Chiche l’Afrique

Festival d’Avignon

 

Chiche l’Afrique, texte et interprétation Gustave Akakpo, mise en scène de Thierry Blanc.

 D’une entrée à la Bob Wilson au rap cagoulé d’Areva en passant par une émission aux invités choisis, Gustave Akakpo porte en Avignon tout le poids de la politique franco-africaine. Seul en scène, sous la vaillante protection d’ « amis militaires » dissimulés en coulisse, il varie les situations et les personnages avec limpidité et bonne humeur, même si le spectacle est parfois énigmatique pour qui ne maîtrise pas bien l’Afrique présente et passée. Car on en fait le tour : ingérence, corruption, restes coloniaux, tout y passe. Et la France n’est pas en reste : BHL, Pasquat, Chirac et surtout Sarkozy, on retouve tous ceux qui de près ou de loin ont joué un rôle dans  le continent de la « sombre minorité  » jusque dans une projection finale, grand résumé de soixante ans de relations France-Afrique. C’est une dénonciation par le rire, un parti pris cinglant d’accents variés pour nous ouvrir un peu les yeux, à brûle pourpoint de l’actualité. On nous rassure sur l’extrême sécurité atomique de la France, pays aux 58 centrales dont les 34 vieillissantes sont connues pour être les plus maîtrisées, on nous démontre comment les élections font la démocratie, pour finir par évoquer « le coq qui ne laisse passer aucune poule ». « Nul ne s’habitue au noir, c’est une peur qui remonte à l’enfance. La France a toujours peur du noir alors que l’Afrique est obligée de faire avec. » On retrouve toute la verve d’Akakpo dans un texte qui veut parler à tous et où France et Afrique s’éclairent l’une l’autre.

 

Élise Blanc

Le Petit Louvre – Chapelle des Templiers jusqu’au 31 juillet.

 


Archive pour 16 juillet, 2011

Chiche l’Afrique

Festival d’Avignon

 

Chiche l’Afrique, texte et interprétation Gustave Akakpo, mise en scène de Thierry Blanc.

 D’une entrée à la Bob Wilson au rap cagoulé d’Areva en passant par une émission aux invités choisis, Gustave Akakpo porte en Avignon tout le poids de la politique franco-africaine. Seul en scène, sous la vaillante protection d’ « amis militaires » dissimulés en coulisse, il varie les situations et les personnages avec limpidité et bonne humeur, même si le spectacle est parfois énigmatique pour qui ne maîtrise pas bien l’Afrique présente et passée. Car on en fait le tour : ingérence, corruption, restes coloniaux, tout y passe. Et la France n’est pas en reste : BHL, Pasquat, Chirac et surtout Sarkozy, on retouve tous ceux qui de près ou de loin ont joué un rôle dans  le continent de la « sombre minorité  » jusque dans une projection finale, grand résumé de soixante ans de relations France-Afrique. C’est une dénonciation par le rire, un parti pris cinglant d’accents variés pour nous ouvrir un peu les yeux, à brûle pourpoint de l’actualité. On nous rassure sur l’extrême sécurité atomique de la France, pays aux 58 centrales dont les 34 vieillissantes sont connues pour être les plus maîtrisées, on nous démontre comment les élections font la démocratie, pour finir par évoquer « le coq qui ne laisse passer aucune poule ». « Nul ne s’habitue au noir, c’est une peur qui remonte à l’enfance. La France a toujours peur du noir alors que l’Afrique est obligée de faire avec. » On retrouve toute la verve d’Akakpo dans un texte qui veut parler à tous et où France et Afrique s’éclairent l’une l’autre.

 

Élise Blanc

Le Petit Louvre – Chapelle des Templiers jusqu’au 31 juillet.

 

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