Solomonde

Solomonde, spectacle écrit par Lucie Gougat et et jean Louis-Baille ,  mise en scène de  Lucie Gougat et  jeu de Jean-Louis Baille.

solom.jpgC’est un peu comme une mauvaise farce, celle  d’un clown qui voudrait bien sortir de sa pièce, mais qui ne le peut pas : le monde extérieur lui fait peur. Il n’y a pas grand chose sur scène: un fauteuil en cuir 1930, un paravent bleu foncé et une porte dans le fond. Solomonde rêve de tout et de rien , surtout de pouvoir sortir; il a peu d’accessoires avec lui juste une grande valise d’autrefois d’où il fera surgir une petite cheminée d’où il fera surgir un petit ( faux bien sûr). Il a aussi une cuirasse avec un casque, ce qui fait un curieux contraste avec son nez rouge et son chapeau en carton à ailettes. C’est un personnage aussi angoissé que comique, et qui possède une volonté farouche d’en découdre avec l’univers hostile qui l’entoure.
 Lucie Gougat a cru bon de mettre -manie de ces dernières années- une vidéo où on voit Solomonde sortir par la vraie porte. Pourquoi pas? Mais cela ne présente guère d’intérêt: il y a cinquante ans, l’on aurait crié au miracle et au tour de magie, mais comme maintenant la vidéo est partout jusque dans le métro, les bus et les bureaux de poste, cela ne fascine plus personne, même les enfants.. La gestuelle est d’excellente qualité mais le texte est souvent très faible, ce qui affaiblit le traitement poétique de l’image. La tête que s’est faite Jean-Louis Baille est surprenante et il possède un incontestable  métier: mais si l’ on ne s’ennuie pas vraiment, l’ensemble n’a tout de même rien de bien passionnant. On sourit parfois mais ce n’est pas la franche hilarité que l’on pouvait soupçonner au début du spectacle.
 Alors à voir? Pas sûr du tout. C’est sans doute un spectacle techniquement tout à fait au point mais qui manque à la fois d’un vrai texte  et d’une petite flamme délirante qui l’ ouvrirait  sur un univers poétique personnel comme celui de James Thierrée. Le public vincennois n’avait pas l’air mécontent, sans pour autant  paraître vraiment enflammé de bonheur.

Théâtre Daniel-Sorano 16 rue Charles Pathé Métro Château de Vincennes jusqu’au 21 février.


Archive pour 19 janvier, 2010

Solomonde

Solomonde, spectacle écrit par Lucie Gougat et et jean Louis-Baille ,  mise en scène de  Lucie Gougat et  jeu de Jean-Louis Baille.

solom.jpgC’est un peu comme une mauvaise farce, celle  d’un clown qui voudrait bien sortir de sa pièce, mais qui ne le peut pas : le monde extérieur lui fait peur. Il n’y a pas grand chose sur scène: un fauteuil en cuir 1930, un paravent bleu foncé et une porte dans le fond. Solomonde rêve de tout et de rien , surtout de pouvoir sortir; il a peu d’accessoires avec lui juste une grande valise d’autrefois d’où il fera surgir une petite cheminée d’où il fera surgir un petit ( faux bien sûr). Il a aussi une cuirasse avec un casque, ce qui fait un curieux contraste avec son nez rouge et son chapeau en carton à ailettes. C’est un personnage aussi angoissé que comique, et qui possède une volonté farouche d’en découdre avec l’univers hostile qui l’entoure.
 Lucie Gougat a cru bon de mettre -manie de ces dernières années- une vidéo où on voit Solomonde sortir par la vraie porte. Pourquoi pas? Mais cela ne présente guère d’intérêt: il y a cinquante ans, l’on aurait crié au miracle et au tour de magie, mais comme maintenant la vidéo est partout jusque dans le métro, les bus et les bureaux de poste, cela ne fascine plus personne, même les enfants.. La gestuelle est d’excellente qualité mais le texte est souvent très faible, ce qui affaiblit le traitement poétique de l’image. La tête que s’est faite Jean-Louis Baille est surprenante et il possède un incontestable  métier: mais si l’ on ne s’ennuie pas vraiment, l’ensemble n’a tout de même rien de bien passionnant. On sourit parfois mais ce n’est pas la franche hilarité que l’on pouvait soupçonner au début du spectacle.
 Alors à voir? Pas sûr du tout. C’est sans doute un spectacle techniquement tout à fait au point mais qui manque à la fois d’un vrai texte  et d’une petite flamme délirante qui l’ ouvrirait  sur un univers poétique personnel comme celui de James Thierrée. Le public vincennois n’avait pas l’air mécontent, sans pour autant  paraître vraiment enflammé de bonheur.

Théâtre Daniel-Sorano 16 rue Charles Pathé Métro Château de Vincennes jusqu’au 21 février.

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