LA TÊTE VIDE

LA TÊTE VIDE Théâtre de l’Aquarium
D’après Raymond Guérin, mise en scène Gilles Chabrier Collectif 7

Le collectif 7 né en 2000 d’un noyau d’anciens élèves de l’école de la Comédie de Saint- Étienne, est la première compagnie invitée par François Rancillac qui vient de prendre les commandes de l’Aquarium. Le hall d’entrée a été rafraîchi, on nous guide sur le plateau où un dispositif quadri-frontal a été installé. Nous sommes environnés par des bancs d’images, huit plans sur chaque mur encerclent le plateau, avec des personnages, hommes, femmes, enfants, sans doute des personnages de la petite ville concernée par ce drame dont on va nous livrer des éléments à travers un jeu de rôles. Un matin, un cultivateur découvre dans un bois jouxtant son champ, deux corps nus, enlacés, morts d’une balle dans la tête. Suzanne femme mariée sans profession et Gustave, huissier consciencieux et bon père de famille étaient amants, ils se sont donné la mort. Autour du médecin légiste, des amis vont se substituer aux protagonistes du drame pour éluder le mystère. Deux armes ont été retrouvées sur les cadavres, qui a tiré le premier, comment  en sont-ils arrivés à cette extrémité ? Éric Challier, Muriel Coadou, Frédéric Huiné et Nathalie Ortega se livrent à cette énigmatique danse de mort avec une grande finesse, des montées violentes, de belles images sur ce plateau qui se couvre d’eau sans qu’on n’y prenne garde, où un grand et bel acteur nu vient s’étendre à la fin du spectacle.

Edith Rappoport


Archive pour 5 novembre, 2009

CORPS A CORDES

CORPS A CORDES  Théâtre des Variétés
Le Quatuor, mise en scène Alain Sachs

Voilà trente ans que ce quatuor qui jongle avec toutes les musiques, réjouit des hordes de spectateurs enthousiastes, des plus grands aux plus petits. Jean-Yves Lacombe que j’avais reçu au Théâtre Paul Éluard de Choisy avec Jean-Claude Asselin, en est toujours l’inénarrable violoncelliste après quelques échappées, Laurent Vercambre y est toujours présent, Pierre Ganem  et Jean-Louis Camors complètent le quatuor. De la ridicule leçon de maintien du maître de musique emperruqué aux jongleries de chaises, en passant par des ballets avec leurs instruments, les quatre virtuoses ne reculent devant aucune pitrerie. Il faut faire rire vite et à tout prix, un peu trop à mon avis car ces excellents musiciens ne laissent jamais l’émotion monter, pendant les deux heures vingt de spectacle. Le public est ravi, moi j’éprouve une déception. Mais il faut bien faire rire pour payer la location de ce magnifique théâtre privé où on ne peut pas retrouver les artistes à la sortie.

Edith Rappoport

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