Vienne 1913

Vienne 1913, comédie dramatique d’Alain Didier-Weill, mise en scène de Jean-Luc Paliès.

 vienne.jpg C’est l’histoire à  Vienne ,  dans les années 1913 d’un jeune homme très pauvre qui vient d’avoir vingt ans; il est  SDF ou à peu près , dort là où il peut, sur un banc de square ou dans des asiles de nuit; il suit des cours à l’ Ecole des Beaux-Arts  et il essaye de vendre. ses dessins. Parfaitement inconnu, il le deviendra assez rapidement: il s’appelait Adolf Hitler.
Vienne est une capitale brillante avec des peintres et des artistes exceptionnels,  et Hitler, même pauvre et inconnu,  va finir par fréquenter l’intelligentzia de la ville. Il y reviendra  quelques années plus tard pour proclamer l’Anschluss…
Mais  Alain Didier Weill explique qu’il n’ a pas voulu faire de ce jeune Hitler une brute raciste mais a  essayé de comprendre pourquoi le pire avait côtoyé le meilleur dans la capitale mythique de l’Autriche il y a déjà un siècle maintenant, et a enfanté la barbarie la plus violente depuis longtemps..Il y a la fois les tenants du nationalisme le plus virulent, des marxistes mais aussi des antisémites.
On voit ainsi Freud le cigare au bec et son disciple Jung avec lequel il va se brouiller, première scission dans le mouvement psychanalytique encore dans l’enfance, et un jeune homme,  Hugo , antisémite,   que Jung enverra consulter Freud.
gardien1.jpgJean-Luc Paliès a conçu son spectacle- dont c’est ici une reprise-comme une sorte d’oratorio avec deux chanteuses, un musicien :Jean-Claude Chapuis qui joue sur des verres en cristal, et plusieurs récitants qui incarnent les différents personnages; c’est rigoureusement dirigé,   le jeune acteur Miguel-Ange Sarmiento qui incarne Hitler est  remarquable, et Jean-Luc Paliès recrée un Docteur Freud tout à fait crédible.
Mais du côté dramaturgie, c’est beaucoup moins bien et les petites scènes se succèdent aux petites scènes, avec de temps en temps, une partition chantée ou jouée.Il y parfois des moments  pleins d’humour. Mais l’ensemble n’ a rien de très passionnant et a des côtés pédagogiques dont on aurait aimé être dispensé; il n’y a pas vraiment de fil rouge et  les discussions entre Freud et Jung semblent plaquées, sorties tout droit d’une pas très bonne série télé, même si l’auteur sait ce dont il il parle, puisqu’Alain Didier Weil est psychiatre et psychanalyste.
En fait,  quel que soit l’intérêt que l’on peut porter à une évocation de l’esprit qui souffla sur Vienne autrefois, la forme hybride d’un oratorio-fiction dramatique n’était  sûrement  pas la mieux adaptée…. Mais le spectacle, dit le petit  programme sans beaucoup de scrupules, bénéficie d’une écriture intelligente et d’une mise en scène très étonnante( sic). Puisqu’on vous le dit! Encore une fois même  si la mise en scène est rigoureuse,, elle aussi des côtés brouillons, ce qui n’est pas incompatible et  le spectacle hésite constamment entre la forme de l’oratorio et celle d’un comédie avec des personnages historiques.
Alors à voir?  Pas sûr du tout!

Philippe du Vignal

Théâtre du Lierre, 28 rue du Chevaleret,  jusqu’au 24 janvier.

Note à benêts: 

  Le directeur du lieu:  Farid Paya demande à l’entrée  de son  théâtre que l’on signe une pétition contre la diminution des ses moyens  par la DRAC Ile de France, ce qui est parfaitement son droit mais quand il prétend que ce sont quelques experts de la commission théâtre qui ont décidé de cette mesure, cela relève de la manipulation et/ou de la mauvaise foi. puisqu’il sait très bien que c’est la seule DRAC qui décide, et non les experts dont l’avis est seulement consultatif.


