ASALTO AL AGUA TRANSPARENTE

ASALTO AL AGUA TRANSPARENTE  Festival Impatience,
  Mise en scène et interprétation Luisa Pardo et Gabino Rodriguez, Compagnie Lagartijas tiradas al sol

 

Au milieu d’un amas de cageots, sur fond d’un immense mur tapissé de journaux où sont projetées les traductions, les deux personnages évoquent la fondation de Tenochticlan, futur Mexico par les Aztèques au 13e siècle, après l’extermination des tribus qui l’habitaient alors. D’abord cité lacustre, il y avait alors 2000 kilomètres carrés de lacs, la ville prend son ampleur avec la création d’un réseau d’eau potable, elle s’épanouit au XIVe siècle sous le règne de Moctezuma qui en fait une cité maîtresse avant l’arrivée des conquistadors. Cortès extermine les Indiens qui lui ouvrent les bras, il détruit la cité, ses successeurs anéantissent le réseau hydraulique, jusqu’au XIXe siècle la ville subit de graves inondations. A l’époque contemporaine, Mexico est victime d’une incroyable pollution qui la rend invivable, des 2000 km2 de lacs, il n’en reste plus que 10 ! Les deux personnages mènent un dialogue alerte et très vivant sur cette dégénérescence, jonglant entre l’époque contemporaine, le misérable destin d’une indienne réduite à la misère au fond d’une banlieue éloignée et la description des splendeurs antiques. L’espace d’abord ordonné figuré par des rangées de cageots, se transforme en un invraisemblable dépotoir, surplombé par des sacs en plastique qu’on perce pour recueillir cette eau précieuse.. L’ironie et la belle présence des deux protagonistes suscitent une fascination dans le public qui met du temps avant de quitter la salle.

 

Edith Rappoport

Cent Quatre

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Archive pour 14 juin, 2011

ÉPOUSAILLES ET REPRÉSAILLES

ÉPOUSAILLES ET REPRÉSAILLES.
D’après Hanokh Levin, mise en scène de Séverine Chavrier,

Séverine Chavrier est musicienne, philosophe, et elle avait créé ce spectacle au Théâtre des Amandiers de Nanterre, elle est à présent en résidence au Cent Quatre qui a repris une nouvelle vie depuis la rentrée dernière avec  José Manuel Gonçalvès. comme directeur.
On est accueilli dans le vaste hall occupé par le somptueux manège de François Delarozière où l’on peut chevaucher d’étranges animaux, et déguster des pizzas dans les transats disposés pour accueillir le spectateurs du festival Impatience organisé avec le Théâtre de l’Odéon.
Les épousailles commencent par des représailles, Séverine Chavrier au piano provoque l’impatience de son conjoint qui s’enfuit au fond d’une image projetée sur grand écran. Les épousailles sont plus tendres, mais ce jeu doux amer entre des couples cherchant à réussir une vie amoureuse, mais échouant inévitablement, sont réglés d’avance.
Malgré une belle virtuosité d’acteurs et les rires du public, cette dramaturgie de la désillusion,  plutôt efficace, peut décevoir certains.

 

Edith Rappoport

 

Festival Impatience:  Compagnie la Sérénade interrompue, Au Cent Quatre

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