Noces

Noces, textes de Laurent Contamin, Benoît Szalow, Carlotta Clerici, Roland Fichet, Dominqiue Wittorski, Luc Tartar et Carole Thibaut, mise en scène de Gil Bourasseau et Cécile Tournesol.

 Noces Capture-d’écran-2012-02-20-à-09.50.43-300x200« C’est, nous dit-on, l’exploration d’une noce, de ses coulisses , ses dessous, ses dedans, ses abords, ses abords et avec elle tout un cortège de représentations. Mille facettes pour s’amuser de la représentation de l’homme, de la femme et de ce qui les relie. Les courtes fables qui constituent Noces présentent autant de rires et de petites cruautés, décalages et démesures, grandes méchancetés et tendresses humaines… Un spectacle survitaminé  » (sic).
 Quand on lit dans une note d’intention que le spectacle est survitaminé, on peut tout craindre de cette vulgarité et on a raison… Le mariage  est un vieux thème théâtral: Beaumarchais, Brecht, Gogol, Labiche, et de nombreuses pièces de boulevard…
Ces  » fantaisies  nuptiales pour quatre acteurs » ne sont pas une véritable pièce  mais rassemblent huit  sketches d’auteurs contemporains: ce n’est pas d’une grande originalité, mais après tout,  pourquoi pas? Cela dit, l’exercice est périlleux et, ici, il n’y a pas de véritable unité,  pas de  qualité d »écriture, sauf le dernier-remarquable-signé Carole Thibaut, où il y a enfin une véritable intelligence  dramaturgique  et de vrais personnages.

  Pour le reste, dès les premières minutes, on sent que l’affaire est mal partie; la mise en scène, sans solide direction d’acteurs, n’évite aucune facilité, et  va cahotant , sans rythme, d’un sketche à l’autre, entrecoupée de petites chansons; quant aux  acteurs, après un démarrage assez poussif, ils font un travail honnête mais, pas vraiment dirigés, ne semblent pas  à l’aise, et Anne de Rocquigny sourit et  surjoue sans raison… On s’ennuie donc assez vite.
 Alors à voir?  Sûrement pas. Nous chercherions en vain les raisons de vous envoyer voir la chose en question,  sinon encore une fois, pour le texte de Carole Thibaut. Mais ces quelques minutes  ne peuvent constituer  une soirée. Le Théâtre de Belleville, dont le petite salle est accueillante, devrait veiller davantage à la qualité de sa programmation… si elle veut fidéliser un public.

Philippe du Vignal

Théâtre de Belleville jusqu’au 18 avril.

 


Un commentaire

  1. L'art mobile dit :

    Toute l’équipe de L’art mobile se joint à cette critique avec l’humilité due à sa condition. En effet, la représentation du 16 février, date de la venue de Philippe du Vignal, fut une catastrophe. C’est la dure loi du genre et nous l’acceptons sans retenue. Tout ce qui est décrit dans l’article est l’exact résumé des écueils que nous risquions en imaginant ce projet de commande d’écriture plurielle, en reposant l’ensemble de la mise en scène sur les acteurs et en misant sur la fantaisie et le burlesque.
    Nous invitons d’autres membres du blog à venir nous voir. Et pour apporter une controverse à l’article de monsieur du Vignal, nous engageons les lecteurs à consulter d’autres avis (liens ci-après).
    bien à vous
    L’art mobile

    Le Monde
    http://theatreauvent.blog.lemonde.fr/2012/02/18/noces-fanaisies-nuptiales-pour-4-acteurs-au-theatre-de-belleville-94-rue-du-faubourd-du-temple-75011-paris/

    D. Dumas
    http://ddumasenmargedutheatre.blogspirit.com/archive/2012/01/22/hotel-du-temps-qui-passe.html

    DE JARDIN A COUR
    http://marieordinis.blogspot.com/

    THEATROTHEQUE.COM
    http://www.theatrotheque.com/web/article2767.html

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