Au Bonheur des hommes

Au Bonheur des hommes, cabaret  satirique et musical , textes de Jean-Marie Lecoq, musique de Clarisse  Catarino.

 

dsc00612.jpg Le spectacle est un peu la suite de la dernière création:  Adam, le sans-logis de la logique  dû aux mêmes auteur et compositeur. Ils sont six sur le le plateau: trois musiciennes  du groupe Djazelles: Clarisse Catarino, Eva Slango, Anne Gouraud-Shrestha qui enfilent les airs de tango, de jazz ou de musique tzigane…,   et trois comédiens-chanteurs Véronique Ataly, Christian Gaitch et Jean-Marie Lecoq. Cela tient à la fois d’un petit concert instrumental tout à fait réjouissant mais aussi du cabaret. Tout passe à la moulinette pour le plus grand plaisir du public: les discours politiques aussi vains que prétentieux, sur la délocalisation, la culture bio,la pollution,etc… et un jeu de télévision encore plus kitsch que ceux existant. La mise en scène de Jean-Marie Lecoq tient remarquablement la route, et comme les chanteurs/ comédiens et l’orchestre sont impeccables,  tous les six en parfaite osmose et semblent vraiment heureux de travailler ensemble, on ne boude pas son plaisir… Jean-Marie Lecoq tout de même bien ferait bien d’ éliminer quelques vulgarités ou facilités comme ce rappel usé jusqu’à la corde de l’histoire D.S.K. – avant son rebondissement spectaculaire -que l’on nous ressert sans arrêt, jusqu’ à la nausée, ou ces jeux de mots faciles sur le nom des politiques qui fait vraiment vieux cabaret des années 50.
Mais cette percée dans le quotidien de la France et plus généralement de l’humanité d’aujourd’hui, sur le mode du caf’conc d’autrefois,(on se sert d’airs connus pour faire naître des couplets satiriques) servi par une solide technique de jeu et de chant, même si elle n’est pas aussi dénonciatrice que Lecoq veut bien le croire, est souvent caustique,  et remet souvent les choses à leur juste place. Cela nous rappelle que la chanson dite   »française »  est décidément bien difficile à cataloguer. Ici, il y a  incontestablement un grand plaisir vocal à chanter en groupe une certaine poésie de la quotidienneté, et celle de la lutte  de ceux qui, pour survive, doivent affronter le monde des puissants: banquiers, administrations diverses, politiques de tout bord. Les chansons comme les textes de ce cabaret politique sont incisifs sans être violents: on est bien dans la tradition satirique des  chansonniers d’autrefois que l’on dénomme maintenant humoristes, ceux qui n’épargnent personne, et dont les flèches font parfois mal à ceux qui tiennent les rênes du pouvoir politique et/ou audio-visuel, et qui revendiquent la démocratie, à condition qu’on veuille bien les épargner quand  ce sont eux qui disent ou font d’énormes bêtises. Rappelons-nous la lamentable affaire Stéphane Guillon… dont Radio-France n’est pas sortie grandie, c’est le moins que l’on puisse dire. ..Alors à voir? Oui, trois fois oui, même s’il y a encore quelques baisses de rythme, on ne rit pas tous les jours dans le spectacle contemporain!
Et  cela fait du bien comme une bouffée d’air frais dans la canicule parisienne mais il vous faudra patienter, cela commence seulement en août…

 

Philippe du Vignal

 

Théâtre du Lucernaire  du 3 août jusqu’au 9 octobre à 21 h 30

http://www.dailymotion.com/video/xhzcu5


Archive pour 29 juin, 2011

Au Bonheur des hommes

Au Bonheur des hommes, cabaret  satirique et musical , textes de Jean-Marie Lecoq, musique de Clarisse  Catarino.

 

dsc00612.jpg Le spectacle est un peu la suite de la dernière création:  Adam, le sans-logis de la logique  dû aux mêmes auteur et compositeur. Ils sont six sur le le plateau: trois musiciennes  du groupe Djazelles: Clarisse Catarino, Eva Slango, Anne Gouraud-Shrestha qui enfilent les airs de tango, de jazz ou de musique tzigane…,   et trois comédiens-chanteurs Véronique Ataly, Christian Gaitch et Jean-Marie Lecoq. Cela tient à la fois d’un petit concert instrumental tout à fait réjouissant mais aussi du cabaret. Tout passe à la moulinette pour le plus grand plaisir du public: les discours politiques aussi vains que prétentieux, sur la délocalisation, la culture bio,la pollution,etc… et un jeu de télévision encore plus kitsch que ceux existant. La mise en scène de Jean-Marie Lecoq tient remarquablement la route, et comme les chanteurs/ comédiens et l’orchestre sont impeccables,  tous les six en parfaite osmose et semblent vraiment heureux de travailler ensemble, on ne boude pas son plaisir… Jean-Marie Lecoq tout de même bien ferait bien d’ éliminer quelques vulgarités ou facilités comme ce rappel usé jusqu’à la corde de l’histoire D.S.K. – avant son rebondissement spectaculaire -que l’on nous ressert sans arrêt, jusqu’ à la nausée, ou ces jeux de mots faciles sur le nom des politiques qui fait vraiment vieux cabaret des années 50.
Mais cette percée dans le quotidien de la France et plus généralement de l’humanité d’aujourd’hui, sur le mode du caf’conc d’autrefois,(on se sert d’airs connus pour faire naître des couplets satiriques) servi par une solide technique de jeu et de chant, même si elle n’est pas aussi dénonciatrice que Lecoq veut bien le croire, est souvent caustique,  et remet souvent les choses à leur juste place. Cela nous rappelle que la chanson dite   »française »  est décidément bien difficile à cataloguer. Ici, il y a  incontestablement un grand plaisir vocal à chanter en groupe une certaine poésie de la quotidienneté, et celle de la lutte  de ceux qui, pour survive, doivent affronter le monde des puissants: banquiers, administrations diverses, politiques de tout bord. Les chansons comme les textes de ce cabaret politique sont incisifs sans être violents: on est bien dans la tradition satirique des  chansonniers d’autrefois que l’on dénomme maintenant humoristes, ceux qui n’épargnent personne, et dont les flèches font parfois mal à ceux qui tiennent les rênes du pouvoir politique et/ou audio-visuel, et qui revendiquent la démocratie, à condition qu’on veuille bien les épargner quand  ce sont eux qui disent ou font d’énormes bêtises. Rappelons-nous la lamentable affaire Stéphane Guillon… dont Radio-France n’est pas sortie grandie, c’est le moins que l’on puisse dire. ..Alors à voir? Oui, trois fois oui, même s’il y a encore quelques baisses de rythme, on ne rit pas tous les jours dans le spectacle contemporain!
Et  cela fait du bien comme une bouffée d’air frais dans la canicule parisienne mais il vous faudra patienter, cela commence seulement en août…

 

Philippe du Vignal

 

Théâtre du Lucernaire  du 3 août jusqu’au 9 octobre à 21 h 30

http://www.dailymotion.com/video/xhzcu5

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