La fin d’une liaison.

 La fin d’une liaison de Graham Greene, adaptation et mise en scène d’Alain Mollot

    Le roman  adapté par le metteur en scène de Roman de familles, fait glisser le théâtre-récit auquel il  nous a habitués,  celui du témoignage direct -presque sociologique, ce qui n’ôte rien à son charme – à une mise en valeur de la psychologie de personnages. Il ne s’agit plus de la vie de tous les jours, mais de l’histoire tragique d’une femme qui aimait trop être aimée, d’un écrivain qui n’aimait pas dire qu’il aimait, et d’un homme qui aimait assez pour supporter de n’être pas aimé assez. Sans compter le quatrième homme…

  Qui dira que l’amour n’est pas la chose la plus importante? Si chaque vie est un roman, il y a bien de la vie dans quelques romans ? La question du passage à la scène est toujours la même : ne pas en rester à l’illustration, ni en prélever les dialogues comme s’il s’agissait d’un texte dramatique autonome, ne pas  nier non plus la présence de l’écrivain, ni celle de ses personnages. Pour Philippe du Vignal et Edith Rappoport, le passage à la scène ne fonctionnait pas. 

   Au contraire, la réussite évidente de cette adaptation  tient à une invention  efficace d’Alain Mollot et de Jean-Pierre Lescot, grand spécialiste du théâtre d’ombres et son complice pour l’occasion : la table et le fauteuil de l’écrivain ne bougent pas – quitte à assumer diverses fonctions -c’est le décor qui bouge, comme une lanterne magique, entraînant dans ses glissements le passage de lieux et du temps. Quelques fantaisies clownesques et silencieuses jouent en contrepoint d’une histoire que l’on suit avec émotion.

Christine Friedel

 

Théâtre des quartiers d’Ivry, du 8 au 18 décembre

 


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