LE GRENIER

 

LE GRENIER de Yoji Sakate de mise en scène Jacques Osinski

 

Un jeune dans un grenier (de fabrication industrielle pour pallier le manque de logement) médite sur un objet ayant appartenu à son frère qui s’y est suicidé. Sa mère tente de le faire sortir, il reste prostré. Plusieurs personnages plus ou moins en détresse envahiront ce grenier, jeunesse en perdition coincée entre une modernité dévorante et la perte des traditions. On est  surpris par le nombre d’acteurs (excellents Frédéric Cherboeuf et Elizabeth Catroux entre autres) au salut, huit comédiens tout de même, car la plupart des scènes se jouent à deux dans ce grenier exigu. Le désespoir et le manque de valeurs de la jeunesse japonaise, les Hikikomori qui vivent en autarcie dans leurs chambres, les yeux rivés sur leurs ordinateurs ne paraissent pas franchement  exaltants !

Edith Rappoport

Théâtre du Rond-Point jusqu’au 3 avri


Archive pour 16 mars, 2010

ELIAS LEISTER A DISPARU

ELIAS LEISTER A DISPARU. Thriller poétique d’Eudes Labrusse, mise en scène Jérôme Imard et Eudes Labrusse.

 

elias.jpg C’est en effet une sorte de roman policier écrit sur un mode cinématographique qui est interprété par une équipe dynamique de six bons interprètes accompagnés par Christian Roux au piano.
Elias Leister, un enfant de dix ans a disparu du domicile familial par un froid matin d’hiver. Une enquête policière se déclenche, la jeune inspectrice elle-même en mal d’enfant, en fait son affaire personnelle. Elle enquête auprès d’une camarade de classe qui taira farouchement ce qu’elle sait, les parents d’Elias restent abattus ou mutiques, l’enfant qui s’est terré au fond de la forêt sera finalement retrouvé.
Dans la deuxième partie, Elias Leister devenu soldat en Afrique disparaît à nouveau, mais j’ai perdu le fil du spectacle à ce moment-là. L’écriture est lancée sur le mode de l’adresse au spectateur par les comédiens qui vouvoient leurs propres personnages, jonglent avec leurs rôles avec efficacité, sur un plateau nu autour d’une grande table qui tient lieu de tribunal et un mur où sont accrochés au fur et à mesure des objets indices sur la personnalité d
’Elias.
On comprend au bout d’un moment que la pièce porte sur les douleurs de l’adoption. Malgré cette longueur sur la fin du spectacle, ces « variations impressionnistes sur l’enfance » qui doivent recéler un vécu personnel ont saisi toute la salle bourrée ce jour-là.

Edith Rappoport

Théâtre 13 jusqu’au 18 avril.

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