VISITES FICTIVES

 

VISITES FICTIVES création de Fabrice Macaux avec Oriane Villatte

 

Fabrice Macaux collabore depuis plusieurs années à ce beau Centre d’art contemporain dans l’ abbaye fondée par Blanche de Castille qui propose une exposition insolite de Bili Bidjocka, artiste venu du Cameroun, installé en France : c’est une fiction, la rencontre improbable entre deux continents, deux histoires, trois espaces/temps, celle de Saint-Louis et de Soundiata Keita, l’un des plus grands empereurs d’Afrique. Cette visite fictive se déroule dans la belle Grange aux Dîmes où nous convie Lili, “chargée des publics”. Dans l’immense nef très sombre, on distingue de longues formes blanche suspendues, telles des aubes des croisades, les arcades s’éclairent avec des guirlandes lumineuses, les robes aussi sont éclairées par instants. Et Lili nous entraîne dans la visite, évoquant des périodes anciennes et rebondissant sur l’étrange, les étrangers, les sans-papiers… Nous la suivons, étonnés et saisis par la beauté de ces grandes formes blanches dans ce vaste espace et ce voyage étrange dans l’histoire où nous entraîne Lili. On peut poursuivre la visite en traversant le splendide parc très fleuri de pâquerettes et de boutons d’or, pour voir d’autres oeuvres de Bili Bidjocka sur des écrans vidéo.. Edith Rappoport

  Les 29 mai, 12 et 16 juin à 15 h 30, Abbaye de Maubuisson, site d’art contemporain du Val-d’Oise 01 34 6436 10


Archive pour 9 mai, 2010

ÇA VA

ÇA VA écriture et mise en scène d’Hélène Hamon, écriture et interprétation d’ Hubert Mahela, scénographie de Jean-Baptiste Manessier,

 Sous ce titre lapidaire, il y a un un sous-titre : “Scènes de la vie ordinaire à Kinshasa, là où malgré la guerre et la vie dure, les gens savent rire, désirer, pardonner”…. Hubert Mahela, seul en scène crée toute une vie autour de lui et  fait vivre tout son quartier de Kinshasa. Il est venu installer un “Nikablo”, échoppe de rue pour le mariage de son ami Christian Zola. Il est occupé à placer des ampoules dans un invraisemblable carpharnaüm, qu’il déblaie peu à peu, parlant, dansant, riant avec une énergie de tous les instants, au son de musiques qui entretiennent sa bonne humeur.
L’espace prend forme sous ses mains, la devanture devient coquette, il mitonne des beignets dont l’odeur parfumée chatouille agréablement les narines du petit Kolia 7 ans qui n’en perd pas une miette.
Et puis panne d’électricité, un mois à la bougie, plus rien à manger, les tueurs partis de 800 kilomètres se rapprochent de la capitale, y entrent. Ce sont des enfants soldats, le pire d’entre eux n’a pas 12 ans…Christian Zola qui a porté un homme  blessé dans un accident de voiture jusqu’à la polyclinique, se fait arrêter car il aurait dû attendre les secours, quitte à laisser mourir la victime. Mais c’est son grand-père qui le premier s’est établi dans ce quartier, tout le monde le connaît et on le libère et la joie revient. Les invités du mariage arrivent.
A lui seul, Hubert Mahela est porteur de l’incroyable énergie des petites gens dans ce pays ravage et pillé qui renaît sans cesse de ses cendres..

Edith Rappoport

 

Théâtre Jeune Public de Strasbourg puis au Théâtre Dunois

 

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