Jour d’été

Jour d’été de Slawomir Mrozek, traduction de Jean-Yves Ethel, mise ne scène de Simon Pitaquaj.

 

Cela se passe au début du moins dans un endroit  non identifié., puis sur une plage au sable chaud. Un homme, la trentaine, arrive avec une corde dans l’intention évidente de se pendre… Motif: il  se sent  comme un bon à rien, incapable de réaliser la moindre chose un peu positive. Il nous raconte qu’il a demandé le Nobel, parce qu’il à rédigé des livres de compte, mais ne comprend pas qu’on ne lui ai même pas répondu. Là-dessus, vient le rejoindre un homme au crâne rasé qui, lui aussi,  veut absolument en finir avec la vie qui est bien la sienne, mais au contraire de l’autre candidat au suicide,  une vie exemplaire de réussites. Ils discutent à l’infini sur le suicide et la meilleure façon d’y parvenir, peut-être en se tirant un coup de revolver.
Mais il ne peut y avoir dans l’opération qu’un  exécutant… Arrive alors, sur une patinette,  une belle jeune femme en robe blanche et avec un  grand foulard rouge qui, bien évidemment, en personnage de l’amour aveugle, va faire oublier à nos deux compères leur volonté suicidaire, d’autant qu’elle a très envie d’aller voir un spectacle, plutôt comique, dit-elle car elle n’aime pas le  tragique.
C’est l’occasion  pour le célèbre auteur polonais, plus connu en France pour ses Emigrés, de nous faire réfléchir sur les notions de réussite, d’argent, d’égoïsme, de bonheur ou plutôt d’illusion de bonheur. Les hommes peuvent-ils avoir un véritable but dans la vie,  qu’ils  soient riches ou pauvres, optimistes ou farouchement pessimistes? Mais la pièce est souvent bavarde et n’a pas la même envergure que Les Emigrés, même si on y retrouve la patte personnelle de Mrozek.
Il  aurait sans doute aussi fallu une mise en scène et une direction d’acteurs un peu moins appliquée, et plus virulente que celle de Simon Pitaquaj qui ne réussit pas vraiment à rendre crédibles le doute métaphysique qui obsède les deux hommes, et la volonté de vivre de la jeune femme. Le spectacle, passées les dix premières minutes, n’en finit pas de patiner et le temps parait  long comme un jour sans pain, même si les questions que pose Mrozek restent toujours aussi justes, quelque vingt cinq ans après la création de la pièce.
Alors à voir?  Désolé, mais le spectacle n’a pas tout à fait les moyens de ses ambitions. Alors plutôt que de recevoir des commentaires indignés, nous préférons vous dire non tout de suite;  ni la pièce ni la mise en scène ne méritent vraiment le déplacement. Maintenant, si vous êtes un fidèle inconditionnel  de Mrozek… tentez votre chance!

 

Philippe du Vignal

 

Spectacle vu au Lavoir Moderne Parisien le 23 avril.

 


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