PEAU D’ÂNE

PEAU D’ÂNE  d’Olivier Tchang Tchong Théâtre du Peuple Bussang

Le texte est librement inspiré de Charles Perrault

Le Théâtre du Peuple Maurice Pottecher de Bussang, c’est toujours magique, même avec une arrivée sous une pluie battante, après plus de 100 kilomètres depuis la Franche-Comté voisine. On arrive pour une rencontre avec Pierre Guilllois, l’inventif directeur de Bussang depuis 5 ans qui fait goûter à plus de 23 000 spectateurs des mets insolites représentés pour 44 représentations, 26 pour Peau d’Âne, 18 pour l’opérette barge qu’il a conçue pour le soir. Celui de l’après midi, rituel depuis 115 ans captive en principe un public plus important, les spectacles du soir qui n’ont démarré qu’en 2000 sous la direction de Jean-Claude Berutti ne rassemblant souvent pas plus d’une demi jauge soit 400 personnes. Peau d’Âne a été confié à Olivier Tchang Tchong, metteur en scène en résidence à Bussang depuis janvier 2010, Pierre Guillois se réservant le spectacle du soir pour la première fois de son dernier mandat à échéance fin 2011.
Olivier Tchang Tchong écrit et met en scène ses propres textes , les trois derniers ont été créés avec l’International Visual Theatre à la Grande Halle de la Villette depuis 2007. Sa Peau d’Âne est une adaptation assez réaliste, quelque peu verbeuse surtout dans la première partie, du conte de Perrault. L’inceste imposé par le roi veuf à sa fille qui vient tout juste d’éprouver les douleurs de ses premières règles y est abordé en termes très crus, la jeune fille retrouve son père en fuite depuis son veuvage dans une robe blanche virginale tachée de sang. Elle se dénude complètement, cachée par sa longue chevelure rousse, marque de la royauté,( le roi, la défunte reine, la princesse enfant ainsi que le prince qui la sauve, tous sont d’un roux flamboyant), pour revêtir la peau de l’âne déféquant des trésors que son père vient de lui sacrifier, espérant l’épouser. Interprété par une vingtaine de comédiens, dont quatre professionnels, dans un décor impressionnant de Raymond Sarti, le spectacle traîne en longueur sur un texte confus, sur-joué par certains amateurs qui ne maîtrisent pas leur niveau sonore. Il y a néanmoins quelques belles fulgurances, en particulier l’entreprise de séduction du prince interprété par Philippe Le Gall, mais on se prend à regretter les inoubliables matinées des années précédentes.

Edith Rappoport

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Archive pour 13 août, 2010

PEAU D’ÂNE

PEAU D’ÂNE  d’Olivier Tchang Tchong Théâtre du Peuple Bussang

Le texte est librement inspiré de Charles Perrault

Le Théâtre du Peuple Maurice Pottecher de Bussang, c’est toujours magique, même avec une arrivée sous une pluie battante, après plus de 100 kilomètres depuis la Franche-Comté voisine. On arrive pour une rencontre avec Pierre Guilllois, l’inventif directeur de Bussang depuis 5 ans qui fait goûter à plus de 23 000 spectateurs des mets insolites représentés pour 44 représentations, 26 pour Peau d’Âne, 18 pour l’opérette barge qu’il a conçue pour le soir. Celui de l’après midi, rituel depuis 115 ans captive en principe un public plus important, les spectacles du soir qui n’ont démarré qu’en 2000 sous la direction de Jean-Claude Berutti ne rassemblant souvent pas plus d’une demi jauge soit 400 personnes. Peau d’Âne a été confié à Olivier Tchang Tchong, metteur en scène en résidence à Bussang depuis janvier 2010, Pierre Guillois se réservant le spectacle du soir pour la première fois de son dernier mandat à échéance fin 2011.
Olivier Tchang Tchong écrit et met en scène ses propres textes , les trois derniers ont été créés avec l’International Visual Theatre à la Grande Halle de la Villette depuis 2007. Sa Peau d’Âne est une adaptation assez réaliste, quelque peu verbeuse surtout dans la première partie, du conte de Perrault. L’inceste imposé par le roi veuf à sa fille qui vient tout juste d’éprouver les douleurs de ses premières règles y est abordé en termes très crus, la jeune fille retrouve son père en fuite depuis son veuvage dans une robe blanche virginale tachée de sang. Elle se dénude complètement, cachée par sa longue chevelure rousse, marque de la royauté,( le roi, la défunte reine, la princesse enfant ainsi que le prince qui la sauve, tous sont d’un roux flamboyant), pour revêtir la peau de l’âne déféquant des trésors que son père vient de lui sacrifier, espérant l’épouser. Interprété par une vingtaine de comédiens, dont quatre professionnels, dans un décor impressionnant de Raymond Sarti, le spectacle traîne en longueur sur un texte confus, sur-joué par certains amateurs qui ne maîtrisent pas leur niveau sonore. Il y a néanmoins quelques belles fulgurances, en particulier l’entreprise de séduction du prince interprété par Philippe Le Gall, mais on se prend à regretter les inoubliables matinées des années précédentes.

Edith Rappoport

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