JEAN-JACQUES ROUSSEAU

JEAN-JACQUES ROUSSEAU  Montage de textes de Rousseau conçu par Bernard Chartreux et Jean Jourdheuil.

C’est Marief Guittier, l’inoubliable interprète d’Agrippine dans le Britannicus autrefois monté par Gildas Bourdet et de nombre d’autres personnages au Théâtre de la Salamandre. Elle incarne Jean-Jacques Rousseau, écrit en 1978 pour Gérard Desarthe. Un Jean-Jacques étendu sur son canapé à la campagne, herborisant, philosophant, éructant, vitupérant, entouré des soins attentifs de sa« gouvernante », attentif et très présent interprété par Bertrand Fayolle. Marief Guittier est éblouissante dans ses abandons, ses accès de colère contre le théâtre qui « suscite des passions qu’on n’a pas (…) où le ridicule devient l’arme favorite du vice ».

Théâtre 71 à Malakoff jusqu’au 18 octobre.
Edith Rappoport


Archive pour 10 octobre, 2009

Louis Jouvet

Louis Jouvet
Un homme de science du théâtre
Les années d’apprentissage
Essai de Paul Louis Mignon

9782355160776.gifAdolescent, Paul Louis Mignon a vu Louis Jouvet au cinéma et au théâtre, puis après 1945 l’a fréquenté en tant que critique de théâtre. Sa fascination pour le grand homme n’a pas pris une ride. Il nous offre aujourd’hui un essai sur les années d’apprentissage de l’art, voire de la science du théâtre, de Jouvet durant son compagnonnage avec Jacques Copeau, directeur et fondateur du Théâtre du Vieux Colombier.
Paul Louis Mignon trace, étape par étape, le parcours de Louis Jouvet jusqu’à son départ, en 1922, du Vieux Colombier, nourrissant son essai de faits, d’anecdotes, de citations, d’extraits de correspondance de Jouvet avec Jacques Copeau et d’autres.
Alors qu’il suit le vœu de ses parents en faisant des études de pharmacie, Jouvet devient un des principaux animateurs du Groupe d’Action d’Art qui lance en 1907 la revue La foire aux chimères et organise des spectacles. Louis Jouvet y débute comme comédien amateur et devient en 1908 le directeur du Théâtre d’Action d’Art, constitué par le groupe. Les mots d’ordre du manifeste de ce théâtre « l’œuvre est souveraine, la scène appartient au seul poète » et « faire vibrer les foules populaires à des beautés que les critiques de l’élite leur avaient défendues », guideront toujours la démarche de Jouvet.
Son don du bricolage et son refus du naturalisme l’amèneront à ce qui est la base et le principe de son travail théâtral : l’artifice est la vérité du théâtre.
Il entre chez Charles Dullin pour apprendre le métier de metteur en scène, puis en 1913 il rejoint Jacques Copeau qui vient d’inaugurer le Vieux Colombier. Jouvet y devient le régisseur général, fonction dont il dira « un valet de chambre du théâtre ».
La guerre – Jouvet et mobilisé comme infirmier au front – n’interrompra pas sa complicité avec Copeau qu’il suivra en 1917 aux États-Unis, à New York, où, avec les comédiens du Vieux Colombier ils créent The New French Theatre au Garrick Théâtre. Louis Jouvet s’affirme comme « grand architecte et mécanicien de l’univers théâtral ».
À son retour en France en 1919 il se sent de plus en plus à l’étroit au Vieux Colombier de Jacques Copeau, son maître. La séparation est inévitable. L’apprentissage est achevé, il prend sa liberté, mais en quittant le Vieux Colombier il écrira « si je le quitte c’est peut-être afin de rester plus près de lui ».
Écrit dans un style concis, clair, et savoureux cet essai se lit comme un petit roman d’aventures. On espère qu’il s’agit d’un « roman-feuilleton » en quelque sorte, car l’histoire s’arrête en 1922. On attend impatiemment la suite.
Une chronologie de Louis Jouvet, la bibliographie et une iconographie : photos, dessins des décors, complètent cet excellent ouvrage.

Irène Sadowska Guillon

Louis Jouvet
Un homme de science du théâtre
Les années d’apprentissage
par Paul Louis Mignon
Éditions de l’Amandier, 2009,135 pages, 15 €

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