Casteljaloux

Casteljaloux , texte et mise en scène de Laurent Laffargue, en collaboration avec Sonia Millot.

casteljalouxsite.jpgNous vous avions parlé la saison dernière de Casteljaloux première version (voir Théâtre du Bog du 4 avril 2010:http://theatredublog.unblog.fr/2010/04/08/casteljaloux/), où, seul en scène, Laurent Laffargue, avec beaucoup de passion et de savoir-faire, interprétait les personnages de son adolescence et de sa jeunesse.
Depuis, il a entrepris de réaliser avec plusieurs comédiens une sorte de saga sur ce même scénario où l’on voit vivre Casteljaloux ( 5.000 habitants )dans le Lot-et-Garonne. Pas très loin de Bordeaux, lieu de toutes les fascinations, surtout celle du Conservatoire pour un jeune homme attiré par le théâtre. Avec les mêmes histoires d’amitié et d’amours secrets…que tout le monde connaît dans cette petite ville : Jeannot, qui a fait de la taule et Chichinet le fils du boucher, excellement interprétés par Philippe Bérodot et Eric Bougnon, qui vont se battre pour l’amour de la séduisante Chantal (remarquable et très crédible Elodie Colin)… Il ya aussi Jean-François qui cache soigneusement son homosexualité, et qui aime beaucoup Romain qui lui, aime beaucoup Pascaline.
Ce n’est sûrement pas du copié-collé de ce qu’il a vécu mais Laurent Laffargue a sûrement mis beaucoup de son cœur à concevoir cette suite de scènes qui fleure bon le bonheur de vivre mais aussi parfois , et comme ailleurs, le malheur qui s’abat finalement sur des vies qui ont mal tourné. La faute à pas de chance, la faute à la solitude dans un milieu trop fermé où les gens peinent à se reconstruire…
Laurent Laffargue, après ce remarquable exercice en solo avec juste une vieille voiture et quelques accessoires, a entrepris de transformer cet essai réussi en une sorte de pièce avec les mêmes protagonistes, soit quand même dix comédiens. Avec des scènes souvent très courtes qui font penser ,bien sûr, à des séquences cinéma.
Mais c’est un euphémisme de dire que l’on ne s’y retrouve pas tout à fait. il y a au début une partie de hand-ball vraiment trop longuette, puis une série de petites scènes sans grand intérêt qui s’essouffle, faute d’une véritable dramaturgie. Comme c’est bien joué et bien dirigé, on se résigne à écouter ces histoires qui ne dépassent quand même pas celles du café du coin, puis, après quelque quarante minutes à peine, on se lasse d’attendre une fin téléphonée depuis longtemps , bref on s’ennuie vraiment.
Dommage! Moralité de l’histoire: on ne fait pas passer impunément un monologue sympathique et enlevé à quelque chose qui voudrait ressembler à une pièce. Et il n’est même pas sûr que les habitants du coin, – certains ont un accent à couper au couteau et d’autres pas! – se retrouvent dans ces personnages quand même souvent un peu trop caricaturaux, et franchement pas passionnants.
Ce qui était léger et agréable dans le solo pèse tout d’un coup très lourd dans ce long spectacle. Y compris les scène de théâtre dans le théâtre… usées jusqu’à la corde, quand deux des personnages vont passer le concours du Conservatoire… Alors à voir? Sûrement pas. Désolé, Laurent Laffargue, mais c’est trop décevant.

 

Philippe du Vignal

 

Théâtre de la Commune à Aubervilliers jusqu’au 25 mars. Ensuite en tournée.


Archive pour 23 mars, 2011

Casteljaloux

Casteljaloux , texte et mise en scène de Laurent Laffargue, en collaboration avec Sonia Millot.

casteljalouxsite.jpgNous vous avions parlé la saison dernière de Casteljaloux première version (voir Théâtre du Bog du 4 avril 2010:http://theatredublog.unblog.fr/2010/04/08/casteljaloux/), où, seul en scène, Laurent Laffargue, avec beaucoup de passion et de savoir-faire, interprétait les personnages de son adolescence et de sa jeunesse.
Depuis, il a entrepris de réaliser avec plusieurs comédiens une sorte de saga sur ce même scénario où l’on voit vivre Casteljaloux ( 5.000 habitants )dans le Lot-et-Garonne. Pas très loin de Bordeaux, lieu de toutes les fascinations, surtout celle du Conservatoire pour un jeune homme attiré par le théâtre. Avec les mêmes histoires d’amitié et d’amours secrets…que tout le monde connaît dans cette petite ville : Jeannot, qui a fait de la taule et Chichinet le fils du boucher, excellement interprétés par Philippe Bérodot et Eric Bougnon, qui vont se battre pour l’amour de la séduisante Chantal (remarquable et très crédible Elodie Colin)… Il ya aussi Jean-François qui cache soigneusement son homosexualité, et qui aime beaucoup Romain qui lui, aime beaucoup Pascaline.
Ce n’est sûrement pas du copié-collé de ce qu’il a vécu mais Laurent Laffargue a sûrement mis beaucoup de son cœur à concevoir cette suite de scènes qui fleure bon le bonheur de vivre mais aussi parfois , et comme ailleurs, le malheur qui s’abat finalement sur des vies qui ont mal tourné. La faute à pas de chance, la faute à la solitude dans un milieu trop fermé où les gens peinent à se reconstruire…
Laurent Laffargue, après ce remarquable exercice en solo avec juste une vieille voiture et quelques accessoires, a entrepris de transformer cet essai réussi en une sorte de pièce avec les mêmes protagonistes, soit quand même dix comédiens. Avec des scènes souvent très courtes qui font penser ,bien sûr, à des séquences cinéma.
Mais c’est un euphémisme de dire que l’on ne s’y retrouve pas tout à fait. il y a au début une partie de hand-ball vraiment trop longuette, puis une série de petites scènes sans grand intérêt qui s’essouffle, faute d’une véritable dramaturgie. Comme c’est bien joué et bien dirigé, on se résigne à écouter ces histoires qui ne dépassent quand même pas celles du café du coin, puis, après quelque quarante minutes à peine, on se lasse d’attendre une fin téléphonée depuis longtemps , bref on s’ennuie vraiment.
Dommage! Moralité de l’histoire: on ne fait pas passer impunément un monologue sympathique et enlevé à quelque chose qui voudrait ressembler à une pièce. Et il n’est même pas sûr que les habitants du coin, – certains ont un accent à couper au couteau et d’autres pas! – se retrouvent dans ces personnages quand même souvent un peu trop caricaturaux, et franchement pas passionnants.
Ce qui était léger et agréable dans le solo pèse tout d’un coup très lourd dans ce long spectacle. Y compris les scène de théâtre dans le théâtre… usées jusqu’à la corde, quand deux des personnages vont passer le concours du Conservatoire… Alors à voir? Sûrement pas. Désolé, Laurent Laffargue, mais c’est trop décevant.

 

Philippe du Vignal

 

Théâtre de la Commune à Aubervilliers jusqu’au 25 mars. Ensuite en tournée.

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