le Festival du Conservatoire

JOURNÉES DE JUIN
Le « festival » du Conservatoire
Depuis des dizaines d’années, le mois de juin est, dans la vie théâtrale parisienne, le mois du Conservatoire. Le concours de sortie, auquel se pressait déjà le Tout-Paris il y un siècle et plus, a été, avec sa dérisoire idée que les artistes de théâtre se comparent entre eux comme des sauteurs à la perche, heureusement supprimé il y a trente ans.
Mais les « Journées de juin », qui lui ont succédé, en ont gardé l’effervescence ensoleillée, l’éclat estival et festif, celui d’une efflorescence annuelle de l’avenir. «Estival et festif»: un festival, en effet. Car ce n’est pas autre chose que ce mois où chacune des six classes dites à juste titre d’« interprétation» vient à son tour – pour certaines, en deux ou trois programmes – présenter le travail de recherche et de création théâtrales effectué par les élèves sous la direction de leurs professeurs. Un festival des venues au monde – celles autant de moments artistiques intenses que celles des artistes eux-mêmes, pour quelques-uns d’entre eux arpentant pour la première fois les planches, emportés par ce maelstrom de langue, de voix, de corps et de pensée. Mais: «classe», «élèves», «professeur»? Certes, certes. Cependant, aussi bien, en l’occurrence, doit-on dire : « troupe », « acteurs », « metteur en scène »… Car, soudain, pour ces quelques semaines, le Conservatoire n’est plus du tout une école, mais, tout simplement, un théâtre. À la fois «stagione» et d’alternance, de création et de répertoire, d’avant-garde et de patrimoine, un théâtre où ce qui se « conserve», à jamais, c’est l’irrépressible penchant à plonger «au fond de l’Inconnu pour trouver du nouveau».
Les journées se poursuivent avec le programme suivant; l’on vous en reparlera dès demain…Après la classe de Dominique Valadié, commence cet après-midi celle du patron Daniel Mesguich.Le programme est copieux et les auteurs joués très alléchants… Même si ce la ressemble parfois à un super marché. Donc à suivre… Mais quand même plutôt orienté vers les modernes et les contemporains, ce qui n’est pas un luxe!
Ph. du V.
Salle Louis-Jouvet Classe de Daniel Mesguich
Répertoire, 27
Camus, Copi, Feydeau, Fo, Hugo, Kalinoski, Musset, Norén, Penhall, Pinter, Ribes, Shakespeare, Sperr, Tardieu, Tchekhov, Wedekind
LUNDI 14 ET MARDI 15 JUIN À 15 H 00
La Fiancée aux yeux bandés
de Hélène Cixous
LUNDI 14 ET MARDI 15 JUIN À 20 H 00
avec
Daria Appolonova Moustafa Benaïbout Barbara Bolotner Julien Campani Morgane Choupay Johann Cuny William Edimo Sophie Fontaine Chorik Grigoryan Sterenn Guirriec Fehmi Karaarslan Sofian Khammes Marie Marquis Clara Noël Aurélie Nuzillard Fannie Outeiro Alix Riemer Zoé Schellenberg Pierre Yvon
Théâtre du Conservatoire Classe de Nada Strancar
La Troade
de Robert Garnier
JEUDI 17 JUIN À 14 H 30 ET VENDREDI 18 JUIN À 19 H 30
Homère, Iliade
de Alessandro Baricco
JEUDI 17 JUIN À 19 H 30 ET VENDREDI 18 JUIN À 14 H 30
avec
Joris Avodo Julien Barret Julien Bouanich Sigrid Bouaziz Hadrien Bouvier Manon Combes Florent Dorin Marie Kauffmann Yannik Landrein Étienne Lefoulon Barthélémy Meridjen Yasmine Nadifi Pierre Niney Mélodie Richard Fanny Santer Laure-Lucile Simon Tamaïti Torlasco
Salle Louis-Jouvet
Classe de Jean-Damien Barbin
Régates, scènes du répertoire
Adonis, Aragon, Bond, Caragiale, Claudel, Darwich, Genet, Ionesco, Jeffreys, Kwahulé, Lautréamont, Lorca, Marivaux, Molière, Perse, Racine, Regnaut, Tchekhov
SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 JUIN À 15 H 00
Dans les royaumes de l’irréel
d’après l’œuvre de Henry J. Darger
SAMEDI 19 JUIN À 19 H 30 ET LUNDI 21 JUIN À 15 H 00
Lars Norén, traversée
DIMANCHE 20 ET LUNDI 21 JUIN À 19 H 30
avec
Juliette Allain Anthony Audoux Nadine Baier Claire Chastel Bénédicte Choisnet Ludmilla Dabo Maxime Dambrin Matthieu Dessertine David Houri Thibault Mullot Lena Paugam Clara Ponsot Fanny Sintès Sylvie Thiénot Élie Triffault Mathurin Voltz Benjamin Wangermée Stanley Weber Lorena Zabrautanu
Théâtre du Conservatoire Classe de Philippe Duclos
Passage(s)
Albee, Beckett, Claudel, Gabily, Hugo, Marivaux, Mrozek, Shakespeare, Sophocle, Strindberg, Tchekhov
VENDREDI 25 ET SAMEDI 26 JUIN À 15 H 00 ET 19 H 30
avec
Muriel Corneille-Lanneau Victoire Du Bois Quentin Faure Romain Francisco Thierry Françoise India Hair Daria Kapralska Jean-Christophe Legendre Marine Liquard Martin Loizillon Leslie Menu Julie Moulier Jean-René Oudot Charlotte Van Bervessellès
Salle Louis-Jouvet Classe de Sandy Ouvrier
Tribus intimes
Lagarce, Racine, Tchekhov
«… parce que celui que j’ai aimé aima cet autre, qui t’aima, toi… »
Andromaque, Bérénice, Le Pays lointain, Juste la fin du monde
SAMEDI 26 ET DIMANCHE 27 JUIN À 16 H 00
Platonov
SAMEDI 26 ET DIMANCHE 27 JUIN À 20 H 30
avec
Yacine Aït Benhassi Flore Babled Astrid Bayiha Leslie Bouchet Valentin de Carbonnières Vanessa Fonte Yordan Goldwaser Manon Kneusé Sylvain Levitte Yohan Lopez Clara Mayer Julien Oliveri Marc Plas Guillaume Ravoire Camille Rutherford Anna Lena Strasse Manon Vincent
Théâtre du Conservatoire
MERCREDI 9 JUIN À 14 H 30 MERCREDI 9 JUIN À 19 H 30 JEUDI 10 JUIN À 14 H 30 JEUDI 10 JUIN À 19 H 30
LUNDI 14 JUIN À 15 H 00 LUNDI 14 JUIN À 20 H 00 MARDI 15 JUIN À 15 H 00 MARDI 15 JUIN À 20 H 00
JEUDI 17 JUIN À 14 H 30 JEUDI 17 JUIN À 19 H 30 VENDREDI 18 JUIN À 14 H 30 VENDREDI 18 JUIN À 19 H 30
SAMEDI 19 JUIN À 15 H 00 SAMEDI 19 JUIN À 19 H 30 DIMANCHE 20 JUIN À 15 H 00 DIMANCHE 20 JUIN À 19 H 30 LUNDI 21 JUIN À 15 H 00 LUNDI 21 JUIN À 19 H 30
VENDREDI 25 JUIN À 15 H 00 VENDREDI 25 JUIN À 19 H 30 SAMEDI 26 JUIN À 15 H 00 SAMEDI 26 JUIN À 19 H 30
SAMEDI 26 JUIN À 16 H 00 SAMEDI 26 JUIN À 20 H 30 DIMANCHE 27 JUIN À 16 H 00 DIMANCHE 27 JUIN À 20 H 30
Travaux Classe de Dominique Valadié Travaux « » Travaux « » Travaux « »
La Troade Classe de Nada Strancar Homère, Iliade « » Homère, Iliade « » La Troade « »
Régates, 1 Classe de Jean-Damien Barbin Dans les royaumes de l’irréel « » Régates, 2 « » Lars Norén, traversée « » Dans les royaumes de l’irréel « » Lars Norén, traversée « »
Passage(s) Classe de Philippe Duclos Passage(s) « » Passage(s) « » Passage(s) « »
Tribus intimes, 1 Classe de Sandy Ouvrier Tribus intimes, 2 « » Tribus intimes, 1 « » Tribus intimes, 2 « »
Entrée libre dans la limite des places disponibles
RÉSERVATION INDISPENSABLE AU 01 53 24 90 16
à partir du 31 mai 2010 du lundi au vendredi de 14 h 00 à 18 h 00
OU SUR WWW.CNSAD.FR
Salle Louis-Jouvet
Théâtre du Conservatoire « » « » « »
Salle Louis-Jouvet « » « » « »
Théâtre du Conservatoire « » « » « » « » « »
Salle Louis-Jouvet « » « » « »
Théâtre du Conservatoire « » « » « »
Entrée libre dans la limite des places disponibles
RÉSERVATION INDISPENSABLE AU 01 53 24 90 16
à partir du 31 mai 2010 du lundi au vendredi de 14 h 00 à 18 h 00
OU SUR WWW.CNSAD.FR
2bis, rue du Conservatoire 75009 Paris
