FAUVES
FAUVES de Michel Schweizer.
C’est une “expérience collective” menée avec un groupe d’une dizaine d’adolescents autour des textes du philosophe Bruce Bégout. Comme l’annonce un des comédiens amateurs, ou Michel Schweizer lui-même, c’est « le degré zéro du spectacle ». Pourquoi tu fais ça ?”.
Sur le grand plateau de la Ferme du Buisson, les comédiens amateurs profèrent une série de clichés projetés sur grand écran, chantent dans un anglais approximatif, sous l’oeil satisfait de Schweitzer qui se prend pour Tadeusz Kantor.
“Nous sommes des chiens, chacun sa gamelle, touche pas à la mienne (…) Finalement, on ne sait pas vraiment ce que c’est un fauve (…) le gramme, tu le touches combien (…) All for the best, vous êtes invités”…
Malgré la sympathie qu’on peut éprouver pour ce type de démarche, la déception est à la mesure de la suffisance du metteur en scène qui a , malgré tout, suscité l’emballement de nombreux coproducteurs.
Edith Rappoport
Ferme du Buisson
Et du 23 au 26 mars aux Antipodes le Quartz scène nationale de Brest,; du 31 mars au 3 avril aux Subsistances à Lyon; le 19 avril au Château rouge d’Annemasse; les 30 avril et 1er mai au Kampnagel d’Hambourg, et les 19 et 20 mai au Parvis Scène nationale de Tarbes.
