En vie (titre provisoire), chemins dans la langue de Pierre Guyotat

En vie (titre provisoire), chemins dans la langue de Pierre Guyotat, adaptation et mise en scène de Sébastien Derrey.

 

image1.jpgVoilà une épreuve à laquelle il faut se confronter. Ce n’est pas une plaisanterie : Sébastien Derrey et ses comédiens nous donnent leur version tendre, respectueuse, très sérieuse de Progénitures.
 
Pierre Guyotat y invente “le putain », sorte d’esclave, de sous-homme, soumis à tous les caprices de ceux qui accèdent à l’ “humain “, et parlent le français comme vous et moi (mais méritons-nous le titre d’humains ?).
Eux, les putains, parlent une langue fondamentale, cachée dans la langue française, pleine de terre, de nuit, de sang, de ciel. Une langue physique qu’il ne faut pas chercher à comprendre, mais à ressentir. 
Jean Boissery souvent, Frédéric Gustaedt, et Catherine Jabot parfois, parviennent à en trouver la force. Les interventions du metteur en scène sont bien venues, apportant un repos à la tension créée par cette langue étrange, sinon étrangère.
L’élégant dispositif scénique de Sallahdyne Khatir- tiges musicales pendues aux cintres -, est souvent caché dans la pénombre, tandis qu’une lampe portée à la main crée des lumières à la Georges de la Tour, ( Raphaël de Roza) en contre-point poétique à un film en noir et blanc de Yoana  Urruzola. C’est beau mais  discutable : la lampe éblouit le spectateur et l’obscurité rend l’écoute plus difficile.
Trop de respect envers l’auteur ?

Christine Friedel

L’Echangeur, à Bagnolet – 01 43 62 71 20-

 

 


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