La Metamorfosi

La Metamorfosi,  opéra de Silvia Colasanti, livret de Pier’Alti d’après Franz Kafka, mise en scène de Marco Angius, orchestre et chœur du Mai musical de Florence.

 La Metamorfosi Colasanti-spartiti Dans le joli théâtre  Goldoni,  situé dans un faubourg de Florence, la découverte de cet opéra écrit par cette jeune compositrice de 35 ans  qui s’est formée au Conservatoire Sainte-Cécile de Rome, puis auprès de Fabio  Vacchi et de Pascal Dusapin , est une belle surprise!
Le thème de cette nouvelle que Franz Kafka écrivit en 1915, est bien connu: un certain  Gregor Samsa, un voyageur de commerce  qui fait vivre sa famille , se réveille un matin transformé en insecte, une sorte de cafard. Il lui est impossible de sortir de son lit, malgré les prières  de sa mère, la colère de son redoutable père, et  les supplications de sa sœur  Grete qui l’aime tendrement.

   Quand son patron vient le chercher, il promet alors de se rendre à son travail par le train de 8 h d’une voix éraillée. Peine perdue! Il n’est en effet plus lui-même, et sa mère qui ne supporte pas  que son fils ait faim,  demande à sa sœur Grete de le nourrir en cachette. Mais Gregor doit se rendre à l’évidence et se soumettre à son père qui le maudit . Insecte, il reste insecte mais il continue à penser comme un être humain. Privée de ressources, la famille tente alors d’accueillir dans l’appartement familial des hôtes payants. mais,  terrifiés par la vue du cafard qui se tortille devant eux, ils vont partir sans  régler leur note. La seule solution sera évidemment de faire disparaître cet horrible cafard! C’est aussi une sorte de parabole. Dans cette famille en proie à ce cauchemar, il ya aussi métamorphose:  le père faible devient dur, et la tendre sœur cruelle et sans état d’âme
  Interprété derrière un transparent où sont projetées en vidéo les visions d’horreur du pauvre Gregor souffrant les affres d’un  Kafka qui subissait la haine de son père, père à la fois méprisé et admiré, cet opéra a d’étranges résonances. Gregor/le cafard est chanté par un excellent  chœur, et les  interprètes du père (Roberto Abbondanza), de la mère (Gabriella Sborgi), de Grégoire (Edaordo Lomazzi), de la sœur (Laura Catrani) ont une belle tenue, et on  ne décroche pas une seconde pendant les 90 minutes que dure  cette Metamorfosi

Edith Rappoport

Maggio musicale di Firenze,  Teatro Goldoni, ce 25 mai

 

 


Un commentaire

  1. edith rappoport dit :

    Merci au rédacteur en chef d’avoir si bien complété l’article

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