Archive pour 17 janvier, 2010

Vienne 1913

Vienne 1913, comédie dramatique d’Alain Didier-Weill, mise en scène de Jean-Luc Paliès.

 vienne.jpg C’est l’histoire à  Vienne ,  dans les années 1913 d’un jeune homme très pauvre qui vient d’avoir vingt ans; il est  SDF ou à peu près , dort là où il peut, sur un banc de square ou dans des asiles de nuit; il suit des cours à l’ Ecole des Beaux-Arts  et il essaye de vendre. ses dessins. Parfaitement inconnu, il le deviendra assez rapidement: il s’appelait Adolf Hitler.
Vienne est une capitale brillante avec des peintres et des artistes exceptionnels,  et Hitler, même pauvre et inconnu,  va finir par fréquenter l’intelligentzia de la ville. Il y reviendra  quelques années plus tard pour proclamer l’Anschluss…
Mais  Alain Didier Weill explique qu’il n’ a pas voulu faire de ce jeune Hitler une brute raciste mais a  essayé de comprendre pourquoi le pire avait côtoyé le meilleur dans la capitale mythique de l’Autriche il y a déjà un siècle maintenant, et a enfanté la barbarie la plus violente depuis longtemps..Il y a la fois les tenants du nationalisme le plus virulent, des marxistes mais aussi des antisémites.
On voit ainsi Freud le cigare au bec et son disciple Jung avec lequel il va se brouiller, première scission dans le mouvement psychanalytique encore dans l’enfance, et un jeune homme,  Hugo , antisémite,   que Jung enverra consulter Freud.
gardien1.jpgJean-Luc Paliès a conçu son spectacle- dont c’est ici une reprise-comme une sorte d’oratorio avec deux chanteuses, un musicien :Jean-Claude Chapuis qui joue sur des verres en cristal, et plusieurs récitants qui incarnent les différents personnages; c’est rigoureusement dirigé,   le jeune acteur Miguel-Ange Sarmiento qui incarne Hitler est  remarquable, et Jean-Luc Paliès recrée un Docteur Freud tout à fait crédible.
Mais du côté dramaturgie, c’est beaucoup moins bien et les petites scènes se succèdent aux petites scènes, avec de temps en temps, une partition chantée ou jouée.Il y parfois des moments  pleins d’humour. Mais l’ensemble n’ a rien de très passionnant et a des côtés pédagogiques dont on aurait aimé être dispensé; il n’y a pas vraiment de fil rouge et  les discussions entre Freud et Jung semblent plaquées, sorties tout droit d’une pas très bonne série télé, même si l’auteur sait ce dont il il parle, puisqu’Alain Didier Weil est psychiatre et psychanalyste.
En fait,  quel que soit l’intérêt que l’on peut porter à une évocation de l’esprit qui souffla sur Vienne autrefois, la forme hybride d’un oratorio-fiction dramatique n’était  sûrement  pas la mieux adaptée…. Mais le spectacle, dit le petit  programme sans beaucoup de scrupules, bénéficie d’une écriture intelligente et d’une mise en scène très étonnante( sic). Puisqu’on vous le dit! Encore une fois même  si la mise en scène est rigoureuse,, elle aussi des côtés brouillons, ce qui n’est pas incompatible et  le spectacle hésite constamment entre la forme de l’oratorio et celle d’un comédie avec des personnages historiques.
Alors à voir?  Pas sûr du tout!

Philippe du Vignal

Théâtre du Lierre, 28 rue du Chevaleret,  jusqu’au 24 janvier.

Note à benêts: 

  Le directeur du lieu:  Farid Paya demande à l’entrée  de son  théâtre que l’on signe une pétition contre la diminution des ses moyens  par la DRAC Ile de France, ce qui est parfaitement son droit mais quand il prétend que ce sont quelques experts de la commission théâtre qui ont décidé de cette mesure, cela relève de la manipulation et/ou de la mauvaise foi. puisqu’il sait très bien que c’est la seule DRAC qui décide, et non les experts dont l’avis est seulement consultatif.

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