téléphone 01 42 46 12 91 télécopie 01 48 00 94 02 www.cnsad.fr
CONSERVATOIRE D’ART DRAMATIQUE NATIONAL SUPÉRIEUR

C’est une Revue revue ! Le Rond-Point produit et accueille la nouvelle revue française, mille fois bravo ! Le genre de la revue est à revisiter, comme l’ont été le cirque ou la danse, et ce coup d’essai est un coup de maître. Michel Fau a choisi comme thème la grandiose impudeur des sentiments : le cœur s’y révèle à nu, tout palpitant, assez féroce, terriblement avide et insatiable. Le cœur grimpe aux rideaux, fait des bêtises, hurle, gémit, se roule par terre : « Je suis moche ! Je veux qu’on m’aime ! Regarde-moi ! Prends-moi ! Viens ! Ne reviens pas ! »
Un art en appelle souvent un autre, car ils se nourrissent mutuellement. Au théâtre, à l’opéra, l’occasion est fréquente d’apprécier des décors de toiles peintes, ou des peintures en trompe-l’œil. À charge de revanche : aujourd’hui, c’est le théâtre qui se fait le serviteur zélé de la peinture. Les Peintres au charbon délivre en effet un office presque cérémonieux, et totalement au service de l’art pictural.


Les Ames mortes, c’ est sans doute le chef d’œuvre le plus reconnu de toute la littérature russe et que Nabokov, après bien d’autres écrivains, chérissait tout particulièrement. En Russie, les âmes, c’était les hommes-esclaves dont le nombre servait à évaluer le prix d’une propriété rurale et donc l’impôt foncier. Comme le recensement avait lieu tous les cinq ans, le nombre de serfs décédés et dûment enregistrés continuait à servir de base d’imposition au mépris de toute logique; des escrocs rachetaient alors, à bas prix, ces âmes à des propriétaires fonciers, ravis de se débarrasser de ce fardeau fiscal, puis installaient- fictivement s’entend- ces hommes sur des terres achetées aussi très peu cher, puis les hypothéquaient sur leur valeur supposée.. Escroquerie qui leur permettait de s’enrichir.
savoure avec une joie incomparable…
Mikhaïl Baryshnikov est né en 1948 à Riga en Lettonie. Il intègre la prestigieuse école de danse classique de Vaganova à Leningrad. En 67, il entre dans la compagnie de ballet du Kirov (l’actuel Théâtre Maryinski ) et est nommé Etoile en 69. C’est lors d’une tournée au Canada en 74 qu’il disparaît pour quelques jours et demande l’asile politique qu’il obtient. Misha, de son surnom, entre alors à l’American Ballet Theater, à New York entre 74 et 78 et il en devient le directeur artistique de 80 à 89. Pendant un an ( en 79) ,il est l’interprète de George Balanchine et de Jerome Robbins au New York City Ballet. Le 3 Juillet 86, il est naturalisé américain et va fonder le « White Oak Dance Project » avec Mark Morris. Il aide ainsi les chorégraphes contemporains à trouver un public plus large.
Une œuvre sophistiquée, voire osée, puisqu’elle aborde un sujet rarement traité par le théâtre destiné aux jeunes : la maladie et la mort. Une violoncelliste produit une musique atonale, parfois inquiétante et énigmatique, pour nous libérer de notre monde de références habituelles. Un manipulateur de marionnettes, d’une voix très douce et avec un sourire accueillant, nous présente une boîte en carton, la maison de M. Muffin.
Paris, Île-Saint-Louis, XIIe siècle. Héloïse, une jeune élève brillante de dix-huit ans, rencontre son précepteur, Abélard, un philosophe réputé. Ils se reconnaissent instantanément et s’éprennent l’un de l’autre. Leur passion est aussi intense que fulgurante.