Le laveur de visages

Le laveur de visages de Fabrice Melquiot, mise en scène de Victor Gauthier-Martin.

Samuel Simorgh est encore jeune et le monde de la finance lui a donné la possibilité d’avoir de l’argent , juste en opérant des transactions sur des valeurs boursières mais il va vite comprendre que le plaisir de jouer pour parvenir une  réussite sociale apparente  risque de lui coûter finalement très cher en termes de vie personnelle.

  Et il démissionne  pour nettoyer des voitures, et découvrir enfin  le pouvoir du langage. et une relation plus juste avec les autres  humains….Finie la rentabilité, finie la compétitivité, Samuel Simorgh, comme dans un voyage initiatique, part à la découverte de lui-même. Il vole des  voitures , les nettoie pour les rendre ensuite à leur propriétaire. Cela sonne comme une sorte d’allégorie assez pesante et le texte de Melquiot est bavard et , disons les choses crûment, assez ennuyeux, et c’est un euphémisme! Sur une des petites scènes de la maison des Métallos, il y a juste une Austin-Martin coupée en longueur, qui , les Dieux savent pourquoi, se coupe encore en deux à mi-chemin, mais cette folis-ci dans le sens de la largeur : ce genre de scénographie maladroite ne rend aucun service au spectacle!

  Comme Le Rêve d’un homme ridicule de Dostoievski, Le Laveur du visages est un projet d’acteur, interprété par Alban Aumard que  Victor Gauthier-Martin a pris en charge; s’il a montré par le passé qu’il savait mettre en scène avec beaucoup de talent,  on se demande bien pourquoi il s’est lancé dans  ce genre d’opération..

 

Philippe du Vignal

 


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