VITEZ EN EFFIGIE

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Pour les 20 ans de la disparition d’Antoine Vitez, l’association THEMAA et le Théâtre aux mains nues ont organisé 2 jours de colloque, une exposition et un spectacle et un film pour marquer sa mémoire.
Mes souvenirs de Vitez remontent : un voyage en 2 CV à Caen avec René Gaudy pour voir sa mise en scène des Bains de Maïakowski, un plateau tournant circulaire avec le fonctionnaire Pobedonossikov qui recule devant les solliciteurs, La parade de Loula Anagnostaki (?) avec la magnifique Brigitte Jacques et Collin Harris (?) puis Le précepteur de Lenz au TEP ou encore La grande enquête de François Felix Kulpa de Xavier Pommeret, ses débuts au TQI après Nanterre et surtout La magnifique Électre qu’il n’a cessé de remonter, plus tard, Le Partage de midi à la Comédie Française, L’Echange à Chaillot. Et puis une interview publiée dans France Nouvelle, “Le Conservatoire, haras de la Comédie-Française”, que de souvenirs lumineux, inoubliables !
Vitez avait une amitié de jeunesse avec Alain Recoing, infatigable amoureux de la marionnette ( nous l’avions invité en 1975 à la MJC d’Issy-les-Moulineaux avec L’enfant d’éléphant). Dès son arrivée à la direction du Théâtre National de Chaillot, Vitez avait fondé un espace pour la marionnette et le jeune public dans le grand foyer ouvert sur la Seine, il y avait programmé plusieurs marionnettistes importants, comme Grégoire Calliès ou Pierre Blaise, je me souviens de Tout le cirque magnifique. À l’époque, la marionnette n’était pas à l’honneur…
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Après plusieurs interventions introduites par Eloi Recoing qui a pris la succession de son père à la tête du Théâtre aux mains nues, de trois jeunes chercheuses universitaires, dont celle très vivante de LenaÏck Talarmin de Paris 3 commentant le jeu d’Elmire transformée en marionnette dans la scène de séduction de Tartuffe, d’après un vieux film en noir et blanc de 1978, place au théâtre.
Éloi Recoing a mis en scène un impromptu sur ce que Vitez désignait comme” le théâtre en gaz rare, le théâtre sans rien”. Cyril Bourgeois, Alain Recoi
ng et Jeanne Vitez retracent l’aventure exceptionnelle du parcours de Vitez aux côtés de la marionnette à partir de la création de La ballade de Mister Punch au Théâtre Paul Éluard de Choisy le Roi en 1976, battant les différentes expériences et les textes, sur un plateau circulaire et un castelet blanc. “ Crayonné dans l’urgence, vite et mal selon le précepte claudélien” cet impromptu est un réjouissant et ironique délice.

Edith Rappoport

Théâtre National de Chaillot

 


Archive pour 2 mai, 2010

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Pour les 20 ans de la disparition d’Antoine Vitez, l’association THEMAA et le Théâtre aux mains nues ont organisé 2 jours de colloque, une exposition et un spectacle et un film pour marquer sa mémoire.
Mes souvenirs de Vitez remontent : un voyage en 2 CV à Caen avec René Gaudy pour voir sa mise en scène des Bains de Maïakowski, un plateau tournant circulaire avec le fonctionnaire Pobedonossikov qui recule devant les solliciteurs, La parade de Loula Anagnostaki (?) avec la magnifique Brigitte Jacques et Collin Harris (?) puis Le précepteur de Lenz au TEP ou encore La grande enquête de François Felix Kulpa de Xavier Pommeret, ses débuts au TQI après Nanterre et surtout La magnifique Électre qu’il n’a cessé de remonter, plus tard, Le Partage de midi à la Comédie Française, L’Echange à Chaillot. Et puis une interview publiée dans France Nouvelle, “Le Conservatoire, haras de la Comédie-Française”, que de souvenirs lumineux, inoubliables !
Vitez avait une amitié de jeunesse avec Alain Recoing, infatigable amoureux de la marionnette ( nous l’avions invité en 1975 à la MJC d’Issy-les-Moulineaux avec L’enfant d’éléphant). Dès son arrivée à la direction du Théâtre National de Chaillot, Vitez avait fondé un espace pour la marionnette et le jeune public dans le grand foyer ouvert sur la Seine, il y avait programmé plusieurs marionnettistes importants, comme Grégoire Calliès ou Pierre Blaise, je me souviens de Tout le cirque magnifique. À l’époque, la marionnette n’était pas à l’honneur…
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Après plusieurs interventions introduites par Eloi Recoing qui a pris la succession de son père à la tête du Théâtre aux mains nues, de trois jeunes chercheuses universitaires, dont celle très vivante de LenaÏck Talarmin de Paris 3 commentant le jeu d’Elmire transformée en marionnette dans la scène de séduction de Tartuffe, d’après un vieux film en noir et blanc de 1978, place au théâtre.
Éloi Recoing a mis en scène un impromptu sur ce que Vitez désignait comme” le théâtre en gaz rare, le théâtre sans rien”. Cyril Bourgeois, Alain Recoi
ng et Jeanne Vitez retracent l’aventure exceptionnelle du parcours de Vitez aux côtés de la marionnette à partir de la création de La ballade de Mister Punch au Théâtre Paul Éluard de Choisy le Roi en 1976, battant les différentes expériences et les textes, sur un plateau circulaire et un castelet blanc. “ Crayonné dans l’urgence, vite et mal selon le précepte claudélien” cet impromptu est un réjouissant et ironique délice.

Edith Rappoport

Théâtre National de Chaillot

 

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