) d’été
au Théâtre 14 à Paris
20 avenues Marc Sangnier, 75014 Paris
réservations : 01 42 05 72 67
site :www.grrrcompagnie.com


Archive pour 13 juillet, 2009

Turandot ou le congrès des blanchisseurs

image23.jpgTurandot ou le congrès des blanchisseurs, mise en scène de Mirabelle Rousseau.

turandot228x300.jpg C’est la dernière pièce -inachevée- de Brecht mais, disons le tout de suite, pas vraiment la meilleure, et c’est un euphémisme… Il y a parfois quelques délicieuses senteurs d’Arturo Ui mais, si la pièce s’inscrit dans la démarche didactique de Brecht , elle n’est pas du genre léger- léger, et on a vite compris le propos de Brecht qui nous assène pendant deux heures  une leçon de morale sur fond de crise économique, de dévaluation de la monnaie mais aussi de descente aux enfers de l’intelligence et de la pensée…. Cela  se passe en Chine: l’Empereur convoque les Tuis pour un congrès exceptionnel ( les Tuis sont des In-tellect-Uels qui ne craignent pas de soumettre au pouvoir: ce sont, nous explique assez laborieusement Brecht,  les blanchisseurs d’opinion, et c’est , insiste-t-il, toute la difficulté pour un intellectuel  de vivre et de continuer à penser dans une société dont les valeurs sont soumises aux lois du capitalisme..
 Reste à mettre  en scène cette pièce assez estoufadou  avec quelque 77 personnages!  Le parti pris de Mirabelle Rousseau est séduisant: pas de décor mais de simples portants de chaque côté avec tous les costumes nécessaires par dizaines: et,  dans le fond de scène, des tables d’école en vrac qui serviront de praticables à la demande. Les didascalies sont lues par deux jeunes femmes qui dirigent la répétition depuis la grande table au premier plan: ce n’est pas nouveau mais l’effet comique est garanti. Comme les jeunes  comédiens sont plutôt du genre efficace et ont une excellente diction, cela marche bien ,disons pendant la première demi-heure. Mais on se lasse très vite  des changements de costume à vue, des déplacements fréquents de table et de cette application répétitive de didascalies: cela tourne au procédé:  « la représentation , dit Mirabelle Rousseau, se constitue comme expérience dramaturgique collective , un théâtre-brouillon dans lequel on joue vite, on s’interrompt »…. Bon, on veut bien, mais pourquoi le public servirait-il d’otage à ce théâtre-brouillon!  Sans vouloir jouer aux vieux croûtons, le Théâtre du Soleil et Ariane Mnouchkine s’y prenaient mieux et n’auraient pas été chercher ce fond de tiroir de Brecht… Trouver  de bons textes, quelle qu’en soit l’origine,fait aussi partie du métier théâtral,; c’est  par là aussi que tout commence, pour tout  type de spectacle.
 Même s’il y a, dans Turandot,  quelques bons dialogues et des moments assez réjouissants ,comme cette fausse apologie de l’art de la lèche,  où l’on retrouve toute la verdeur du jeune Brecht , même si Mirabelle Rousseau a su imposer un rythme efficace , et possède à l’évidence une bonne gestion de l’espace, un ennui de premier ordre commence à s’installer assez vite, d’autant que l’on suffoque de chaleur…On aimerait bien voir ces huit jeunes comédiens qui font déjà preuve d’un solide métier et qui ont visiblement du plaisir à jouer ensemble, dans une autre pièce où l’on  pourrait trouver un véritable plaisir.
 Il ne faudrait jamais oublier que des gens ont été à jamais dégoûtés du théâtre dans les années 70, parce qu’on leur avait infligé des mises en scène  de pièces mineures du grand Brecht, parce qu’il fallait  à l’époque absolument monter un Brecht pour être dans le vent, et cela durait souvent deux bonnes heures, comme c’est le cas avec Turandot….Alors à voir? oui, si vous voulez absolument aller comment de jeunes comédiens sympathiques  s’emparent de Turandot dans une mise en scène intelligente ; non, si vous redoutez le bavardage au théâtre et les leçons de morale répétées jusqu’à épuisement… Voilà, vous êtes prévenus!

