UNE ÉCHELLE, VITE UNE ÉCHELLE

UNE ÉCHELLE, VITE UNE ÉCHELLE .
D’après Nicolas Gogol, conception et mise en scène d’Yves Chevallier, avec Michel Sigalla.

Nous sommes assis en U, autour de tables recouvertes de nappes blanches, nous avons chacun un carton avec le nom d’un écrivain russe, le mien c’est Boulgakov . Et voilà qu’un énergumène en robe de chambre bariolée surgit de dessous la table; trop excité , au début avec Le journal d’un fou,  il finit par trouver un bon rythme devant son auditoire qui ne décroche pas une seconde, avec l’évocation du Nez, du Manteau dans Les nouvelles de Petersbourg, du Revizor, des Âmes mortes… C’est en fin de compte un beau voyage dans l’œuvre de cet auteur capital qui dépeint la bêtise et l’égoïsme de la bourgeoisie et des fonctionnaires russes du XIXe siècle.

  Avec un public constamment en pleine lumière dans ce hall blanc du Théâtre du Chaudron, cet exercice solitaire est périlleux, mais largement apprécié par le public,  même  si nous ne sommes qu’une quarantaine.  Nous  sommes  heureux de retrouver Anne-Marie Choisne la directrice qui n’a pas eu le droit d’accueillir un seul spectacle depuis deux ans, c’est elle qui nous sert un agréable bortch. Cette belle deuxième mi-temps rachète les imperfections d’une reprise trop rapide…

Edith Rappoport

 

Théâtre du Chaudron; Cartoucherie de Vincennes.

 


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