Sunday in the park with George

Sunday in the park with George, livret de James Lapine, musique et lyrics de Stephen Sondheim.

Sunday in the park with George suip5C’est une œuvre très originale, à la fois dans la forme et le thème.
Le livret: une histoire rêvée : un moment de la vie de Georges Seurat, peintre néo-impressionniste né en 1859 et mort à 31 ans, dont l’ œuvre a marqué ce courant de la peinture française, malgré sa courte existence.
Toute l’intrigue  est fondée sur   Un dimanche après-midi à l’île de la Grande Jatte  exposée aujourd’hui à l’Art Institute de Chicago. Cette œuvre,  et une reconstitution de l’atelier du peintre,  servent  de décor à la première partie où l’auteur nous raconte le désarroi de Dot, une jeune femme, la maîtresse du peintre qu’il délaisse, préférant se consacrer à son œuvre.
Enceinte, elle part pour les Etats-Unis où naîtra  aussi  un de ses descendants, lui-même artiste. C’est ce personnage, que l’on retrouve dans la deuxième partie de la pièce, rendant hommage autour de cette toile exposée au musée à son illustre parent. Nostalgie du passé,  observation critique des mœurs qui régissent l’art contemporain et  réflexion sur l’acte de création aujourd’hui, le spectacle a été créé en 1983 à New York, et repris ici avec d’importants moyens.
Les performances du chœur du Châtelet, comme des solistes,  et des quarante-huit interprètes du Philarmonique de Radio-France, sont remarquables. La musique et les  chansons, sans comporter de tubes, sont en accord avec la peinture de Seurat: belles et discrètes.
Le spectacle est aussi une performance technique avec une scénographie intéressante. Le tableau du peintre est là devant nous, et prend vie grâce à dix-huit projecteurs vidéos, grâce aussi à douze tournettes (c’est une première mondiale) qui rendent ainsi le plateau mobile en permanence. Classique dans sa première partie, Sunday in the park acquiert une autre dimension dans la deuxième, en nous invitant à découvrir les nouveaux codes de l’art contemporain. Mais avec ds couleurs et une  lumière caractéristiques de l’œuvre de Georges Seurat qui, à son époque, n’avait  cependant pas eu le succès escompté.
Le spectacle se termine avec  une toile blanche avec les mots: “Blanc, Une page blanche ou une toile. Sa couleur préférée. Tant de possibilités”.

Jean Couturier

Théâtre du Châtelet jusqu’au 21 avril.

http://Chatelet-theatre.com

 


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