Invasion

Invasion, de Jonas Hassen Khemeri, mise en scène Michel Didym

Comment qu’elle est trop belle, la fille ! Abulkkasem. Chai pas quoi faire ! Abulkasem. A la vie à la mort, mon frère, Abulkasem. L’auteur, tuniso-suédois, a inventé de faire circuler le nom d’un noble pirate des Mille et une nuits comme le furet coureur d’une langue qui n’existe pas, celle du « vivre ensemble » (aïe ! Beau projet, mais son expression manque de grâce, et pour cause…) entre les populations, dans un pays bien obligé d’accueillir les immigrants. Commençant par l’ invasion   de la scène par deux « d’jeun’s » bruyants et grossiers – on y croit presque -, le spectacle se présente à nous comme une culotte d’Arlequin,  bric-à-brac télévisuel avec shows d’experts, animateur sacralisé par son souverain micro, téléréalité  d’une petite drague de bistrot ou de l’histoire de la fille qui a perdu ses clés…
Les comédiens, tous transformistes, s’en donnent à coeur joie, jusqu’à ce qu’on débouche sur le personnage du sans papier, un Abulkasem pas drôle, pris pour un terroriste par ce qu’il ne sait pas répondre  aux questions dans la bonne langue ni au bon moment.
Et la société suédoise est sauvée.

Mise en scène brillante, scénographie astucieuse et, encore une fois, comédiens « au top »: pourtant, ça ne suffit pas, l’écriture déçoit. C’est comme ça.

Christine Friedel

Théâtre des Amandiers, Nanterre, à 21h, jusqu’au 17 avril – 01 46 14 70 00


Archive pour 31 mars, 2010

Invasion

Invasion, de Jonas Hassen Khemeri, mise en scène Michel Didym

Comment qu’elle est trop belle, la fille ! Abulkkasem. Chai pas quoi faire ! Abulkasem. A la vie à la mort, mon frère, Abulkasem. L’auteur, tuniso-suédois, a inventé de faire circuler le nom d’un noble pirate des Mille et une nuits comme le furet coureur d’une langue qui n’existe pas, celle du « vivre ensemble » (aïe ! Beau projet, mais son expression manque de grâce, et pour cause…) entre les populations, dans un pays bien obligé d’accueillir les immigrants. Commençant par l’ invasion   de la scène par deux « d’jeun’s » bruyants et grossiers – on y croit presque -, le spectacle se présente à nous comme une culotte d’Arlequin,  bric-à-brac télévisuel avec shows d’experts, animateur sacralisé par son souverain micro, téléréalité  d’une petite drague de bistrot ou de l’histoire de la fille qui a perdu ses clés…
Les comédiens, tous transformistes, s’en donnent à coeur joie, jusqu’à ce qu’on débouche sur le personnage du sans papier, un Abulkasem pas drôle, pris pour un terroriste par ce qu’il ne sait pas répondre  aux questions dans la bonne langue ni au bon moment.
Et la société suédoise est sauvée.

Mise en scène brillante, scénographie astucieuse et, encore une fois, comédiens « au top »: pourtant, ça ne suffit pas, l’écriture déçoit. C’est comme ça.

Christine Friedel

Théâtre des Amandiers, Nanterre, à 21h, jusqu’au 17 avril – 01 46 14 70 00

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