Les Serments indiscrets

Les Serments indiscrets, de Marivaux, mise en scène de Anne-Marie Lazarini.

 

arton273385462.jpg          Lucile et Damis sont promis l’un à l’autre mais tous deux, attachés aux libertés du célibat, sont résolus à ne point se marier. Pourtant, à la première rencontre, chacun tombe sous le charme de l’autre. Mais pas question de se l’avouer sans risquer de perdre de sa superbe… Et de leur côté, Lisette, suivante de l’une, et Frontin, valet de l’autre, joignent leurs efforts pour séparer les deux jeunes gens et garder ainsi l’emprise qu’ils ont sur eux. C’est sur ce rien, sur ces légers plis d’orgueil, que se bâtit l’ intrigue un peu labyrinthique de la pièce qui n’est sans doute pas une des meilleures de Marivaux.
Et malheureusement la mise en scène et la scénographie n’allègent pas les choses. De longs pans de toile de plastique blanc, créant des effets de résonance pas très agréables, et le sol, aussi recouvert de plastique est parsemé de fausse grosses pierres lisses (des sculptures de David Dreiding) sur lesquelles les acteurs s’assoient parfois avec maladresse, et qui ont la particularité de s’illuminer lorsque le noir se fait, entre chaque acte, sans aucune pertinence. Sur la blancheur du décor, encore renforcée par la luminosité et la couleur crème des robes, se détache une épinette toute peinte de rouge, à laquelle les actrices viennent parfois s’asseoir munies de partitions, sans toucher jamais au clavier. La motivation profonde de tout cela reste obscure. On ne comprend pas non plus pourquoi un perroquet est soudain apporté sur scène en guise de touche finale. Et cette torpeur générale qui nous prend est accentuée aussi par le jeu des acteurs, uniforme et sans couleur. Merci toutefois à Jacques Bondoux (Orgon, père de Lucile), et à Dimitri Radochévitch (Ergaste, père de Damis), et Cédric Colas (Frontin) qui ont souvent su trouver le ton juste et surtout Frédérique Lazarini (Lisette) pour sa vitalité et son énergie comique.
Un spectacle finalement assez fastidieux…

 

Élise Blanc

 

Théâtre Artistic Athévains, jusqu’au 24 avril.

 

 

 


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