LES BOULINGRINS
LES BOULINGRINS Opéra bouffe de Georges Aperghis, d’après les Boulingrins de Georges Courteline, mise en scène de Jérôme Deschamps par Edith Rappoport
Le projet avait de quoi séduire, c’est la première commande d’État faite par le directeur de l’Opéra Comique au délicieux Georges Aperghis. qui avait mené de 1976 à 1997 un beau parcours avec l’ATEM de Bagnolet.
Hélas, malgré de vrais moyens, quatre bons chanteurs, dix musiciens, le spectacle s’enlise rapidement ! Des Rillettes, un pique assiette pas très malin, rend visite au couple Boulingrin qui l’ont invité. Il est reçu par l’aimable Félicie, leur bonne qui fait un portrait avantageux de ses maîtres, il s’imagine couler un bonheur paisible en venant diner chez eux trois fois par semaine. Mais il est tout de suite englouti dans d’incessantes querelles de ménage, il est sommé de prendre parti et n’en peut mais. Madame Boulingrin finira par mettre le feu au domicile conjugal, Des Rillettes ne s’en tirera que par miracle. Voilà pour l’argument qui n’est pas d’un intérêt majeur
Le décor de Laurent Peduzzi enferme les musiciens dans une structure métallique à deux étages, ils surplombent l’appartement des Boulingrins qui n’est presque pas utilisé, il y a au rez de chaussée un cuisinier percussionniste, ils restent indistincts dans la pénombre. Les chanteurs sont contraints de jouer sur le plateau en contrebas et on s’ennuierait ferme si le spectacle n’était pas sauvé par une partition dynamique et une durée modeste de 1 h 30.
Edith Rappoport