 

Philippe du Vignal

Le Théâtre Obsessionnel Compulsif  à la Fabrik Theatre, 32 bd Limbert Avignon jusqu’au 31 juillet à 22 heures, relâche les 14,21 et 28 juillet. Attention:  c’est en fait dans la rue du Cimetière (sic) à droite en regardant le magasin Casino sur le trottoir du Boulevard Limbert à l’extérieur des Remparts près de la Porte Thiers.

 

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par Edith Rappoport

TURANDOT OU LE CONGRÈS DES BLANCHISSEURS
Fabrik Théâtre Avignon de Bertolt Brecht, mise en scène Mirabelle Rousseau, T.O.C. Théâtre

Cette dernière pièce de Brecht restée inachevée rend bien compte de notre époque de marchandisation à tous crins. L’empereur de Chine déstabilisé par une surproduction de coton, menace d’abdiquer. Il convoque les Tuis, des « Tellectuel-in », des Intellectuels blanchisseurs d’opinion à la solde du pouvoir, pour qu’ils expliquent au peuple les raisons de la disparition du coton, organisée par le pouvoir sur le marché . Les huit comédiens jouent la cinquantaine de personnages  avec une énergie pleine d’humour, se présentant entre deux rangées de portes manteaux, coiffés de chapeaux en papier, changeant de costumes  et de personnages à vue, juchés sur des pupitres de salle de classe. Le sujet est d’une actualité brûlante : « … l’art de la lèche, il faut l’apprendre. Ce n’est qu’au prix de l’endurance et de l’exercice qu’on parvient à dépasser le léchage de bottes vulgaire qui court les rues, et c’est seulement quand la fantaisie s’ajoute à la patience, qu’on devient un maître. » (Brecht). Malheureusement la durée du spectacle, plus de deux heures, dilue le plaisir et la surprise du début. Ce Théâtre Obsessionnel Compulsif créé voilà dix ans est pour moi une belle découverte.

Edith Rappoport

Cabaret astroburlesque

Cabaret astroburlesque, mise en scène de Patrick Simon.

astro.jpgDans un petit jardin muni d’une trentaine de chaises et de quelques tables , un praticable avec, dans le fond,  un rideau rouge , un piano blanc et quelques petit globes terrestres juchés sur des pieds: c’est bien suffisant pour accueillir la deuxième version de ce cabaret que nous avions pu voir la saison dernière au centre culturel Boris Vian des Ulis dans l’Essonne. C’est, surtout en chansons ( Vian, Béart, Legrand, Fontaine…) mais aussi avec quelques textes, une sorte de promenade où l’on nous dit  l’aventure du cosmos avec ses trous noirs et toutes ses planètes mais aussi celle du malheureux Galilleo Galilei que personne ne voulait croire quand il parlait de la rotation de la Terre, mais celle de la vitesse à laquelle doit aller le Père Nöel s’il veut arriver à temps pour déposer tous ses cadeaux dans les millions de cheminées concernées par son personnage… C’est peut-être le plus déjanté de ces textes, écrit par des scientifiques américains.
C’est bien mis en scène par Patrick Simon qui a réussi à imposer un rythme et une saveur  délicieuses à cette exploration loufoque;( on ne dira rien des costumes  lacérés,qui sont assez laids !) mais les interprètes : Ariane Simon, Marianne Viguès et Jonathan Salmon chantent avec beaucoup de précision et de générosité- ce qui n’est pas incompatible- ces chansons loufoques (dont on connaît  certaines) qui s’enchaînent bien; du côté des petits textes, cela mériterait d’être encore peaufiné : Jonathan Salmon ne semble pas toujours très à l’aise.. mais, comme le  pianiste / chanteur est excellent, l’on sort de là assez réjoui, surtout après les deux heures de souffrance endurées la veille à la carrière Boulbon ( merci, M. Gitai!). Ce cabaret ,un peu brut de décoffrage ,  demande  quelque rodage mais, si vous passez par là, (c’est près des Halles), ) vous passerez un bon moment… loin du bruit et de la fureur avignonnaise.

Philippe du Vignal

Cabaret astroburlesque jusqu’au 20 juillet La Parenthèse 18 rue des Etudes, Avignon.

