Les Rêves de Margaret

 Les Rêves de Margaret de Philippe Minyana, mise en scène de Florence Giorgetti.

margareth.jpg C’est le premier opus des Epopées de l’intime,  cinq pièces inédites de Philippe Minyana qui vont se poursuivre jusqu’au 19 mars dans ce même théâtre. Les Rêves de Margaret, c’est  comme une sorte de conte moderne, de fable  qui se passe dans l’atelier de Margaret, tapissière à Malakoff , ville de la toute proche banlieue de Paris . Il y a a de grandes baies vitrées coulissantes qui donnent directement sur un carrefour puis sur une forêt avec des animaux qui deviennent des personnages.
Margaret vit avec son vieux papa qui élève une poule; elle n’est pas riche,  et accepte de la nourriture que lui apportent des voisins. Elle se lie avec un couple de SDF , apparemment une mère et son fils qui, de temps à autre, viennent prendre une douche chez elle. » Je veux explorer, dit Florence Giorgetti, toutes les teintes du merveilleux qui donne une substance et une saveur unique à ce nouveau texte, et peindre l’infinie fantaisie dans nos solitudes; je veux opérer par touches, vignettes, sens du détail touchant, et faire des allers retours entre réel et irréel « .  Telle est la base de départ du spectacle. de ce qui pourrait s’apparenter, façon 2011, aux contes et légendes de notre enfance …
Et à l’arrivée? Pas grand chose de bien intéressant! Il y a de temps à autre une voix qui commente l’action mais le texte est d’une telle pauvreté que tout se passe comme si Florence Giorgetti le tirait  tant bien que mal au maximum pour qu’il remplisse une  heure vingt  mais, comme  à l’impossible nul n’est tenu, on s’ennuie très vite..
Les acteurs, dont elle dans le rôle de la tapissière, font leur boulot,  mais ce récit et ces pauvres dialogues agrémentés de quelques plates chansonnettes ne peuvent faire illusion. Et l’on n’est pas du tout, mais alors,  vraiment pas du tout, dans ces transports vers l’extra-ordinaire comme le souhaitait la metteuse en scène.
Soyons honnêtes: à l’extrême fin,  quand les humains/animaux de la forêt arrivent derrière les baies vitrées, un frémissement de spectacle existe alors!  Mais c’est  trop tard, et l’on sort de là quelque peu désemparés…
Alors à voir? Nous ne vous le conseillons  pas,  sinon, au cas où vous iriez , nous  recevrions  des tonnes de courriels assez méchants!

 

Philippe du Vignal

 

Théâtre des Abbesses jusqu’au 12 mars.

 


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