DIAGHILEV, l’âge d’or des ballets russes

DIAGHILEV, l’âge d’or des ballets russes 1909-1929

 

« Cet ogre, ce monstre sacré…ce prince russe qui ne supportait de vivre que pour susciter des merveilles ». C’est ainsi que Jean Cocteau résume  une personnalité et un génie hors du commun.

photo3.jpgLa plus grande exposition sur Diaghilev s’est tenue à Londres au musée Victoria and Albert. Celle-ci est divisée en six parties:  nous oublions que nous sommes dans un musée. Lumières tamisées, murs  noirs: chaque vitrine, chaque costume, croquis ou affiche se détachent  bien, un peu comme s’ils étaient en relief. Projections et vidéos animent ce lieu et l’univers de la danse devient alors international grâce à Diaghilev.
L’exposition commence par une statue de Degas « Préparation à la danse, «  puis on découvre les costumes du « Lac des cygnes » et des ballets de Saint-Pétersbourg. Ensuite : première saison de 1909 à 1914 , les Ballets russes arrivent au Théâtre de Châtelet: les affiches (avec les mots  saison russe inscrit en gras! ); les costumes de Tamara Karsavina pour jouer Salomé, la musique d’Igor Stravinsky en 1913 avec « Le sacre du printemps » et le chorégraphe Michel Fokine qui a marqué cette période à jamais. Des Arlequins blancs se détachent sur des panneaux noirs  et un jeu de petits spots tournants nous entraînent dans cet univers qui ressemble à un ballet.
Vaslav Ninjisky (1889-1950) est représenté par une sculpture rare entourée de dessins : peintures et accessoires de ce danseur incomparable sont exposés ainsi que ses costumes du Spectre de la rose  que l’on peut admirer à travers une vitrine. On voit sur un portrait émouvant  du grand danseur, les signes de la schizophrénie qui seront fatals à sa carrière.
La troisième partie est consacrée à la création des Ballets russes:, comme un manuscrit, des dessins et une vidéo du Spectre de la rose et  à  leur remarquable influence à Berlin, à Paris ou à New-York. Des notes de la danseuse Lydia Sokolova, une maquette d’un théâtre du Palais d’argent, et surtout les illustrations des ballets par Picasso (1924 au Théâtre des Champs-Elysées illustrent bien l’expression de cette réussite.
Les années de la guerre 14-18 ont failli détruire l’œuvre de Diaghilev mais celui-ci  réussit  à faire vivre les Ballets russes: comme le montre une projection  où nous pouvons admirer les costumes de Léonide Massine pour « Soleil de nuit« .
Les Ballets russes en 1920: les costumes de Léonide Massine ont remplacé ceux de  Ninjisky; nous assistons aux cours d’Enricco Cecchetti à Londres et de Richard Alston. qui avaient pu être filmés Avec en fond musical, la musique de Stravinsky. La dernière salle rassemble des croquis de Picasso, des peintures, et des vidéos où des danseurs évoluent  sur des murs face à face.
L’idée de « production »  était née avec Diaghilev, la notion d’agent aussi. Il est mort à Venise, en 1929 à 59 ans,  et les Ballets russes ne lui auront pas survécu mais son influence aura bouleversé la danse du XXème siècle et c’est encore un exemple remarquable , presque cent ans après, pour de nombreux artistes…

Nathalie Markovics

 

A lire: Diaghilèv and the golden age of the ballets russes  1909-1929, inspiré de l’exposition de Londres au Victoria and Albert museum.

 

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