L’avenir du chant lyrique est assuré

L’avenir du chant lyrique est assuré
Depuis janvier 2005, Christian Schirm dirige l’Atelier lyrique de l’Opéra national de Paris, centre d’insertion professionnelle qui accueille de jeunes artistes de tous pays à l’issue de leurs études au conservatoire ou à l’université.

Christian Schirm a d’abord enseigné à Vienne pendant cinq ans, tout en faisant des émissions en français et en allemand à la radio autrichienne. «Puis j’ai travaillé pendant dix-sept ans avec Hugues Gall, qui m’a appris mon métier : pendant sept ans à Genève (où j’ai été assistant metteur en scène, puis chargé des publications et de la dramaturgie), puis pendant dix ans à l’Opéra de Paris. Quand Gérard Mortier est arrivé, il m’a demandé de rédiger un rapport sur le Centre de formation lyrique de l’Opéra de Paris, raconte Christian Schirm, puis m’a proposé de reprendre cette structure, sous réserve bien entendu de la renouveler. J’ai accepté avec joie en songeant à deux expériences marquantes : l’Atelier de l’Opéra de Lyon, avec Éric Tappy ; et l’Opéra-Studio de l’Opéra de Paris, animé par Bernard Lefort et Louis Erlo, d’où sont sortis Michèle Command, François Le Roux, Jean-Philippe Lafont et d’autres.»
L’Opéra-Studio disposait à l’époque de la salle de l’Opéra-Comique. Et l’Atelier lyrique ? «Nous avons l’amphithéâtre de l’Opéra Bastille, mais nous nous produisons aussi à Bobigny, au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis, au Théâtre de l’Athénée, voire à Rennes, etc. Il nous arrive aussi de quitter la France : nous avons fait 3 concerts à la Villa Médicis à Rome, un concert à Bucarest. Gérard Mortier a été exemplaire, il m’a laissé carte blanche tout en soutenant cette entreprise de A à Z. Aujourd’hui, je suis heureux de voir arriver Nicolas Joel, que je connais bien.»

Approfondir, participer, être distribué

L’Atelier lyrique de l’Opéra de Paris n’est pas une école mais peut être considéré comme un sas de perfectionnement et d’insertion, comme il en existe dans le cadre de l’Opéra de Munich, de Covent Garden, du Théâtre Mariinski ou du Metropolitan Opera de New York. «Il propose à ceux qui en font partie, précise Christian Schirm, d’approfondir et d’étoffer leur propre répertoire, de participer à des concerts et des spectacles de l’Atelier, enfin d’être distribués dans des petits rôles ou des rôles relativement importants sur la scène du Palais Garnier ou de l’Opéra Bastille. Il y a eu la saison dernière quatre ou cinq membres de l’Atelier dans Idomeneo, cinq ou six dans La petite renarde rusée. Mieux : à la suite de l’annulation de Christine Schäfer, c’est à une jeune chanteuse venant d’achever son cursus à l’Atelier, Elena Tsallagova (qui est désormais en troupe à Munich), que fut confié le rôle de Bystrouska, la petite renarde.»
Chanter dans de telles conditions permet évidemment à ces jeunes interprètes de côtoyer leurs aînés et de susciter l’intérêt du milieu professionnel. Andrea Hill, par exemple, s’est ainsi trouvé un agent dans le cadre de l’Atelier. «D’une manière générale, ajoute Christian Schirm, il faut préparer ces jeunes interprètes aux conditions de leur métier, qui ne consiste pas uniquement à chanter. Un artiste lyrique doit aujourd’hui savoir jouer, lire facilement la musique, apprendre rapidement un rôle, etc. Il faut qu’il sache s’adapter à son époque pour pouvoir durer. Le marché est difficile, il y a de plus en plus de chanteurs, la compétition est rude : au printemps dernier, nous avons reçu 350 candidatures à notre audition, venues de tous les pays, pour huit postes disponibles !»
Hugues Gall avait souhaité que de jeunes pianistes répétiteurs fassent également partie du Centre de formation lyrique. Aujourd’hui, le nombre de chanteurs a été réduit (ils sont seize, qui restent en moyenne deux ans), et les salaires ont été augmentés. «Les membres de l’Atelier sont salariés de l’Opéra, explique Christian Schirm ; ils reçoivent 1 700 euros brut par mois, pendant neuf mois (avec congés payés, assedic, etc.), et doivent 40 services à l’Opéra. Ils touchent un cachet supplémentaire s’ils dépassent ce nombre, puis un cachet sur trois ans quand ils sont engagés à l’Opéra. Pour l’Opéra, c’est ce qu’on peut appeler un retour sur investissement ; pour les chanteurs, une relative sécurité, le temps que leur carrière se mette en place.»

