Festival Impatience Made in Italy

Festival Impatience: Made in Italy, texte et mise en scène d’Enrico Castellani et Valeria Raimondi.

 

  madeinitaly200.jpgc’est la seconde édition de ce Festival qui donne comme une photo instantanée de la création théâtrale d’aujourd’hui. Pas de maquettes ni d’ateliers ni de travaux d’école mais de sept véritables spectacles comme c’était le cas pour le Festival des jeunes compagnies autrefois et qui avait connu les débuts de Chéreau. Il y a cette année, comme le souligne Agnès Troly, directrice de la programmation de l’Odéon, plusieurs auteurs-metteurs en scène et une ouverture sur les pays voisins:Italie et Belgique francophone.
  Made in Italy est une sorte de patchwork de théâtre- avec un jeu permanent sur le langage- et de musique rock très présente qui participe aussi d’une installation plastique, comme cette multitude de minces guirlandes blanches, rouges et vertes, au couleur bien sûr de leur pays Une scène nue avec un homme et une femme en peignoir blanc dans le fond, queils vont enlever en prenant bien garde de dissimuler leur sexe,  une jeune femme en bikini et chaussures à talons dorées à la console son, et un machiniste près de ses fils, que l’on retrouvera plus tard en ange blanc. Enrico Castellani et Valeria Raimondi débitent des comptes absurdes de multiplication d’euros, oude suites de mots qui font comptines. Cela tient sans doute d’une sorte d’exorcisme devant l’avalanche de chiffres qui nous sont assénés quotidiennement. Pas de scénario bien entendu ni de véritable narration… L’ensemble se veut brut de décoffrage.
  Il y a aussi la retransmission radiophonique de l’enterrement de Luciano Pavarrotti à la cathédrale de Modène devant des dizaines de milliers de fidèles.Et des phrases assez crues ressemblant à des petites annonces comme: « Cherche une pute pas laide pour coucher ».
  De temps en temps une musique rock enregistrée à décorner les bœufs, et à la fin, une pluie de pétales rouges, jaunes et vertes dispensées en direct par le machiniste. Et une Blanche Neige et ses nains en carton qu’ils alignent face public dans le plus grand silence. Ruptures de ton, de rythme et d’éclairage: l’ensemble- bien fait et bien interprété- est nettement teinté de  happening, de collages surréalistes avec quelques références au cabaret politique…
   C’est assez tonique et joyeux, même si cela peut paraître un peu  irritant par moments mais peu des quelque cent cinquante spectateurs prennent le chemin de la sortie. Il ne faudrait pas que ce qui ressemble d’assez près à une performance/ happening avec juste ce qu’il faut de moments où il ne se passe pas grand chose, dure trop longtemps mais , une heure pile, la petite messe du Babilonia Teatri est précisément et bien expédiée.
Que demande de plus le Vatican et Benoît XVI?

Philippe du Vignal

 

Spectacle joué au Théâtre de l’Odéon jeudi 17 et vendredi 18 juin.

 


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