Eden Palace

Eden Palace, écriture et mise en scène de  Denis Chabroullet.

Assister à un spectacle du Théâtre de la Mezzanine, (compagnie en résidence dans les anciennes serres d’un Jardiland dans une  zone industrielle Seine-et-Marnaise), c’est toujours une expérience un peu particulière. Même quand il monte Didon et Énée, Denis Chabroullet perche les chanteurs et musiciens au sommet d’une structure métallique…ou les pieds dans l’eau.

Pour cet Eden Palace,  nous nous retrouvons devant le  fronton d’un cinéma décrépi comme il en existe tant. Trois chanteuses  lyriques  sont accompagnées par l’excellente guitare de Martial Bort et par un batteur et le répertoire va des chansons de  Johnny aux standards du rock dans une ambiance plutôt bon enfant de bal populaire. Le spectacle s’organise en rotations de groupes d’une vingtaine de personnes, et en attendant son tour,  on voit le groupe précédent sortir par les grandes portes battantes de l’Eden Palace. Puis on est appelé par un caissier patibulaire, clope au bec qui tamponne notre ticket et nous fait  pénétrer dans cet Eden Palace, glauque et enfumé…

  On ne dévoilera pas, bien entendu,  le contenu des salles que le public va traverser, puisque le spectacle repose  surtout  sur la surprise;  on peut simplement dire qu’on y verra une superbe cantatrice japonaise, de la boue et de la pluie, des poilus chantants, un peu de Rwanda, un Zorro et des marionnettes coquines et d’autres princières … On est saisi et ému quand on découvre des saynètes qui sont autant de tableaux très différents. C’est un théâtre de l’image, de l’instantané et du ressenti, et il ne faut pas chercher nécessairement du liant, de la narration entre toutes ces petites scènes, si ce n’est une critique de notre monde et de ses travers. A la sortie, il ne reste pas grand chose! Mais il faut vivre cet Eden Palace comme une performance. L’univers désespéré et chaotique auquel nous a habitué Denis Chabroullet,  est ici un peu atténué par une dose d’humour et par la musique qui rendent  le spectacle un peu moins plombant qu’à l’habitude… Même si le public est parfois mis  en situation de voyeur.

Julien Barsan

Du 20 au 28 septembre 2013 à partir de 19H (relâche le 24 septembre) au festival de Charleville.

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