Le Manuscrit des chiens

Le Manuscrit des chiens, de Jon Fosse, traduction de Terje Sinding, mise en scène Brigitte Bourdon et Danièle Klein.

      manuscrit.jpgChez Jon Fosse, grand auteur de théâtre norvégien, Médor se nomme, bien sûr, Hactor ! C’est un chien de bord. Il remplit consciencieusement ses fonctions à bord du petit caboteur qui navigue sur les fjords, mais sa fonction numéro un est de donner chaleur et amitié à son vieux maître solitaire, le capitaine Phosphore. En échange il reçoit quelques succulents morceaux de lard grillé et peut dormir, ô délice suprême, couché sur les pieds de son maître. Ainsi tout va pour le mieux au pays des Fous (de Bassan). La vie s’écoule doucement.
Mais voilà que le capitaine, saisissant une occasion, adopte une nouvelle chienne, une nommée Loliletta, toute jeunette, pleine d’énergie. Hélas, elle ne s’avère ni gracieuse, ni aimante, comme son nom pouvait le laisser supposer, mais tonitruante, vociférante, et surtout avide. Le pauvre Hactor est écarté en deux temps trois mouvements. Le voilà bientôt qui traîne sur le pont et se laisse mourir de faim. Mais tout est bien qui finit bien. Phosphore, se sentant seul, comprenant que lui aussi est vieux, reprend ses esprits. Il redonne sa place à son chien fidèle. Hactor, aussitôt, renaît.
C’est un récit simple et serein, dans le très beau style économe, tenu, retenu, de Jon Fosse. Une douce fable sur la vieillesse, la reconnaissance, le service, l’amitié. Danièle Klein, seule en scène, incarne librement et joyeusement tous les personnages. Elle est rayonnante, directe, efficace. Dès le premier regard, dès le premier mot, elle accroche. Son « Hactor » est particulièrement réussi, un griffon poivre et sel, tout ébouriffé, tantôt manipulé, marionnette de poils, tantôt joué directement avec comme unique accessoire les grandes oreilles du chien. Les enfants, nombreux, étaient ravis, les adultes aussi.
Merci à  la compagnie La petite Roque, de faire entendre et vivre ce beau texte tout simplement, comme il a été écrit.

Evelyne Loew

Pour les enfants à partir de six ans, et pour leur famille.

Théâtre de l’Aquarium, Cartoucherie de Vincennes, jusqu’au 9 mai.

Puis en tournée.

Le texte est édité par L’Arche.




Archive pour 11 mai, 2010

Le Manuscrit des chiens

Le Manuscrit des chiens, de Jon Fosse, traduction de Terje Sinding, mise en scène Brigitte Bourdon et Danièle Klein.

      manuscrit.jpgChez Jon Fosse, grand auteur de théâtre norvégien, Médor se nomme, bien sûr, Hactor ! C’est un chien de bord. Il remplit consciencieusement ses fonctions à bord du petit caboteur qui navigue sur les fjords, mais sa fonction numéro un est de donner chaleur et amitié à son vieux maître solitaire, le capitaine Phosphore. En échange il reçoit quelques succulents morceaux de lard grillé et peut dormir, ô délice suprême, couché sur les pieds de son maître. Ainsi tout va pour le mieux au pays des Fous (de Bassan). La vie s’écoule doucement.
Mais voilà que le capitaine, saisissant une occasion, adopte une nouvelle chienne, une nommée Loliletta, toute jeunette, pleine d’énergie. Hélas, elle ne s’avère ni gracieuse, ni aimante, comme son nom pouvait le laisser supposer, mais tonitruante, vociférante, et surtout avide. Le pauvre Hactor est écarté en deux temps trois mouvements. Le voilà bientôt qui traîne sur le pont et se laisse mourir de faim. Mais tout est bien qui finit bien. Phosphore, se sentant seul, comprenant que lui aussi est vieux, reprend ses esprits. Il redonne sa place à son chien fidèle. Hactor, aussitôt, renaît.
C’est un récit simple et serein, dans le très beau style économe, tenu, retenu, de Jon Fosse. Une douce fable sur la vieillesse, la reconnaissance, le service, l’amitié. Danièle Klein, seule en scène, incarne librement et joyeusement tous les personnages. Elle est rayonnante, directe, efficace. Dès le premier regard, dès le premier mot, elle accroche. Son « Hactor » est particulièrement réussi, un griffon poivre et sel, tout ébouriffé, tantôt manipulé, marionnette de poils, tantôt joué directement avec comme unique accessoire les grandes oreilles du chien. Les enfants, nombreux, étaient ravis, les adultes aussi.
Merci à  la compagnie La petite Roque, de faire entendre et vivre ce beau texte tout simplement, comme il a été écrit.

Evelyne Loew

Pour les enfants à partir de six ans, et pour leur famille.

Théâtre de l’Aquarium, Cartoucherie de Vincennes, jusqu’au 9 mai.

Puis en tournée.

Le texte est édité par L’Arche.



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