Les épouvantails

Les épouvantails, texte et mise en scène de Laurent Leclerc.

 

dechargeurs.jpgUn type assis sur un trottoir : Jeanne reconnaît Lucien, comme elle, ouvrier licencié (licencié ! C’est presque aussi joli que « remercié » !). Lui, il fait la manche, avec son carton : « J’ai faim ! », et il trouve que c’est un boulot. Elle, elle a mieux : un projet. Braquer le coffre-fort du patron – c’est Lucien qui l’a installé- et ouvrir une sandwicherie.
En plus de la revanche sociale, il y a un drame : la mort de son frère, brûlé, dans l’incendie allumé volontairement par le patron en question pour se débarrasser de son usine et de ses ouvriers.

Sur la petite scène des Déchargeurs, il y a tout un fourbi de petits bricolages, y compris un mini-castelet, pour les personnages  absents de la scène. Les deux acteurs, Margaux Delafon et Laurent Leclerc , jouent à la bonne franquette cette fable tendrement révoltée : on est avec eux, on sourit. On les suivrait davantage s’ils étaient plus clairs dans leur style  : plutôt que de jouer les ruptures, ils en restent à un jeu intermédiaire, un peu réaliste, une peu pas dupe, certes complice avec le public… Mais c’est quand même un peu court…
Même chose avec l’usage de leur bric-à-brac : ils  sont bons que quand ils vont droit au but, usent de l’interrupteur devant nous pour faire des « noirs » et assument leurs manipulations à vue.

Reste un spectacle plaisant et pas bête, mais qui nous laisse sur notre faim. Où est l’ambition, que diable ? Epouvantez-nous !

 

Christine Friedel
Théâtre des Déchargeurs 0892 70 12 28

 


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