Des français, des étrangers

D’où viennent ces jeunes chanteurs ? «Nous prenons les bonnes voix, sans chercher à respecter tel quota de français ou d’étrangers. Les chanteurs venus d’autres pays apprennent le français à Paris, ce qui leur sera utile pour ensuite défendre notre répertoire avec la couleur et le style qui conviennent.» Et le chant français, comment se porte-t-il ? «Il y a de plus en plus de bons chanteurs français, répond Christian Schirm sans hésiter : Ludovic Tézier, Mireille Delunsch, Annick Massis, Béatrice Uria-Monzon, Yann Beuron, Stéphane Degout, Sophie Koch et bien d’autres font tous une carrière internationale. Natalie Dessay est adulée aux États-Unis, où elle a renoué avec la tradition de la colorature française qu’avait illustrée autrefois Lily Pons. De jeunes artistes qui sont passés par l’Atelier commencent une belle carrière : David Bizic, Xavier Mas, par exemple. Il y a aussi Ivan Geissler, qui a chanté dansPastorale de Pesson au Châtelet, et Aimery Lefèvre, qui sera Momus dans Platée la saison prochaine.
«L’équipe d’encadrement de l’Atelier lyrique se réduit à quatre personnes. Elle ne comprend aucun professeur permanent de chant. Nous faisons intervenir des spécialistes en fonction de la discipline, du répertoire, etc. Ainsi, Guillemette Laurens pour le chant baroque. Chaque semaine est organisée différemment ! Pour nos spectacles, j’ai fait appel à des metteurs en scène de théâtre tels que Dominique Pitoiset, Marc Paquien, Jean-Yves Ruff, Jean Liermier. J’ai fait venir également des membres de l’Académie Fratellini, qui elle aussi est vouée à l’insertion professionnelle.»

En 2009-2010 ?

A la rentrée prochaine, nous allons travailler avec Irène Bonnaud, qui a mis en scène l’an dernier Fanny au Vieux-Colombier. Avec également un orchestre de jeunes musiciens du Conservatoire national supérieur dirigé par Jérôme Corréas, qui est aussi chanteur et est passé par l’Atelier lyrique. Il y aura par ailleurs deux concerts Schumann, pour fêter le cent-cinquantenaire de la naissance du musicien : Le Pèlerinage de la rose avec le Chœur de l’Opéra, et un concert de duos et de quatuors. Mais aussi un concert au Palais Garnier avec l’Orchestre de l’Opéra, et un concert consacré à la musique de Philippe Fénelon à l’occasion de la reprise de son Faust. Sans oublier un spectacle à Bobigny : Mirandolina, un opéra de Martinu sur un livret italien.» Cet ouvrage sera donné en création française.

Propos recueillis par Anne Rodet

 
A propos de L’Enfant et les Sortilèges (amphithéâtre Bastille, le 24 juin) :

Il faut rendre hommage à Christian Schirm d’avoir choisi L’Enfant et les Sortilèges de Ravel, une partition scintillante qui permet à de nombreux chanteurs d’aborder chacun plusieurs rôles différents, mais toujours évocateurs. Le livret de Colette met en scène un enfant aux prises avec les éléments tout à coup perturbés ; il y a là le Pastoureau, la Tasse chinoise, la Chatte, l’Ecureuil, le Fauteuil, l’Arbre, le Petit vieillard, etc., et l’imagination est vraiment la reine. Nous avons particulièrement apprécié, parmi l’équipe de jeunes chanteurs issus de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Paris, la jeune Julie Mathevet qui interprétait le Feu et le Rossignol. Coup de chapeau aussi à Didier Puntos, qui s’était chargé de la réduction de la partition pour piano à quatre mains, flûte et violoncelle. Coup de chapeau enfin aux jeunes musiciens et au metteur en scène Jean Liermier, directeur du Théâtre de Carouge à Genève, qui d’un rien sait créer l’enchantement.

A. R.

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