Traduire / transmettre,quatrième saison.

Traduire / transmettre, quatrième saison.

Au Théâtre de l’Atalante, petit lieu actif qui va fêter sa trentième saison, se réunissent , pour la quatrième fois, les compagnies d’Agathe Alexis, d’Alain Barsacq (Les Matinaux), de René Loyon, la Maison Antoine Vitez (centre international de la traduction théâtrale), avec Laurent Muhleisen, son directeur–lui-même excellent traducteur-, le Centre National du Théâtre,  et le CFA (centre de formation de comédiens) d’Asnières.
Le but, comme l’indique le titre-programme de Traduire/transmettre, est de faire découvrir la force, universelle,  d’auteurs singuliers, souvent très joués dans leur pays. L’enjeu, comme toujours au théâtre , quand on le prend au sérieux, c’est-à-dire dans sa gravité d’acte public, dépasse la représentation : il s’agit de se reconnaître dans une culture commune européenne, et d’aiguiser ses perceptions, ses pensées, en face de la singularité de chaque langue, de chaque auteur.
D’où la place donnée ici aux traducteurs, aux virtuoses du passage de témoin : Lily Denis, pour la langue russe, Denise Laroutis pour le domaine hispanique, Jean-Louis Besson pour l’allemand,  ont été à l’honneur les saisons précédentes. Cette année, l’invitée est la Grèce,  avec Dimitris Dimitriadis, à la fois auteur, poète, et traducteur. La journée du dimanche 26  mai lui sera consacrée, avec trois pièces traduites (Insenso, par Constantin Bobas et Robert Davreu, Stroheim, par Dimitra Kondylaki et Christophe Pellet et Phaéton,  par Michel Volkovitch) et  mises en scène, ainsi qu’ une rencontre-débat. Façon de rendre un hommage indispensable aux sources du théâtre européen, et de montrer une solidarité discrète mais importante avec le peuple grec, qui n’est pas réduit à la crise et qui donne à l’Europe une littérature forte et belle.
On a eu aussi l’occasion d’apprécier La Victoire, tragédie familiale et politique de Loula Anagnostaki, traduite par Michel Volkovitch et remarquablement mise en lecture par Laurence Février,  avec les comédiens des ateliers RL et des élèves d’Asnières. Avec La Parade, Antoine Vitez avait découvert cet écrivain dès 69, et Traduire/transmettre nous permet de rattraper un peu du temps perdu… Cinq auteurs nous seront encore donnés à entendre, dont certains très jeunes : une vraie rencontre avec le peuple grec, et la vie en Grèce aujourd’hui.

Christine Friedel

Théâtre de l’Atalante, jusqu’au 26 mai T: 01-46-06-11-90

 

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