LE ROI, LA REINE LE CLOWN ET L’ENFANT

 

LE ROI, LA REINE LE CLOWN ET L’ENFANT  d’ Éric Louis et Pascal Collin, mise en scène d’ Éric Louis.

La Nuit surprise par le jour, collectif d’artistes inventifs et généreux, a suscité de belles aventures théâtrales, notamment Le bourgeois, la mort et le comédien, trilogie de Molière et surtout un insolite Songe d’une nuit d’été aux ateliers Berthier en 2007.
Ils ont mitonné à leur sauce ce conte pour enfants, Le roi, la reine, le clown et l’enfant, histoire d’un roi qui doit impérativement marier sa fille avant ses 18 ans révolus, faute de quoi le royaume deviendrait la proie d’une vilaine sorcière, source de grands malheurs.
Un prétendant est choisi, il doit rencontrer sa promise la veille des noces, mais la princesse ne veut pas épouser un homme qu’elle n’a jamais vu. Elle veut s’enfuir pour découvrir le monde, mais la Reine, sa mère veille au grain; la princesse retrouvera un père compréhensif et un mari qu’elle connaît grâce à un subterfuge. Les quatre acteurs font preuve d’ironie et d’une belle agilité en faisant appel à une amusante participation du public averti par l’équipe du Théâtre 71.

Edith Rappoport

Théâtre 71 de Malakoff

 


Archive pour 7 mai, 2010

GARY JOUVET 45 51

 

GARY JOUVET 45 51d’après la correspondance de Louis Jouvet et de Romain Gary et Tulipe ou la protestation de Romain Gary, mise en scène de Gabriel Garran

garryjouvet2.jpgC’est un retour émouvant pour Gabriel Garran au Théâtre de la Commune qu’il avait créé il y a plus de trente ans! De grands souvenirs reviennent : L’instruction de PeterWeiss, La mort d’un commis voyageur parmi bien d’autres. Didier Bezace a invité l’ancien maître des lieux et de nombreux amoureux de ce premier théâtre public de banlieue s’y pressent et la moyenne d’âge est élevée ! Mais l’attente est vive, Gabriel Garran  revient avec une œuvre étrange où il a mêlé la correspondance de ces deux artistes et une pièce de Romain Gary sur des émigrés rescapés de la seconde guerre mondiale rejetés par les USA…
Mais la grande salle du Théâtre de la Commune est étroite et profonde et André Diot, grand éclairagiste devant l’Éternel aime bien les ombres. Et l’on ne distingue pas les visages des six acteurs, plutôt bons au demeurant,et l’ on se perd dans les personnages (il a fallu lire le programme à la sortie pour s’apercevoir que l’excellent Jean Paul-Farré jouait le rôle de Tulipe l’émigré de Harlem). On ne sait pas très bien  qui est Jouvet, qui est Gary… On n’y voit rien, on entend mal loin du plateau… Il est donc difficile,  dans ces conditions, d’apprécier à sa juste mesure ce spectacle énigmatique, malgré toute l’admiration que l’on peut porter à Gabriel Garran, artiste généreux entre tous.

Edith Rappoport

Théâtre de la Commune d’Aubervilliers, jusqu’au 29 mai Tél 01 48 33 16 16


 

Zelda.F (ou l’incroyable vie de Zelda Fitzgerald)

Zelda.F (ou l’incroyable vie de Zelda Fitzgerald)

Mise en scène Julianne Plée, conception:  Bénédicte Dessombz et Julianne Plée

Un immense talent d’écrivain sacrifié sur l’autel de la jalousie, ainsi pourrait-on résumer le destin tragique de Zelda Fitzgerald. On connaît peu l’épouse de l’écrivain américain, cette femme hors-du-commun, assoiffée d’indépendance, et qui,  toute sa vie, a dû se battre pour conquérir liberté et reconnaissance.
Et c’est tout le mérite de ce spectacle que de nous donner à mieux connaître cette artiste exigeante. Ainsi le spectateur appréhende-t-il Zelda par ceux qui l’ont connue : une amie d’enfance ou une comédienne de Broadway, son éditeur ou son médecin, le garçon de café ou le journaliste radio, une voyante ou Scott lui-même, méprisant et indifférent.

 zelda.jpgDe Montgomery (Alabama), le village d’enfance, à Manhattan, de Saint-Raphaël à Montparnasse, de Naples à Hollywood, l’existence de Zelda est une fuite en avant éperdue, entre l’Amérique de la prohibition et l’Europe d’après-guerre, où elle courrait après le bonheur. Une quête illusoire: Scott ne croit pas au génie de Zelda. Leurs frasques et leurs escapades extraconjugales montrent assez la fumisterie sur laquelle reposait le couple. Ce qui n’empêcha pas l’auteur de Gatsby de se servir de sa femme comme d’une muse et d’en faire l’héroïne de ses romans, trahissant sa maladie et exploitant sa souffrance, allant même jusqu’à recopier des extraits de ses lettres ou de son journal. La gloire importe davantage que le respect ou la considération, semble-t-il, et vaut bien quelques sacrifices.
Ainsi le sort de Zelda est-il étroitement lié à Scott. C’est peu dire que tous deux brûlèrent la chandelle par les deux bouts. Ce couple exubérant et fantasque a multiplié les excentricités et les excès jusqu’à ce que Scott en meure le premier , d’alcoolisme et de tuberculose, suivi quelques années plus tard par une Zelda schizophrène. Un couple fou et trop passionné, évoquant celui de Diego Rivera et de  Frida Kahlo.
Bénédicte Dessombz est aussi stupéfiante que la Zelda qu’elle incarne. Courant sur scène, bougeant au rythme du jazz, elle s’amuse et nous séduit, nous ravit et nous conquiert. Avec un simple tailleur pantalon déclinable à l’envi et quelques accessoires, la jeune actrice se métamorphose littéralement. Véritable caméléon, elle change de peau avec une facilité déconcertante.Chacun de ses personnages est abouti et convaincant mais elle requiert aussi notre attention à chaque instant : on ne s’ennuie pas une minute durant cette représentation à la mise en scène vraiment très réussie.
Voilà donc un spectacle chargé d’émotion qui sort de l’ordinaire. C’est avec une grande sincérité que l’on lui souhaite bonne chance !

 

 

Barbara Petit

Le 6 mai à 20h30 au Petit Théâtre – Odyssée, à L’Escale, 25 rue de la Gare, Levallois.

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