La cuisine d’Elvis

 

La cuisine d’Elvis
Texte Lee Hall
Mise en scène Régis Mardon


visuelcuisine11300x259.jpgPrenez quatre comédiens pleins d’allant, ajoutez un scénario à la Ken Loach, assaisonnez le tout d’une bonne dose d’humour et de cynisme, parsemez des plus grands succès du King, vous êtes sûrs de réussir la Cuisine d’Elvis. Une comédie qui se termine mal, sur le thème : « Famille, je vous aime, famille je vous hais ». Et cette famille-ci n’est pas triste : à la suite d’un accident, le père n’est plus qu’un « légume » cloué dans son fauteuil. Habillé comme Elvis Presley, son idole, il lui prend parfois de se prendre pour l’artiste de Graceland, et de raconter des histoires aussi abracadabrantesques que délicieuses. La mère, la quarantaine anxieuse, est nymphomane : ivre du matin au soir et du soir au matin, elle se réfugie dans les bras de jeunes hommes, leur demandant inlassablement s’ils la trouvent attirante. Son unique désir désormais : « boire, baiser, vivre ». La fille, adolescente rebelle et boulimique, tente de prendre soin de ses parents, aimerait que tout soit comme avant…

Engueulades, coups bas et règlements de compte à OK Corral rythment la vie de la petite famille où finalement tout le monde est malheureux. Chacun tour à tour se découvre pervers et bourreau, en même temps que victime imprégnée de culpabilité. Chacun traîne son ressentiment, sa rancune et son besoin d’amour comme un boulet.

La situation s’envenime avec l’arrivée de Stuart, gigolo de 26 ans qui n’a pas inventé l’eau chaude, nouvel amant notoire de la mère. Non content d’avoir l’épouse, il séduit et prend la fille et finit même par masturber le père ! Sa bêtise et sa malhonnêteté agiront comme un révélateur et accéléreront une fin sordide, que nous ne révélerons pas ici.

À l’aide d’un décor minimal : une cuisine en trompe l’œil, une table et trois chaises, la petite troupe nous sert un excellent moment de théâtre, assez drôle pour ne pas être complètement tragique ou sinistre, et suffisamment subtil et fin pour ne pas verser dans le stéréotype ou la niaiserie. Un spectacle bien relevé en cette fin de mois d’août, et revigorant pour affronter la rentrée !

Barbara Petit

Théâtre Le Lucernaire jusqu’au 25 septembre à 18h30.


Archive pour 26 août, 2010

La cuisine d’Elvis

 

La cuisine d’Elvis
Texte Lee Hall
Mise en scène Régis Mardon


visuelcuisine11300x259.jpgPrenez quatre comédiens pleins d’allant, ajoutez un scénario à la Ken Loach, assaisonnez le tout d’une bonne dose d’humour et de cynisme, parsemez des plus grands succès du King, vous êtes sûrs de réussir la Cuisine d’Elvis. Une comédie qui se termine mal, sur le thème : « Famille, je vous aime, famille je vous hais ». Et cette famille-ci n’est pas triste : à la suite d’un accident, le père n’est plus qu’un « légume » cloué dans son fauteuil. Habillé comme Elvis Presley, son idole, il lui prend parfois de se prendre pour l’artiste de Graceland, et de raconter des histoires aussi abracadabrantesques que délicieuses. La mère, la quarantaine anxieuse, est nymphomane : ivre du matin au soir et du soir au matin, elle se réfugie dans les bras de jeunes hommes, leur demandant inlassablement s’ils la trouvent attirante. Son unique désir désormais : « boire, baiser, vivre ». La fille, adolescente rebelle et boulimique, tente de prendre soin de ses parents, aimerait que tout soit comme avant…

Engueulades, coups bas et règlements de compte à OK Corral rythment la vie de la petite famille où finalement tout le monde est malheureux. Chacun tour à tour se découvre pervers et bourreau, en même temps que victime imprégnée de culpabilité. Chacun traîne son ressentiment, sa rancune et son besoin d’amour comme un boulet.

La situation s’envenime avec l’arrivée de Stuart, gigolo de 26 ans qui n’a pas inventé l’eau chaude, nouvel amant notoire de la mère. Non content d’avoir l’épouse, il séduit et prend la fille et finit même par masturber le père ! Sa bêtise et sa malhonnêteté agiront comme un révélateur et accéléreront une fin sordide, que nous ne révélerons pas ici.

À l’aide d’un décor minimal : une cuisine en trompe l’œil, une table et trois chaises, la petite troupe nous sert un excellent moment de théâtre, assez drôle pour ne pas être complètement tragique ou sinistre, et suffisamment subtil et fin pour ne pas verser dans le stéréotype ou la niaiserie. Un spectacle bien relevé en cette fin de mois d’août, et revigorant pour affronter la rentrée !

Barbara Petit

Théâtre Le Lucernaire jusqu’au 25 septembre à 18h30.

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