Grand Fracas issu de rien

Grand fracas issu de rien, cabaret spectral de Pierre Guillois, interprétation numérique de Claire Berdainne, gymnatique de Younesse El Hairi, chant de  Sevan Manoukian, jonglage et informatique d’Adrien Mondot, sur des textes de Valère Novarina.

Pierre Guillois, nous l’avons suivi sans jamais être déçue depuis ses premiers pas il y a une vingtaine d’années à l’Hôpital Éphémère avec sa compagnie Le Fils du Grand Réseau pour Roméo et Juliette déjà avec Axel Aust . Beaucoup de souvenirs hilarants avec Les caissières sont moches au Théâtre du Rond Point puis au festival de Chalon-dans-la-rue, et au Théâtre du Peuple de Bussang dont il a assumé la direction pendant six ans avec, entre autres,  Le gros,la vache et le mainate, Un coeur mangé.
Ce cabaret spectral jongle avec les mots dans une magie informatique jamais vue: des pluies de mots  tombent en déluge sur les acteurs, un gymnaste s’envole au trapèze et sur les barres parallèles. Et il y a aussi le foisonnement furieux du verbe de Valère Novarina superbement mâché par Dominique Parent, les musiques de Purcell, Gounod, Bernstein chantées par Sevan Manoukian drapée dans une série de robes rouges ou noire qui apparaissent comme par magie.
Ce nouveau cabaret ravit la salle pleine de la Maison de la musique qui a repris ce cabaret spectral créé à Bussang mais seulement  pour deux représentations. Pierre Guillois est désormais artiste associé au Quartz de Brest.

Edith Rappoport

Maison de la Musique, Nanterre

http://www.lequartz.com/content/pierre-guillois

Image de prévisualisation YouTube


Archive pour 2 mars, 2013

le dernier dodo

 

Le dernier Dodo d’après Gilles Clément, mise en scène de Christophe Laluque.

 

le dernier dodo dodoL’Amin Théâtre fondé par Christophe Laluque à Viry-Chatillon, dispose depuis début 2012 de la Friche des Lacs de l’Essonne, où la compagnie fait ses créations, anime des ateliers, et accueille d’autres  troupes.
Le dernier Dodo, inspiré des travaux de Gilles Clément sur le jardin planétaire , met en scène un conquistador du XVIIe siècle, sur l’Île Maurice,  face à un Dodo,  bel et gros oiseau pataud incapable de voler, qui se nourrit des dures noix du Tambalacoque, un arbre en voie de disparition.
Le conquistador fait sa démonstration sur un tableau lumineux: « Nous construirons des routes sur les mers « …,dans un nuage de fumée,  on voit la caravelle qui s’avance. Le gros Dodo en tablier rayé  pose une maquette de son île : « Ils ramassent tout ce qu’ils trouvent, mais pas ce qu’ils cherchent (…) l’homme vole les trésors de la nature ! « .
En effet les Dodos qu’on chassait pour se nourrir, ont été entièrement exterminés en quelques années, ce qui a eu un effet désastreux sur la flore, puisque les Tembalacoques dont le bois très dur était recherché, ne pouvaient pousser qu’à partir des noix que seuls les Dodos pouvaient casser avec leurs gros becs. »Nous faisons tous partie d’une même famille avec ses trente millions d’espèces ! « . On énumère la longue liste de ceux qui ont disparu, ce qui a le don d’émouvoir les enfants…  et on les interpelle: « Tu peux sauver le Tembalacoque, regarde ce jardinier, il n’est pas tout seul à jardiner ! « .

Edith Rappoport

Théâtre Dunois jusqu’au 8 mars. T:  01-45-84-72-00

DAROU L ISLAM |
ENSEMBLE ET DROIT |
Faut-il considérer internet... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le blogue a Voliere
| Cévennes : Chantiers 2013
| Centenaire de l'Ecole Privé...