Nous avons cherché un titre

 

Nous avons cherché un titre, performance chorégraphique et plastique.

Madeleine Abassade, danseuse, mène depuis trente ans, un travail acharné avec les soignants et les patients de l’Institut Marcel Rivière de la MGEN, seul hôpital à disposer d’un véritable théâtre, dans un grand parc avec des pavillons où sont soignés souvent pendant des années des patients employés par l’Éducation Nationale. C’était  sa dernière soirée d’enseignante détachée sur cet hôpital.

  Nous avons cherché un titre  est la seconde création chorégraphique et plastique du service, dit D3, de l’Institut Marcel Rivière. Ce n’était pas un projet de spectacle à l’origine, plutôt une recherche, un travail en cours, un parcours, des rencontres, une écriture scénique et visuelle. C’est devenue une performance, dans le sens où chacun devait donner le meilleur de lui-même, avec sa fragilité, son dépassement des difficultés, son engagement.
Les mots sur l’affiche sont comme le long poème de l’atelier. Aux approches de la danse et du photogramme, en filigrane un récit : seize personnes entrent… Certaines sont arrivées ces dernières semaines, et d’autres sont parties…
Cette  performance chorégraphique et plastique, avec le soutien de l’ensemble de l’équipe soignante du D3 et l’implication artistique de l’infirmière Monique Keerle, l’aide soignante Saïda Sahari, l’éducatrice Alexandra Lelièvre et les personnes hospitalisées : Annie B., Béatrice J., Caroline B., Christine T., Dominique B., Frédéric B., Gabrielle G., Georges D., Gislaine R., Isabelle G., Jean-Patrick D., Jean-Paul S., Julien B., Olivier G., Micheline E., Laurent S., Patricia L., Patrick R., Philippe P., Vincent H.
sous la direction artistique de Madeleine Abassade, Olivier Perrot, Christophe Zaorski, et Jacques Peretti pour le son  et la vidéo.
Les entrées en scène se font lentement côté cour et côté jardin. Une patiente est hissée en chaise, un silence inquiétant plane. Puis un écran se déploie, on voit le couloir de l’hôpital, où les patients sortent de leurs chambres à tour de rôle, plutôt joyeux de  nous faire part de leur quotidien : « J’ai 502 bouquins dans ma chambre, je me les récite et après , je joue du piano…” Tour à tour, certains qui semblent plus atteints que d’autres, parviennent quand même à parler, et à dire comment ils supportent leur existence…
On revient sur le plateau où s’esquissent des danses, Madeleine Abassade, Christophe Zaorski le chorégraphe qui termine ici une résidence de trois ans et Olivier Perrot, photographe signataire des beaux photogrammes qui sont projetés guident les danseurs, et une vraie tendresse se dégage de ces danses maladroites.
C’est le dernier chapitre d’un long parcours artistique avec les patients. Heureusement Madeleine Abassade pourra revenir ponctuellement et le Théâtre de Chair, une compagnie des Yvelines poursuivra un travail à l’intérieur de ce beau théâtre dont on avait craint , un temps, la démolition.
« N’est-ce pas aller trop loin aujourd’hui dans l’accompagnement de la déraison que d’expérimenter une nouvelle forme créatrice par la danse et le photogramme à l’hôpital psychiatrique ? C’est en tout cas ne pas se satisfaire des pièges de l’hyper-raison… pour le plus grand bien de ceux qu’Antonin Artaud appelait “les forçats de la sensibilité”., dit Christophe Lermuzeaux, médecin-chef !

Edith Rappoport

Le Relais mutualiste . Théâtre de l’Institut Marcel Rivière MGEN Route de Montfort – 78320 La Verrière 01 39 38 78 08 / 09

Une journée peu ordinaire dans le quotidien d’un hôpital psychiatrique. Édition Art en psychiatrie. Relais Mutualiste 2010




Archive pour 3 juillet, 2012

Nous avons cherché un titre

 

Nous avons cherché un titre, performance chorégraphique et plastique.

Madeleine Abassade, danseuse, mène depuis trente ans, un travail acharné avec les soignants et les patients de l’Institut Marcel Rivière de la MGEN, seul hôpital à disposer d’un véritable théâtre, dans un grand parc avec des pavillons où sont soignés souvent pendant des années des patients employés par l’Éducation Nationale. C’était  sa dernière soirée d’enseignante détachée sur cet hôpital.

  Nous avons cherché un titre  est la seconde création chorégraphique et plastique du service, dit D3, de l’Institut Marcel Rivière. Ce n’était pas un projet de spectacle à l’origine, plutôt une recherche, un travail en cours, un parcours, des rencontres, une écriture scénique et visuelle. C’est devenue une performance, dans le sens où chacun devait donner le meilleur de lui-même, avec sa fragilité, son dépassement des difficultés, son engagement.
Les mots sur l’affiche sont comme le long poème de l’atelier. Aux approches de la danse et du photogramme, en filigrane un récit : seize personnes entrent… Certaines sont arrivées ces dernières semaines, et d’autres sont parties…
Cette  performance chorégraphique et plastique, avec le soutien de l’ensemble de l’équipe soignante du D3 et l’implication artistique de l’infirmière Monique Keerle, l’aide soignante Saïda Sahari, l’éducatrice Alexandra Lelièvre et les personnes hospitalisées : Annie B., Béatrice J., Caroline B., Christine T., Dominique B., Frédéric B., Gabrielle G., Georges D., Gislaine R., Isabelle G., Jean-Patrick D., Jean-Paul S., Julien B., Olivier G., Micheline E., Laurent S., Patricia L., Patrick R., Philippe P., Vincent H.
sous la direction artistique de Madeleine Abassade, Olivier Perrot, Christophe Zaorski, et Jacques Peretti pour le son  et la vidéo.
Les entrées en scène se font lentement côté cour et côté jardin. Une patiente est hissée en chaise, un silence inquiétant plane. Puis un écran se déploie, on voit le couloir de l’hôpital, où les patients sortent de leurs chambres à tour de rôle, plutôt joyeux de  nous faire part de leur quotidien : « J’ai 502 bouquins dans ma chambre, je me les récite et après , je joue du piano…” Tour à tour, certains qui semblent plus atteints que d’autres, parviennent quand même à parler, et à dire comment ils supportent leur existence…
On revient sur le plateau où s’esquissent des danses, Madeleine Abassade, Christophe Zaorski le chorégraphe qui termine ici une résidence de trois ans et Olivier Perrot, photographe signataire des beaux photogrammes qui sont projetés guident les danseurs, et une vraie tendresse se dégage de ces danses maladroites.
C’est le dernier chapitre d’un long parcours artistique avec les patients. Heureusement Madeleine Abassade pourra revenir ponctuellement et le Théâtre de Chair, une compagnie des Yvelines poursuivra un travail à l’intérieur de ce beau théâtre dont on avait craint , un temps, la démolition.
« N’est-ce pas aller trop loin aujourd’hui dans l’accompagnement de la déraison que d’expérimenter une nouvelle forme créatrice par la danse et le photogramme à l’hôpital psychiatrique ? C’est en tout cas ne pas se satisfaire des pièges de l’hyper-raison… pour le plus grand bien de ceux qu’Antonin Artaud appelait “les forçats de la sensibilité”., dit Christophe Lermuzeaux, médecin-chef !

Edith Rappoport

Le Relais mutualiste . Théâtre de l’Institut Marcel Rivière MGEN Route de Montfort – 78320 La Verrière 01 39 38 78 08 / 09

Une journée peu ordinaire dans le quotidien d’un hôpital psychiatrique. Édition Art en psychiatrie. Relais Mutualiste 2010



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