Week-end international à la cité

Week-end international à la Cité Internationale les  5, 21, 22 et  23 juin.

 

Week-end international à la cité  philippe-decoufleLe Week-end international à la Cité  fait l’éloge de la sensation, à travers un vaste projet: renouveler nos perceptions et notre compréhension du monde.
Une façon pour le spectateur encore, non pas de se distraire vainement, mais  de réfléchir ,avec recul et ironie à « la distance entre ce que l’on ressent et ce qu’est en réalité, la réalité ».
Entrée interdite de Philippe Decouflé avec sa compagnie DCA, invite le public à découvrir à la Cité internationale, la Fondation Biermans-Lapôtre, la Maison des Étudiants belges et luxembourgeois.
Après quelques pas dans un long corridor aux baies vitrées, un interprète portant bottes blanches et casque blanc de chantier, s’emploie à apprendre aux spectateurs de la file d’attente la flushmup, une danse populaire et accessible aux profanes.
Puis le public entre dans la grande salle des fêtes qui flamboie de sa décoration d’apparat kitch ; hauteur imposante, parquet, statues, balconnets intérieurs.
Les interprètes de Découflé ont revêtu les combinaisons flash et colorées des super-héros un peu usés de nos temps recyclés, Superman, Batman, Spiderman… qui ont laissé leur masculinité bien trempée aux vestiaires.
Humour, comique et ironie, les danseurs ne portent qu’une parure ridiculisée car vide d’héroïsme, un déguisement de carnaval. Les voilà qui miment dangereusement-ils sont sur le sol!-un numéro d’acrobates dans les airs, visage anxieux, bouche crispé puis sourire de soulagement: une belle réussite collective bruyante. Non loin d’eux, masques, déguisements et travestissements de fête brillent de tous leurs feux : un trio troublant, une femme et deux hommes travestis en super-nanas aguicheuses, s’engagent dans une danse sensuelle inattendue.
Autour, le public déambule  pour s’approcher de telle ou telle scène : une interprète répète en toute modestie,  mais avec beaucoup d’énergie et de vitalité professionnelles,  en ayant soin-sous l’œil du public-de retirer son sweat à capuche. Une autre danseuse, libre et indifférente aux regards alentour, s’adonne, corps et âme, à une chorégraphie rodée et autonome, un plaisir pour le spectateur invité.
Notons encore cette boîte, où,  tour à tour,  un homme puis une femme, se replient et se contorsionnent dans des gestes amoureux, couple d’amants en tenue de combinaison de plongeur couleur argent comme leur boîte.
Le bal final du raout fait entrer dans la danse Jane, son beau Tarzan aux couleurs africaines, et des tutus romantiques détournés de leurs modèles, une fête joyeuse et ravissante par dix piliers de la Compagnie DCA qui s’amusent avec brio et malice de leur garde-robe flamboyante, avec Découflé lui-même sur la scène pour une performance dont la spontanéité enlevée ne cache pas le prochain spectacle à venir.
Le travail de Découflé fait toujours rêver , à force de rigueur et de liberté facétieuse, avec un petit orchestre à deux, des chansons de Nosfell  et quelques  instruments à corde.

Véronique Hotte

Les 21, 22 et 23 juin 2013, Théâtre de la Cité internationale.


Archive pour 23 juin, 2013

Week-end international à la cité

Week-end international à la Cité Internationale les  5, 21, 22 et  23 juin.

 

Week-end international à la cité  philippe-decoufleLe Week-end international à la Cité  fait l’éloge de la sensation, à travers un vaste projet: renouveler nos perceptions et notre compréhension du monde.
Une façon pour le spectateur encore, non pas de se distraire vainement, mais  de réfléchir ,avec recul et ironie à « la distance entre ce que l’on ressent et ce qu’est en réalité, la réalité ».
Entrée interdite de Philippe Decouflé avec sa compagnie DCA, invite le public à découvrir à la Cité internationale, la Fondation Biermans-Lapôtre, la Maison des Étudiants belges et luxembourgeois.
Après quelques pas dans un long corridor aux baies vitrées, un interprète portant bottes blanches et casque blanc de chantier, s’emploie à apprendre aux spectateurs de la file d’attente la flushmup, une danse populaire et accessible aux profanes.
Puis le public entre dans la grande salle des fêtes qui flamboie de sa décoration d’apparat kitch ; hauteur imposante, parquet, statues, balconnets intérieurs.
Les interprètes de Découflé ont revêtu les combinaisons flash et colorées des super-héros un peu usés de nos temps recyclés, Superman, Batman, Spiderman… qui ont laissé leur masculinité bien trempée aux vestiaires.
Humour, comique et ironie, les danseurs ne portent qu’une parure ridiculisée car vide d’héroïsme, un déguisement de carnaval. Les voilà qui miment dangereusement-ils sont sur le sol!-un numéro d’acrobates dans les airs, visage anxieux, bouche crispé puis sourire de soulagement: une belle réussite collective bruyante. Non loin d’eux, masques, déguisements et travestissements de fête brillent de tous leurs feux : un trio troublant, une femme et deux hommes travestis en super-nanas aguicheuses, s’engagent dans une danse sensuelle inattendue.
Autour, le public déambule  pour s’approcher de telle ou telle scène : une interprète répète en toute modestie,  mais avec beaucoup d’énergie et de vitalité professionnelles,  en ayant soin-sous l’œil du public-de retirer son sweat à capuche. Une autre danseuse, libre et indifférente aux regards alentour, s’adonne, corps et âme, à une chorégraphie rodée et autonome, un plaisir pour le spectateur invité.
Notons encore cette boîte, où,  tour à tour,  un homme puis une femme, se replient et se contorsionnent dans des gestes amoureux, couple d’amants en tenue de combinaison de plongeur couleur argent comme leur boîte.
Le bal final du raout fait entrer dans la danse Jane, son beau Tarzan aux couleurs africaines, et des tutus romantiques détournés de leurs modèles, une fête joyeuse et ravissante par dix piliers de la Compagnie DCA qui s’amusent avec brio et malice de leur garde-robe flamboyante, avec Découflé lui-même sur la scène pour une performance dont la spontanéité enlevée ne cache pas le prochain spectacle à venir.
Le travail de Découflé fait toujours rêver , à force de rigueur et de liberté facétieuse, avec un petit orchestre à deux, des chansons de Nosfell  et quelques  instruments à corde.

Véronique Hotte

Les 21, 22 et 23 juin 2013, Théâtre de la Cité internationale.

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