Tangos, slams et coplas

Tangos, slams et coplas, de Miguel Angel Sevilla

C’est le théâtre du presque rien, le théâtre le plus vrai qui soit. Une jeune et charmante androgyne (tout compte fait, au féminin) accompagne à la  guitare un léger et chenu Miguel Angel Sevilla, et tous les deux nous emmènent pour un voyage en poésie. En espagnol, la légende du frère Soleil et de la sœur Lune qui nous font de larmes de pluie : et la langue est si belle, si rythmée que les images nous parviennent, avant même que l’auteur ne nous en donne la traduction. Les coplas andalouses mènent au tango, dirons-nous argentin ? On entend dans cette musique qui tient en quatre pas quelque chose de l’Europe de l’Est, de l’Italie, le chagrin et les rires des immigrés qui ont fait leur part d’Argentine, à la rencontre d’autres peuples inconnus. Oui, il faut dire tango argentin.
Histoires de fraternité, dit l’auteur, et il nous fait entrer, de la voix, d’un pas de danse esquissé, d’une esquive et d’une absence, dans les bars des pauvres, oui, ceux d’une Argentine désargentée. Et il continue à tenir la langue comme une monture docile et passe au slam. Histoires de vie, histoires d’amour, chacun peut, à les entendre, construire son rêve lointain, et très proche, de l’autre, celui-là, le frère qu’on ne voit pas.
Une soirée à guetter dans les petites salles, les bars, les cafés où elle va se glisser et emmener, on l’a dit, en Poésie.

Christine Friedel

 


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