Alain Ollivier

ollivier.jpgAlain Ollivier nous  a quitté hier matin.

  Malade depuis quelques années déjà, il a été emporté par un cancer contre lequel il lutta jusqu’au bout, Alain Ollivier qui avait 72 ans nous a quitté hier. On l’avait connu comme comédien chez Vitez, Brook  et Lassalle entre autres. Puis il s’était dirigé vers la mise en scène et avait créé, en I972,  Bond en avant de Pierre Guyotat  dans une mise en scène dont la scénographie était tout à fait novatrice. Et c’est à lui que l’on a dû la découverte de Thomas Bernhard. Il monta aussi un remarquable Cid.
 Directeur du Studio-Théâtre de Vitry, où il mit en scène avec beaucoup de finesse L’echange de Claudel éclairé seulement par des centaines de bougies qu’il donna ensuite généreusement à L’ Ecole du Théâtre national de Chaillot  pour un  spectacle en plein air. Il  dirigea ensuite du Théâtre Gérard Philipe de Saint- Denis qu’il sut rapidement remettre à flot. Alain Ollivier était un metteur en scène  entier et exigeant quand il s’emparait des textes qu’il aimait. Il y avait sans  doute du Cuny chez lui, Cuny dont il avait été l’élève.
 Il enseigna  au Conservatoire national comme à L’ENSATT.
Salut Alain et, merci pour  tout  ce que tu auras apporté au théâtre français. Nous embrassons chaleureusement  sa compagne Claire Amchin.

 

Philippe du Vignal

 


Un commentaire

  1. Livchine dit :

    Drôle d’effet. Première rencontre avec Alain, troupe amateur dans la salle des fêtes de Boulogne Billancourt.
    Quand il se regarde dans le miroir des loges, il se dit à lui -même. « Un jour tes pieds fouleront le théâtre de l’odéon ». ça m’avait fait rire.
    Puis, j’ai commencé le théâtre professionnel en 1967 avec lui. Il avait monté la poudre d’intelligence de Kateb Yacine. j’étais même son assistant. Il m’a permis de rencontrer Guyotat et Kateb Yacine, deux énormes rencontres. Après je l’ai fait jouer dans une pièce de Claude Prin, en 1971, il continuait de ne penser qu’à l’Odéon, c’est là que nos chemins ont divergé. Ce théâtre -là ne m’intéressait pas du tout. Mais il avait cette ténacité et cette ambition, et il est arrivé à ses fins.
    Il avait en lui, une sorte de mysticisme laïque inébranlable, j’aimais l’imiter et me moquer de lui.

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