Quoi de neuf dans les théâtres privés ?


seznec.jpgEn présentant la seconde partie de la saison 2009 / 2010 des théâtres privés, Georges Terrey, président du Syndicat national des directeurs et des tourneurs du théâtre privé, a constaté les répercussions de la crise sur la fréquentation des spectacles. “Paradoxalement, dit-il, ce sont les spectacles aux places les plus chers qui marchent très bien.
« Ceci s’explique – a-t-il dit – par les choix drastiques des spectateurs qui tendent à évacuer la notion de risque et se dirigent vers des valeurs clairement identifiées, la présence d’une vedette, la nouvelle pièce d’un auteur à la notoriété établie qu’ils apprécient, ou la reprise d’une pièce du répertoire qu’ils connaissent. »
Comment susciter la curiosité des spectateurs face à la concurrence croissante ? Les directeurs des théâtres privés relèvent le défi. Il s’agit de s’adapter aux mutations de la société actuelle. Proposer, par exemple,  aux particuliers de participer à la coproduction de spectacles, ce qui est déjà  courant dans le domaine musical ou au cinéma. poupe.jpg« Pourquoi ne pas faire émerger un cercle d’amateurs éclairés qui puissent, au théâtre, soutenir nos choix ? » dit  Georges Terrey. Des solutions de ce type sont en effet urgentes, d’autant plus que les relations avec les pouvoirs publics deviennent de plus en plus tendues.
Un  certain nombre de « seul en scène », forme plus abordable pour un producteur mais aussi très demandée par le public,est programmée, qu’il s’agisse de spectacles comiques, comme Arthur,  ou encore, Abraham de, par et avec Michel Jonasz au Théâtre de la Gaîté-Montparnasse; Et Pas une ride avec Michèle Bernier au Théâtre de la Renaissance, Gaspard Proust enfin sur scène et Vous avez quel âge ? de Françoise Dorin avec Jean Piat au Studio et à la Comédie des Champs-Élysées, ou Extinction de Thomas Bernhard avec  Serge Merlin au Théâtre de la Madeleine.
imageparadisgde.jpgAvec des stars, des valeurs sûres, des acteurs et des metteurs en scène de renom, populaires grâce au cinéma et à la télévision, devraient remobiliser et consolider le public du privé. On verra ainsi au Théâtre de l’Atelier Je l’aimais adapté du roman d’Anna Gavalda et mis en scène par Patrice Leconte avec Irène Jacob, Gérard Darmon et Noémie Kocher. Et parmi les classiques , Maison de poupée  d’Ibsen, mise en scène de Michel Fau au Théâtre de la Madeleine.
La part belle est faite aux auteurs contemporains: à Édouard VII,  Audition de Jean-Claude Carrière, mise en scène par Bernard Murat avec Jean-Pierre Marielle; au Théâtre Marigny, Face au paradis de Nathalie Saugeon, mise en scène de Rachida Brackni et, au Théâtre de l’Œuvre, Marcel Bluwal met en scène David et Edward de Lionel Goldstein avec Michel Aumont et Michel Duchaussoy.
Et  Robert Hossein monte Seznec, un procès impitoyable, qu’il a réalisé et qu’il présente lui-même sur scène avec 26 comédiens au Théâtre de Paris.

Irène Sadowska Guillon

Pour plus de détails : www.theatreprive.com

 

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