LA TROUPE DU ROY RÉPÈTE LE COCU IMAGINAIRE DE MOLIÈRE

 LA TROUPE DU ROY RÉPÈTE LE COCU IMAGINAIRE DE MOLIÈRE Arènes de Montmartre mise en scène et dramaturgie Nele Paxinou, les Baladins du Miroir (Belgique)

Le chariot des comédiens a été hissé en haut de l’escalier qui accède aux arènes de Montmartre, la troupe déploie ses tréteaux en un clin d’oeil. Les Baladins du miroir qui ont promené leurs magnifiques chapiteaux et leurs poétiques tréteaux sur les routes du monde du Québec au Niger, depuis une trentaine d’années- on a pu les voir ces dernières années à la Cartoucherie de Vincennes et à Villeneuve en scène en 2008-font escale au Festival de la Butte Montmartre pour notre plus grand plaisir. Comédiens virtuoses, bons musiciens, artistes complets et généreux, ils jouent cette hilarante farce de Molière qui doit à tout prix gagner les faveurs du roi après vingt années d’errance sur les routes de France. Ils mâchent délicieusement cette pièce en alexandrins présentée pour la première fois en 1660 pour le mariage de Louis XIV avec Marie-Thérèse d’Autriche, inspirée d’un canevas italien : Gorgibus veut se délier de la promesse faite à Lélie de lui donner sa fille en mariage pour la donner à un plus riche parti. S’ensuit un quiproquo entre les deux amoureux à cause d’un portrait tombé par hasard dans les mains de la femme de Sganarelle qui éveille la jalousie du mari. La répétition du spectacle qui doit impérativement être présenté devant le roi le soir même, est sans cesse interrompue par des gêneurs. Cette vie d’une troupe qui finit par triompher grâce au public qui l’acclame et obtenir les faveurs du roi est une belle mise en abîme. Le public leur a fait un triomphe et moi, j’ai bien rarement éprouvé une si belle émotion devant ce spectacle aux antipodes de ceux présentés tous les jours par nos institutions françaises bien mieux dotées.

Edith Rappoport


Archive pour 6 septembre, 2009

LES HOMMES NE VEULENT PLUS MOURIR

LES HOMMES NE VEULENT PLUS MOURIR  Manufacture des Abbesses

 

De Juliette Speranza, adaptation et mise en scène et jeu Hélène Darche avec Christophe Allwright, compagnie du Passage.
Après quatre spectacles créés avec la compagnie de l’amour fou (j’avais vu Lettre d’une inconnue de Stefan Zweig et Algérie en éclats dont je garde de vifs souvenirs près de dix ans plus tard), Hélène Darche s’engage dans une nouvelle démarche avec la compagnie du passage. Elle joue un duo poignant, celui d’une mère obsédée par son fils absent qu’elle rabroue sans cesse, face à son docteur qui tente de la ramener à la raison dans son délire maternel. Ses efforts sont vains, lui-même est alcoolique, les seuls moments de vrai dialogue ont lieu un verre à la main, quand Louise tente de le retenir avec la bouteille de whisky cachée dans la sacoche du vélo de son Antoine, qui ne paraît pas en scène. Il est question de son anniversaire, peu à peu on remonte dans le temps pour découvrir que plusieurs années auparavant, l’enfant est devenu tétraplégique à la suite d’un accident de voiture ! Hélène Darche a une belle présence face à un Christophe Allwright étrange, lui aussi proche de la folie. Les séquences sont rythmées par des musiques de Schubert, Mahler, Pergolese et Vivaldi. Celle du dernier tableau pendant l’accident succédant à la supplication de l’enfant pour sortir en vélo m’a donné des frissons.

Edith Rappoport

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