La Guerre de 1812

La Guerre de 1812 1812-22

La Guerre de 1812
cabaret vidéo  conception  et mise en scène de Michael Hollingsworth.

Cette troupe de Toronto qui s’est  spécialisée  dans les spectacles fantasmagoriques de l’histoire du Canada a fait le bonheur du public au  Festival Magnetic North qui s’est déroulé à Ottawa en  juin.
Une vraie découverte,  puisque la troupe, qui quitte rarement la ville « reine  » brille par ses trouvailles esthétiques et sa dramaturgie  de qualité.  Cette fois,  il s’agit d’une parodie farouche de la guerre frontalière si controversée entre les États-Unis et la colonie britannique, bien avant la création du Canada.
Les quatre acteurs, transformés  en marionnette grand-guignolesques aux visages blancs,  zombies aussi  cauchemardesques  que ridicules, portent  des costumes d’époque, des coiffures sculpturales, et des traits d’une laideur  fascinante. Soutenus par un  éclairage qui efface tout ce qui les entoure,  les quatre acteurs apparaissent et disparaissent  selon la technique de la lanterne magique, ce  qui permet des changements de costumes rapides et des illusions scéniques remarquables.
Ils ne sont que quatre mais les batailles sont épiques, les tueries sanglantes, les têtes tombent, les membres s’envolent et les parties de « thé » à l’anglaise sont d’une élégance nauséabonde.  La confrontation entre les deux camps,  ridiculisés du début à la fin, finit  dans un bain de sang absurde où tous les grands généraux meurent.
Et pour quelle raison? C’est la question que pose La Guerre de 1812.   C’est une vision revue et corrigée de l’histoire , nécessaire, inoubliable: le spectacle fut la grande réussite de ce  Festival…

Alvina Ruprecht

 Magnetic North Festival à Ottawa en  juin.


Archive pour 14 juillet, 2013

Festival d’Avignon: une femme libérée dans une France occupée

 

Festival d’Avignon Une Femme libérée dans une France occupée texte et mise en scène de Gil Galiot.

 

C’est l’évocation d’une époque trouble, celle de l’occupation de la France par les nazis. Une jeune femme de vie légère, s’ébat sans complexes en vendant ses charmes. Mais elle s’éprend sincèrement d’un beau militaire allemand qui doit quitter Paris.
La Libération arrive et la voilà prise comme beaucoup d’autres femmes dans le tourbillon haineux déchaîné contre celles qui ont fauté avec l’ennemi. Tondue, rasée, humiliée, elle est en proie à la vindicte populaire.
Sandra Gabriel, seule en scène, mutine et avenante dans une  troublantes guêpière, est confrontée à un film en noir et blanc sur ses amours illicites. Un documentaire sur les représailles exercées contre ces femmes, met en lumière les excès de vengeance des « patriotes »…
Ce solo qui sort de l’ordinaire dans la forêt des spectacles du off aux titres souvent vulgaires, nous ramène à une réalité oubliée.

Edith Rappoport

Le Petit Chien à 20 h 45 jusqu’au 28 juillet.  T: 04 90 86 04 68

 

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