CONTRÔLE D’IDENTITÉ

CONTRÔLE D’IDENTITÉ (168) Tarmac 15 septembre

Mise en scène Alexandra Badea, compagnie Europ’Artes, avec Madalina Constantin, Corentin Koskas, Razvan Oprea et Carine Piazzi
Le parcours christique d’un homme fuyant les tortures de l’armée pour une insupportable émigration, où amour, métier, domicile lui sont refusés. Les quatre acteurs circulent dans un quadrilatère de barreaux lumineux, ils mâchent avec rage un verbe d’où sont exclus tout rapports humains. L’apogée du spectacle, c’est la lecture de la déclaration des droits de l’homme dans des explosions de rires, aucun des articles n’étant respecté par notre Europe libérale.  On est saisi par l’intensité du jeu des acteurs et un peu gênés par l’omniprésence des micros, on aurait envie de respirer un peu !

Edith Rappoport 


Archive pour 17 septembre, 2009

RENCONTRE KICK THEATRE CORPUS

RENCONTRE KICK THEATRE CORPUS. Théâtre du Cormier

 

Jérôme Rosemberg, dynamique chargé de mission pour le théâtre de l’ADIAM du Val d’Oise a un vrai talent parmi les multiples cordes à son arc, celui d’organiser des rencontres entre des artistes novateurs et des structures culturelles du département . Cette rencontre organisée dans ce joli théâtre du Cormier de Cormeilles en Parisis, rassemble deux compagnies expérimentées, plus d’une quinzaine d’années chacune, le Kick Théâtre de René Chéneaux et Corpus de Fabrice Macaux vibrant sur un même sujet, celui des désastres de la guerre, la perte, la disparition d’êtres chers, l’angoisse irrépressible devant la mort. René Chéneaux présente deux séquences de Trois voix pour les sirènes de Bagdad de Yasmina Kadra, créé l’an dernier, trois comédiens sur un plateau nu, dans un dispositif bifrontal évoquent d’abord l’exécution d’un jeune handicapé blessé à un barrage américain en Irak devant son père et le chauffeur terrifiés, puis le départ d’un jeune homme et ses adieux à sa sœur, pour aller combattre à Bagdad.
Une deuxième séquence évoque le désastre de la prise du Théâtre du Nordost et l’échec des revendications sur la Tchétchénie d’après le témoignage d’Anna Politovskaïa, courageuse journaliste exécutée depuis, le dernier tableau traitant de la guerre d’Algérie et des massacres de Sétif. La beauté, l’extraordinaire présence des acteurs donnent un dimension quasi rituelle à cette représentation, on reste saisi, sans voix, au bord des larmes et pourtant la mise en scène reste sobre et dénuée de pathos.
Fabrice Macaux, quant à lui présente Rapaces un « work in progress » sur les conséquences humaines provoquées par le terrorisme à partir d’un événement qui l’a personnellement touché, l’attentat survenu à Bagdad contre le siège des Nations Unies. Laurence Mayor qui incarne une mère ayant perdu son fils se déchaîne dans une invraisemblable gesticulation sans parole, accompagnée au banjo par Corentin Seznec. C’est le fruit d’un travail de 3 semaines qui livre l’insoutenable rapport au deuil. Fabrice Macaux qui doit réaliser parallèlement un documentaire, ne sait pas encore si le verbe jaillira sur le plateau, il y a encore plusieurs mois de travail devant lui.

Edith Rappoport

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