LES HOMMES NE VEULENT PLUS MOURIR

LES HOMMES NE VEULENT PLUS MOURIR  Manufacture des Abbesses

 

De Juliette Speranza, adaptation et mise en scène et jeu Hélène Darche avec Christophe Allwright, compagnie du Passage.
Après quatre spectacles créés avec la compagnie de l’amour fou (j’avais vu Lettre d’une inconnue de Stefan Zweig et Algérie en éclats dont je garde de vifs souvenirs près de dix ans plus tard), Hélène Darche s’engage dans une nouvelle démarche avec la compagnie du passage. Elle joue un duo poignant, celui d’une mère obsédée par son fils absent qu’elle rabroue sans cesse, face à son docteur qui tente de la ramener à la raison dans son délire maternel. Ses efforts sont vains, lui-même est alcoolique, les seuls moments de vrai dialogue ont lieu un verre à la main, quand Louise tente de le retenir avec la bouteille de whisky cachée dans la sacoche du vélo de son Antoine, qui ne paraît pas en scène. Il est question de son anniversaire, peu à peu on remonte dans le temps pour découvrir que plusieurs années auparavant, l’enfant est devenu tétraplégique à la suite d’un accident de voiture ! Hélène Darche a une belle présence face à un Christophe Allwright étrange, lui aussi proche de la folie. Les séquences sont rythmées par des musiques de Schubert, Mahler, Pergolese et Vivaldi. Celle du dernier tableau pendant l’accident succédant à la supplication de l’enfant pour sortir en vélo m’a donné des frissons.

Edith Rappoport

 


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