TCHEVENGOUR

TCHEVENGOUR  MC 93 de Bobigny
D’après Andreï Platonov, mise en scène Lev Dodine
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  Créé en 1999 par Lev Dodine, Tchevengour s’ouvre sur les déplorations d’une dizaine de personnages adossés à un mur vertigineux. « Il faut construire un monde nouveau ! (…) As-tu dejà vu des poissons travailler (…) je ne vais pas endurer ma vie, je vais la transformer en mort(… ) il faut être plus malin que le malheur…». Le mur bascule, laisse place à une rivière, où le fils du pêcheur se plonge pour aller retrouver son père. Tous ces rejetés de la vie qui plongeront dans cette eau glauque, vont tenter de construire un monde meilleur où le travail n’aura plus sa place.  L’étonnant décor d’AlexeÏ Poraï-Koshits, (également décorateur du Platonov présenté quelques jours auparavant) tient un rôle de premier plan, ce mur symbolique ne cesse de se transformer en écran, en terrasse, en plateau…. Malgré l’impressionnante carrure des 18 comédiens, les images prennent le pas sur le sens de cette pièce que j’ai eu un peu de mal à saisir pendant toute la représentation.
Edith Rappoport


Archive pour 28 novembre, 2009

Revue Frictions n° 15

Revue Frictions n°  15 automne 2009

  Le dernier numéro de Frictions s’ouvre par un éditorial de son rédacteur en chef Jean-Pierre  Han qui s’attriste de voir une autre revue de théâtre bien connue Théâtre Public disparaître après 35 ans de bons et loyaux service, du moins opérer une » suspension de parution »; Théâtre Public était liée à Bernard Sobel et au Centre Dramatique National de Gennevilliers et n’aura tenu que deux ans après le changement de directeur…Longévité effectivement hors du commun et disparition qui tient sans doute à de multiples raisons sur lesquelles il faudra revenir: paysage théâtral bouleversé depuis une dizaine d’années, difficulté de la presse imprimée tous genres confondus, manque d’intérêt des différentes instances ministérielles pour ce qui touche à la recherche et à la réflexion esthétique, apparition de publications sur Internet dont le Théâtre du Blog… impensable il y a encore quinze ans, etc…
  Mais, comme le souligne lucidement Jean-Pierre Han, le paysage des revues théâtrales est devenu un désert mais il  pense compter y camper encore un peu…Dans ce numéro- sans doute un des plus solides de la revue,-une belle réflexion sur le son au théâtre de Thierry Besche, à propos d’Ode maritime de Fernando Pessoa mis en scène par Claude Régy au dernier Festival d’Avignon  qui demanda à Philippe Cacha un travail sonore.Il y a aussi une analyse très pointue de Jean Jourdheuil intitulée Chacun pour soi dans les eaux tièdes du management européen ; le titre qui résume bien la situation du théâtre contemporain  qui a changé, et de propos et de lieux, la prépondérance des Festivals étant devenue une chose acquise comme le raccourcissement de la saison théâtrale pour cause de … surenchère festivalère , puisqu’il faut bien préparer les dits festivals . Et Jourdheuil souligne justement la déviation des politiques dites culturelles vers la communication, le paraître politique; il épingle au passage les deux reprsentants du spectacle allemand à l’étranger que sont devenus Thomas Ostermeier et Sasha Waltz.
  Au sommaire encore de ce même numéro , deux longs articles analytiques sur le texte du Philoctète d’ Heiner Muller par Rainer Nägele,  et Jean-Pierre Morel , ainsi que plusieurs textes de l’auteur italien Ascanio Celestini qui ,on le sait peu dans l’hexagone,  occupe une place singulière dans le paysage théâtral italien d’aujourd’hui dont Fabricca va être montée dans quelques jours à Montpellier par Charles Tordjmann….
  Donc,  si vous avez 13 euros à consacrer à l’achat de ce numéro de Frictions, vous ne le regretterez pas. Vous pouvez aussi vous abonner, et ce n’est pas nous qui vous le déconseillerons.

Philippe du Vignal

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